souffles de foudre les humeurs des os je retourne l’envie j’y trouve là où vais je retourne Y accéder est sans parler la mélancolie côtoie et il suffit le bras allonge pour relancer tout est à proximité mais que choisir peut être le contact s’impose un élancement approche une ouverture dense sans leLire la suite « Poignance des choses »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
le gris fond
Car il faut bien le dire, Mais il n’est pas qu’une façon de respirer souvent je m’attriste je désespère de ne pas respirer comme ceux que j’aperçois, qui sont clairs dans la lumière et parlent en hochant la tête, frappant et que je vois en premier et puis je m’envole, désespéré et presque mort puisqueLire la suite « le gris fond »
la haie
Il ne sert à rien de réclamer, de creuser des tranches tout autour de là où l’on présuppose qu’elle est, à rien de passer entre les barreaux et surveiller les rameaux, faire le compte des fruits, les tiges de la récolte supposée à rien de tenter de l’amadouer, de faire le guet et de s’apprêterLire la suite « la haie »
le sens dans la marche
Je les imagine arpenter les chemins, les rocs sans complaisance. En silence car le bruit est de fureur. Récolter la poussière, le front ridé et les esprits concentrés car ils sont éveillés. La sensation qui environne est l’existence. L’esprit lourd sent qu’il est emprunt dans la matière et qu’il serait vain de tenter une échappée.Lire la suite « le sens dans la marche »
toits
Un livre est une maison, le toit des mots fait des branchages et entre les mots les sentiers, va vers la mer ou le lac papier de surface ou grain ce qui revient au même et le ciel sur le poil , de l’animal qui hante le lieu à la façon d’un dieu plus grandLire la suite « toits »
accoster
quand j’écris, est-ce d’envoyer comme une volée de mots à l’univers, à une galaxie disséminée comme les plantes sur la croute et lorsque j’écris, est ce me ramener à une phrase implicite à laquelle je me soumets les animaux le long de l’abreuvoir un affluent écrire est-ce le moyen de rejoindre ou est ce unLire la suite « accoster »
respondance
quand j’écris ma poésie vers toi c’est une correspondance, comme des lettres qui te sont destinées et qui te parviennent, où nous sommes deux ma voix te parvenant n’est plus véritablement mienne au contraire quand tu n’es pas là où que ma voix ne te parviens pas elle semble me revenir en écho et meLire la suite « respondance »
narrer
Le laisser dire cède la place au vouloir dire, seulement après l’avoir aguiché – c’est que l’eau a fini par couler et se laisse mener vers les parterres.
le Temps
et cassent la ligne droite comme spirale et ondulant serpent d’eau, grondement comme la rivière et ramenant la beauté au creux des mains, souffle la langue comme une lueur, mouvante et reconnue. L’autre, célébrant l’incertain et la renaissance de la matière dans la forme, capte et délivre le geste dans la lampe, inscrivant les mouvementsLire la suite « le Temps »
guise d’intro
elliptique pointe des rythmes écriture et terre oindre l’or rare ponctue de traits gravés de points accumulés efface de gueules de bois de branchages laissées nues Les phrases volent éprises sur la surface comme sur la neige les pas gris ou les griffes des vieux graffitis Le calcul des sommes desLire la suite « guise d’intro »