Patte au lointain

oui mais moi j’ai toujours pensé que la plus belle eau remontait des profondeurs

les plus lointaines

j’ai rêvé de continents

j’ai tendu l’oreille pour saisir des bruits de langues et derrière toute la face un monde en mouvement éclaire le mien, lumière étrange qui ne cherche pas à éclairer, mais irrigue

j’ai vu les taillis et les arbres, les collines au loin ou toutes proches et je les ai peins comme elles me parlaient, j’étais traducteur de l’incongru, je traçais des signes et la couleur était musique, moi je voulais être voix
j’ai pensé l’essentiel dans ces rythmes et les fulgurances piochées dans le murmure du froid au matin quand la glace ; la chaleur je mettais du rouge
primitif, en moi la part voulais la place,  je n’ai jamais aimé le sophistiqué et surtout pas l’artifice

je voulais parler et il me fallait écouter – l’espace autour de la voix est nécessaire

il me fallait lutter pour laisser le vent revenir des cheminées

j’ai aimé la terre, celle que l’on peut écraser entre les doigts et la poussière qui file ou se nuage et l’eau de la mer et l’immensité de la vague qui s’abat sur  l’humidité – c’était à Saint-Jean de la lumière et l’océan et le ciel se fâchaient je m’époumonais- c’était dans les bois ou c’était dans les livres et j’écoutais dans les visages burinés et jurais de ne jamais écrire comme dans un livre mais l’écouter lire
seulement ; il n’y a rien d’autre – surtout pas une voix qui écoute sa pensée et que l’on entend lire – le livre est un témoin pour que ne s’éteigne pas – il n’est rien d’important -muet  l’homme qui fait cet effort s’écoute et tait les étoile – je ne voulais pas faire ça – je veux les écouter et frémir

je jette le livre

la musique ne s’arrête pas lancinante- elle est de tous les temps

mais les abos d’Australie et les rengaines caucasiennes – flute de bois de rose d’Irlande ou chants des potlatch – la figure des grand-pères qui à dos de train ou à long de rivière récoltaient inventaient les récits- tout ça n’est rien – je croisais dans les Highlands les tombes des Camerons et la ville berbère étincelait , on en finirait pas et cela n’a pas de fin

C’était chercher le rien dans quelque chose qui remonte, en saisir la peau, susurrer, en retenir l’aliment, assis ou courant dans les bois parce que peut être je ne pouvais pas parler et qu’il fallait écouter laisser le vent entrainer la foudre sans s’en saisir,  laisser voler,  s’inventer le murmure obscur qui doux dansait cette fille-forte-croupe et cheveux des rimes du vent – ondulent – Patrichiea – S’il fallait être moderne et écouter ma vie alors les nuages et l’histoire le feraient pour moi – le présent se portait en avant d’avant moi et ceux qui criaient le plus fort devant pourrissaient autours d’eux –

moi mes yeux bramaient

que je sois vieux blues ou incantation – seule, Pat me ferait remonter – je porterai papillon ou oiseau mon manteau de cérémonie – ce serait ma casquette et mon cuir saluerait le monde

l’an ploie du temps

qu’il y ait un peu du pasteur et du pastoun en moi , mais après tout ,  l’age et si je pétille (un peu) pas du tout bobo ni conventhousiaste , le couvent est la forêt et mes pied reposent dans la tanière mes quelques arbres brillent dans la nuit phosphore et sente je superpose les étoiles et j’extrapole l’antan de la grande oursone qui où au pôle qui où au sud puis où  au nord fosse et fore qu’à l’ouest ou leste c’est ‘ qu’à supermarché no go  super no va

grise lies  et vingt sentimettre de touffes de poils joli ment au poil ça tient chaud et ma tonsure de moine 26 cm de pelouse noire fauve carpette ou carpe fauvette  j’entends la bruine bruire un filet de sol ramène les pépite d’argent que font les truites et les saumons splashes et balle de matche dix mille frissonnent qu’au chrone qu’au chone plutot shoshone dit shoshine ça shine point blé rond  bémol air à l’air mot hair

should I à écrire me remettre  ?

mais avec l’emploi du temps imparfait au futur antérieur du subjectif abject conjonctivite qu’ils m’ont fait , yes mister president ! , plus le temps trop pour  ni crire  ni rire ni même plus la pluie pour m’évader du coté de là ou ça bruine