Basculement

Entrer dans

une lumière prend possession,  elle a un nom, un corps ,

Une âme ,

une brillance intérieure bâtie des murs où l’on peut voir

Les vies

non par l’occlusion seule mais la tension révèle

deux tiges

absolument amples d’espace contiennent

le mouvement vers

le mur qui brûle, il faut la suivre,

de là, naîtra le poème

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Cela vient se poser.  Dehors il y a des bruits et aucune dramaturgie. Les mots viennent à la bouche et se noient sous la langue. Le son dans la lumière traduit en terme de goût. Il y a les fruits que l’on coupe en fines lamelles comme la femme dans la cuisine tranche la racine de gingembre.

La prière se mêle à l’eau et au blanc. Bien sûr il y a la ribambelle d’enfants, nous sommes tous sérieux et nous échangeons à peine. Assis pensifs sur les marches, le monde dans la cour décline et les grenouilles plongent.  L’étendage des couleurs sur le fil,  les tissus sèchent, il y a les rires.

Dans les aigus, d’abords une paix, sans trop vouloir y attacher d’importance, ce qui nous y a mené nous a pris par surprise, sans embuches et tout droit, la paix s’étend à notre sommeil.

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Voir, rien dans ce que je vois ne trouble. Je voudrais oublier jusqu’à la respiration. A l’intérieur le calme assis, les voix et les sandales trainantes, je perds toute envie de comparer et de compter, les corps impalpables ne sentent plus dans le flou qui parsème. Ne pas conter allège le la sensation de poids. L’air de flûte et mon contentement, me font au départ, penser au papillon.

Scintillation – Shen Congwen et sa femme Zhang Zhaohe

De l’index toucher et reposer l’étoile dans la paume,  ou de l’œil, édifier et défiler le chemin de douceur ou tendre la soie d’un voyage ému, à travers les montagnes, rire et descendre les déserts et parler au temps. Le ciel dans le regard, j’aime le bloc dans la pensée de ceux que j’ai rencontré les énergies se sont remis à circuler, dans la maison du torrent vert pâle le cœur s’est infiltré et les rainures l’y ont aidé, c’est qu’ils sont deux, l’un par les cheveux la taille de l’autre, la confiance a souri.

Shen Congwen et sa femme Zhang Zhaohe
Shen Congwen et sa femme Zhang Zhaohe

L’itinéraire d’un couple illuminé a rappelé l’étoile, sans eux, elle aurait détourné le flot,  La vie, deux plans fracturés et l’éloignement, Si aimer ne facilite pas l’afflux de la lumière, unis, qui cependant est substantielle, réverbère sur les contours, apaise l’entente, on lit dans le regard qu’il a fallut polir puisqu’il s’agit de musique et d’un sourire  L’histoire sous haute tension succède. On commence par respirer et évacuer les poussières déposées sur l’eau et la peau, le reliquat des jours qui transpire, les déchets du temps et la pelure de l’envie dévidée, Elle brille et scintille. Sous tension du sourire et de la réunion, le baiser est silencieux.

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Ombre

Si l’ombre n’est pas cette bienfaisance et l’abri de la lumière

 

Considérée comme telle

crue et diaphane

morsure de la lumière

 

Le corps lui même pénétré abandonnant toute densité

 

Comme une larve sous le corps de la terre et y cédant ; une cellule espaçant les points de l’incarnation jusqu’à devenir lueur disparaissant quoique lumière mise à nu caressante serait elle violence et fatigue ?

 

Toute trace d’ombre est en soi

un repos

non une limite mais

une permission

une possibilité

dans le sens le plus fort  de pouvoir

même caché

se reconnaitre comme corps

 

Lustre un verre

pétale irisé

luxe évanescent

insaisissable

 

Comme un grain aspiré par l’entourant

 

Lamber Sav, installation d'eencre
Lamber Sav, installation d’eencre

 

La matière un recueillement

une manière de faire alliance avec le temps

portant en soi

le silence

les traces

l’irradiant

à cette ombre

comme une substance intérieure

étant ombre

non par rapport

mais en soi

 

Magnifiant le réel auquel il renvoie

 

Ramené en contradiction

dans l’obscur au vif  allusif

 

Bram van Velde , litho
Bram van Velde , litho

le songe de la lumière

La baie est ouverte sur la lumière, elle irradie,

Ce sont toutes les lumières au delà la forêt qui comme un prisme étend le visible dans une ardeur qui est à la foi et à l’éblouissement, l’idéal que chaque voilier en partance emmène s’il tient à revenir. De la fenêtre sans ombre l’idéal se fond dans la mer, les élancements de la pensée distingue des fonds sanglants avant que ne se durcisse la terre.   L’œil est pris dans les vagues et se dilue dans l’étreinte.

la quête de la lumière est brûlante.

Idéalement l’ombre dessine à trait distinctif, versant l’eau la figure d’une femme dans le feu se confond avec le filet de lu vase, la poésie, est ce un lin noir qu’elle destine au vent et à la chaleur ; carafe exquise les yeux sont de braise se doivent d’être dans le flot sombre, elle apaise l’air qu’elle attise le paradoxe lui font songer à la nuit quand elle est de jour.

Quand  je suis parti ceinturé par la voix et cherchant l’écho allant au centre de l’arc de pierre, un chien y passa sans s’arrêter mais bouscula le rire secoua la chaleur et posant La question, il n’était pas philosophe il ne faisait que passer, à ce frisson des dieux répondit les jets des pierres.

J’ouvris la fenêtre

L’éveil de la lumière prolonge tout ce que rappelle la pensée, la sérénité consacrée créant l’indubitable et  les formes aimées qui ont fini par devenir la voix comme la ligne le bouillonnement de la mer, le vol d’une pensée par delà la puissance des mains.

L’insondable et l’indéchiffrable aussi violents que le vent qui déroute.

Je fais quelques pas.

Incrédule je vois le sombre tomber, on nomme cette échappée la nuit, les paupières sont comme fermées sauf ce plissement où l’œil inscrit les étoiles, où même traçant un chemin celui du lait issu des mamelles et que je suis depuis l’enfance la nuit quand mes pas enfin remettent à la solitude et que le monde à son tour rassure, apparente fixité du temps l’espace donne la position quand en fait il engouffre.

La nuit je cherche le jour ou le songe que j’en ai.

Ton échappement, le signe de ton absence.

Est-ce que je ne parviens pas à te saisir, est ce l’angoisse de ne pas saisir, mon impossibilité à retenir lorsque tombe la nuit dans le rêve j’habite un monde obscur et le matin, je m’éveille et me mets à te chercher craignant fort de voir tomber le jour et surgir la nuit, le corps s’enfuit en même temps que s’éloigne le geste du jour, mes doigts secouent un sac de rêve pour en faire tomber des lambeaux, de  ton corps ta présence et le toucher et la brulure de tes yeux me raniment si ne s’éteignent ; ma main, mon œil qui aime agrippe la couleur, suscite la lumière comme une étincelle comme la buée que je voudrais enlacer de mes mains vives, tenir comme amour et entamer le pas, dans une pleine lumière d’un même pas riant sans que s’interrompe le rêve ni que s’efface l’embrassade.

Claire Je te vois hors de ces lignes , le corps à pleine bouffées s’emparer du réel.

d’un grand rire le chien se met à japper.

se plisse ce qui se bée

Quand se plie la peau s’avère l’étonnement se plisse ce qui se bée

l’émotion saturée, comme l’écorce la toile un grand manteau et que la  chaleur frémit

réverbère

et jusqu’aux recoins de l’ombre comme les pointes exposées

le fracas du silence

vents solaires, les fourbes me plaquent contre toi et rient de la distance

toi tout contre moi qui m’insuffle

l’être si plein je sais les mots sont dardés et grillent

et latents

comme des nappes de couleur décline les caches de bleu à coup nerveux

et je me penche

la pudeur est attentiste quand de ton coté la joie est à son comble

belle la réjouissance

l’heure reflète le peu de l’eau qui stagne dans l’heure du soleil

de la fleur mon corps n’est rien d’autre que la tige,

dans le sol je ploie

comme le chat danse, le lézard crie les ricochets entre les verts vont jusqu’au blanc

la queue se rompt

le bec de la pie

la sente claire

l’immédiat de l’aube

ta voix perd l’écart entre tes bras mais le hale délivre le soleil

et l’odeur quand

tes mots mélodie comme aux étoiles gravent et gravissent le chemin

un petit chien, dans tes bras berceau

explosive

ton regard doux ta peau jusqu’à la sève ; et tu fonds

sereine

joyeuse

ça ce n’est que ce qui se doit quand on est si attentif

Je nous revois dans les oliviers, ces signes comme des fourmis qui courent la matière, emplissent de son l’espace qui jappe, un petit chien est né et sera tien, pressent tous les chemins et en jambes l’ivresse court, ouvert le ciel à la lumière, aimant de tout ce qui est vie que tu appelles

un chien répond, tu aboies à la ferveur

et je nous jappe, nous, non que je sois chien mais que je suis béant

abeille ivre avide des jaunes

coure

croise

rient

les bras en avant l’odeur infante et que la mer s’emplisse des pliures.

Tobey

lignes de fuite

entre les feuilles et le lointain l’écorce introduit la certitude, là ou la matière verticalement s’édifie concentrique et plonge entre les terres et l’air

ce qu’offre le tronc n’est rien de plus que la densité un chapeau où les saisons alternent les rivalités et les retraits, feuilles et pointes en rais de lumière

entre ces deux photos une géométrie l’une plongeante et l’autre ascendante il nous semble nous situer entre attraction et évasion le long des lignes de fuite.