Acuité

Que redoutez vous ?

les mots sont juste des sons et quand je les dis ils n’ont aucune résonance et ne pénètrent pas,

Pourquoi regardez vous dans le vague avec cette acuité ?

le corps et l’images sont crispés, non pas qu’ils bougent mais ils se tendent et s’ils sont détendus la présence est angoissée du fait que la parole est inapte, l’intention revient au chevet,

Et puis la crispation demeure comme ensevelie

des mots qui pris séparément posent l’immobilité

souvenirs
Naomi Kawase, la danse des souvenirs

Une phrase revient du film de Naomi Kawase, « Prolonger ne serait ce qu’un seul jour »

Un regard à l’oeil fixe, ce souvenir, ce corps raidi, comme plongeant dans une matière funèbre, mais une journée, nuit, étoiles miaulement, lune,

Tout ce qu’il est donné de connaitre, alors la main ne lâche pas, ni l’oeil, ni la volonté ne sombre.

respondance

quand j’écris ma poésie vers toi c’est une correspondance, comme des lettres qui te sont destinées  et qui te parviennent, où nous sommes deux ma voix te parvenant n’est plus véritablement mienne

au contraire quand tu n’es pas là où que ma voix ne te parviens pas elle semble me revenir en écho et me revenant ma poésie prend conscience de ce qu’elle est, seule et dénuée pour exister souffle dans les bronches de l’universel passé au tamis

c’est dans cette solitude quand rien ne me revient que véritablement,  je trouve la force de me relire.