Quand il se réveille et que lèche la soif

béance à vif  sur le poitrail révélaient

les bruns et les étoiles

les surgissements dans le feuilleté de paille

de l’incise

l’incartade d’une lumière

la seule et toutes autours

des lunes lisent les trajectoires

piqué de brun et ourlet d’argent

lape le point

brise l’aiguille et trempe le long

quand survient le pic

et que crie

l’oie

et l’essor

palpe sur le flanc les rayonnements doctes

ou enseuillements nocturnes

ou les deux

ou à la fois dans un même temps

l’étirement d’une gueule

baille

tandis que la queue frétille

ou s’étire

goitre ou gite au fond des bois

là où le cerf accourre

se cache belette l’écureuil saute

et empile des stocks de noisettes

ou pile d’hélices de feuilles d’érable concoctent ou décoctent

l’homme-médecine habillé en femme touille

et hume l’emplastre

posé sur la blessure et maintenu serré

et détourne le pus

de la constellation repliée de l’ours

est elliptique

elle encercle la boucle

bandeau noir la nuit en jeux subit boucles et un collier

foison de corail et perte de perles

patte de chanvre

empilement et surprise

brame de pierre

la somme de la crête résume le bond du dos

fleuve à l’ouest la langue signale l’heure

la hutte du sommeil

ou paresseux se vautre dans le miel

mors cavalcade

incrédule

hérissé de sanglier

papilles deux yeux engouffrent la faim

lourdement passe son chemin

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et que pleuve le temps

A l’angle du grand arbre où la végétation étoffe, dans ce  glacis des branches et pendant aux feuilles comme des robes des disparues, le sourire angoissant des troncs ouvre sur les filaments de charme, et pendant des hautes branches les sourires perdus qui tombent, continuellement en silence, dérobés aux bouches qui te promettaient, ces archipels de perles, tant, que le feuillage qui referment, le chemin n’a plus rien d’une sente sans que rien ne survive, la grande envolée tardive s’effile jusque vers les genoux et que vive le temps, dans les nattes nouées et crues et la promise s’apprête quand vient l’automne, les violons des pleurs, angoissant la contrée et que n’adviennent les brumes

cette fantomatique allée sauve dans les charmes, les volées de la lumière les ajours, la couleur et la bravade des nuages, comme une lèvre qui s’éteint et calque se mêle à l’eau, insignifiante, longue aiguille tissée en filet pour que la récolte à la retombées des fruits sur la bouche entrouverte, aux nuées quand surgit le gris, funèbre au bleu profond simplement ombré dans les délires d’ouragan, rouge,  rappelant les noms du vieux dieu et les dents

le filament tombe des étoiles, rosée qui rejoint les quatre points de leur rayonnement et quand fuit la lune, les  souvenirs longtemps gisant au sol, décomposées et recomposées en autant de fil qu’il a fallut aux arbres pour remembrer les pousses et aux filles de fleurir les sortilèges et que pleuve le temps

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