le Temps

et cassent la ligne droite comme spirale et ondulant serpent d’eau, grondement comme la rivière et ramenant la beauté au creux des mains, souffle la langue comme une lueur, mouvante et reconnue. L’autre, célébrant l’incertain et la renaissance de la matière dans la forme, capte et délivre le geste dans la lampe, inscrivant les mouvements de ses mains dans une rumeur d’écriture qui même imperceptible est bien là. Un fil poussé devant elle. Le temps dans la glaise dessine et on y voit la trace des pattes dans une masse semblable qu’il est vain de tenter voir, le Temps est matière et englobe tout. Ce n’est pas tant d’apercevoir que de sentir percer du bord des lèvres l’immensité et le précipité. Du poème initial, les fracas de terre, aussi doux soient ils, ont exigé de réécrire le fil chanté, de la nature et couverture spirituelle, deux bords du Temps qui s’écrient sur la surface de la respiration.

pollyrosefollwell
Polly Rose Follwell

guise d’intro

 

 

elliptique pointe des rythmes

écriture et terre

oindre

l’or

rare

ponctue

de traits gravés

de points accumulés

efface de gueules de bois

de branchages laissées nues

 

 

Les phrases volent éprises sur la surface comme sur la neige les pas gris ou les griffes des vieux graffitis

Le calcul des sommes des torsions s’enroulent les nattes du corps dans les cordes

 

white1_1000
céramique
Corinne Botella