dans le ciel une grue une grue dans le ciel par terre il y a de la terre encombrée l’herbe séchée je tourne la cuillère dans la confiture l’air chaud un livre dans chaque coin de la maison *observe ☆ les angles secs de la ville Lire la suite « men at work »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
soi à l’ombre quand poussent les cornichons
se mettre en avant soi, parce qu’il y a un doute, une obstruction ou un pli du drap remonte cachant le pied ne laissant que le torse à la Lune mais tu n’as pas à charge de résoudre l’énigme de l’univers, et le cuisinier fait revenir les légumes quand poussent lesLire la suite « soi à l’ombre quand poussent les cornichons »
calligraphie stellaire
stèle ou calligraphie stellaire dans le ciel le bras qui martèle la pierre à l’ombre du kaki le pinceau à poil ras rogne la feuille pour en délimiter le signe comme des échancrures d’étoiles pris là ou se suspend l’inversion est-ce la vie est-ce la mort le pinceau à poil long prospecte le mondeLire la suite « calligraphie stellaire »
caractère
il est difficile de capter l’air dans la bouche, car si on l’aspire il se perd en oxygène et rejoint comme une écriture énergétique, microscopique, les tissus si on ne respire pas et qu’on veuille garder l’air, il se peut bien que l’on expire, mais c’est sa vie et non plus l’air qui cette fois Lire la suite « caractère »
le monde dans l’oeil
en ouvrant à midi « sight unseen » de Michael Riley je suis frappépar la puissance qui se dégage, mystérieuse, forte, la conviction sans doute l’attachement à ce qui vient et habite l’intérieur , de tous temps et y a fait son nid de façon si serrée que l’image qui semble n’être que portrait et construction mentale,Lire la suite « le monde dans l’oeil »
ciel reflète
nous avons besoin de nous représenter le monde dans ce qu’il a pour nous de possible un endroit ou habiter un lieu plutôt qu’un espace un temps et non pas uniquement des mondes qui se proposent à nous, extérieurs et ennemis je regarde le ciel , le ciel me reflète et je suis capable deLire la suite « ciel reflète »
l’homme assis
quand il faut reprendre le temps s’apaise un silence éloigne les bruits l’architecture les lignes surgies d’une flute la musique suspendue le papier opaque retient l’encre créant un mouvement lui donne asile l’homme assis dans le coin en proie au vertige la géométrie et l’espace se fie au tempsLire la suite « l’homme assis »
rien ne m’oppose
la phrase parmi les vapeurs à la cuisine me revient avec les nouilles sorties de l’eau bouillante my life stands as hell in a shell i can hear it breathe between your teeth mon dernier soupir se fera à la lune, courant je resterai quand même mourant, froissé, jeté le seau dans la saliveLire la suite « rien ne m’oppose »
et que pleuve le temps
A l’angle du grand arbre où la végétation étoffe, dans ce glacis des branches et pendant aux feuilles comme des robes des disparues, le sourire angoissant des troncs ouvre sur les filaments de charme, et pendant des hautes branches les sourires perdus qui tombent, continuellement en silence, dérobés aux bouches qui te promettaient, ces archipelsLire la suite « et que pleuve le temps »
un papillon échut
au vent l’arythmie des enchantements céder aux accords de la consternation sans heurts la destruction des désordres quand mentent les fuites contaminent terres sillonnées des contrastes posées du souffle et la dévastation superposée l’eau des ravages une fois encore l’ouragan la radioactivité du désastre réacteurs des mues réactivée la floreLire la suite « un papillon échut »