barre adroite

Quand à la perte d’amour oh ! l’objet se retire

la fièvre devenue folle se pose sur les lèvres

 

Refuse la perdition

 

Le seau jusqu’au fond pour rechercher  l’eau

des mots de teint

jouent à perce-‘étoile

cuistre cuite

chantante et ivre

s’agrippe à ce qui chante

 

Lucioles frémissent se souviennent des lèvres

les sushis électriques veulent aller à Tokyo

 

hiroshige

 

Les yeux blessés caressent le torse

Oh les divines hanches

radieuse bombance

jouent à oscille-Lune

font semblant de croire et se forcent à rire

laissant le parquet triste

valser la valse en trombe

 

Salace ni solitaire

la tête est dans le seau

d’avoine ou de saké

la balade sourit

langue et dents

songe du fauve

ondulent et roulent

Urbis et Orbis

rentrent le ventre

 

Juste douceur

la bouche pleine

danse sur la table

décochent ensommeillées

les mâchoires paradoxales

et voluptueusement

jouent à perce-grillage

 

oceania

le songe de la lumière

La baie est ouverte sur la lumière, elle irradie,

Ce sont toutes les lumières au delà la forêt qui comme un prisme étend le visible dans une ardeur qui est à la foi et à l’éblouissement, l’idéal que chaque voilier en partance emmène s’il tient à revenir. De la fenêtre sans ombre l’idéal se fond dans la mer, les élancements de la pensée distingue des fonds sanglants avant que ne se durcisse la terre.   L’œil est pris dans les vagues et se dilue dans l’étreinte.

la quête de la lumière est brûlante.

Idéalement l’ombre dessine à trait distinctif, versant l’eau la figure d’une femme dans le feu se confond avec le filet de lu vase, la poésie, est ce un lin noir qu’elle destine au vent et à la chaleur ; carafe exquise les yeux sont de braise se doivent d’être dans le flot sombre, elle apaise l’air qu’elle attise le paradoxe lui font songer à la nuit quand elle est de jour.

Quand  je suis parti ceinturé par la voix et cherchant l’écho allant au centre de l’arc de pierre, un chien y passa sans s’arrêter mais bouscula le rire secoua la chaleur et posant La question, il n’était pas philosophe il ne faisait que passer, à ce frisson des dieux répondit les jets des pierres.

J’ouvris la fenêtre

L’éveil de la lumière prolonge tout ce que rappelle la pensée, la sérénité consacrée créant l’indubitable et  les formes aimées qui ont fini par devenir la voix comme la ligne le bouillonnement de la mer, le vol d’une pensée par delà la puissance des mains.

L’insondable et l’indéchiffrable aussi violents que le vent qui déroute.

Je fais quelques pas.

Incrédule je vois le sombre tomber, on nomme cette échappée la nuit, les paupières sont comme fermées sauf ce plissement où l’œil inscrit les étoiles, où même traçant un chemin celui du lait issu des mamelles et que je suis depuis l’enfance la nuit quand mes pas enfin remettent à la solitude et que le monde à son tour rassure, apparente fixité du temps l’espace donne la position quand en fait il engouffre.

La nuit je cherche le jour ou le songe que j’en ai.

Ton échappement, le signe de ton absence.

Est-ce que je ne parviens pas à te saisir, est ce l’angoisse de ne pas saisir, mon impossibilité à retenir lorsque tombe la nuit dans le rêve j’habite un monde obscur et le matin, je m’éveille et me mets à te chercher craignant fort de voir tomber le jour et surgir la nuit, le corps s’enfuit en même temps que s’éloigne le geste du jour, mes doigts secouent un sac de rêve pour en faire tomber des lambeaux, de  ton corps ta présence et le toucher et la brulure de tes yeux me raniment si ne s’éteignent ; ma main, mon œil qui aime agrippe la couleur, suscite la lumière comme une étincelle comme la buée que je voudrais enlacer de mes mains vives, tenir comme amour et entamer le pas, dans une pleine lumière d’un même pas riant sans que s’interrompe le rêve ni que s’efface l’embrassade.

Claire Je te vois hors de ces lignes , le corps à pleine bouffées s’emparer du réel.

d’un grand rire le chien se met à japper.