arome

je n’ai pas mangé autre chose qu’un fond de pâte, qu’un peu de semoule de blé depuis plusieurs jours,  je me rends compte en m’éteignant à quel point les saveurs et la satisfaction de goûter à toutes les couleurs du palais est essentielle, déteint sur les couleurs que je projette sur le monde, ma faculté à assimiler recroquevillé ; saliver quand on mâche vif des sucs des viandes, graisses épaisses confondues enflent les céréales,voir cuire comme se forment le paysage sous la pluie fendre des ciels fondent les fibres des terres, le feu, la soif de trancher le cou du poulet entre les légumes dissous dans le bouillon.

comme avec les mots, café qui filtre quand cède la digue , et que l »on se laisse emporter hilare par le flot, en être privé est une noyade sans l’eau qui apaise.

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