Mais ce matin en moi les rayons d’automne sont comme au pire de l’été et me contredisent. J’ai besoin de cette solitude près de toi si près de toi, à te toucher, les veines de tes doigts le long de ton bras, le hale de ton visage le poli si lisse la pudeur de tesLire la suite « si en moi pèse dans la nuit »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
l’hyppocampes et les hétéronymes
Nageant dans le lait extatique, après quelques cinq jours accroché au sein maternel comme un naufragé à son épave, encore verte des jeunes pousses, ce fut une secousse du destin, le chœur des oiseaux noirs imitèrent les cris des mouettes et poussèrent vers le large, loin de l’archipel, vers les creux de dix mètres, culminantLire la suite « l’hyppocampes et les hétéronymes »
libre le chant
Attaché au mat ou couché dans la cale criant dans le noir comme l’effaré de Munch, ou dressé près du bastingage se confondant avec la poupe, un lot de corde lui faisant un tapis, question d’attitude quand souffle en tournoyant autours du mat gonflant la voile, débandée ou aspirant l’obscurité humide de la cale, vrombeLire la suite « libre le chant »
la sonde sans qu’il y ait d’îles
Les mots comme une sonde ne s’éprennent pas des algues ni du plancton, les jambe plongées dans les fonds éclaboussent de vaguelettes , c’est qu’ils ramènent à la surface des cloques d’eau, poissons scintillants qui n’en sont pas, dont les oiseaux ne veulent pas, lumière qui brille que l’on prend pour l’immensité quand la douceurLire la suite « la sonde sans qu’il y ait d’îles »
il n’est de bavardage
Avènement Ce sont des bronches que retiennent le souffle, mettent en doute toute la prose qui tente de se justifier elle même comme une suite qui prétend clarifier ce qui ne peut l’être, mot attenant à lui même et que rien n’explique, on ne peut que retenir son souffle et savoir que dedans un feu Tranchant autourLire la suite « il n’est de bavardage »
à chaque moment un
Si l’on peut s’obliger à écrire quelque chose tous les jours, l’on peut aussi s’empêcher de ne pas ouvrir un livre à une certaine page et en laisser lire quelque passage ; ce fut le cas du livre de l’intranquillité ce midi ;laisser couler de la page en soi un peu de magie et inspirerLire la suite « à chaque moment un »
arome
je n’ai pas mangé autre chose qu’un fond de pâte, qu’un peu de semoule de blé depuis plusieurs jours, je me rends compte en m’éteignant à quel point les saveurs et la satisfaction de goûter à toutes les couleurs du palais est essentielle, déteint sur les couleurs que je projette sur le monde, ma facultéLire la suite « arome »
comme la traîne une atmosphère
il s’agit de ne pas se laisser déborder, de résister au moment où on sent se relâcher la tension, celle de l’intérieur qui fait se tenir le tout, droit, au muscle invertébré, la correspondance sans doute de cette énergie, une émergence qui se saisi du corps permet de se mouvoir, se cache derrière ce qu’ilLire la suite « comme la traîne une atmosphère »
et mâcher la machette
quand la pression du monde est si violente, que sur les tempes le monde appuie avec des barres de fer qui écrasent la pensée même est t »il simplement possible de vivre et qu’est ce vivre ? se dire c’est dire je suis et faire abstraction de la pesanteur, se délaisser du monde qui enserre prendreLire la suite « et mâcher la machette »
tension
La vérité littéraire existe dans la tension entre ces deux vérités qui semblent contradictoires Pour moi ces découvertes de la réalité de l’art de la littérature – dire que le fait esthétique est l’imminence d’une révélation qui ne se fait pas, dire que d’un geste minime nait une nouvelle façon de faire de la littératureLire la suite « tension »