Il y a bien tous les jours
la rumeur
et même quand je suis seul
l’embarras
cette tension cette distension
d’être face à face et pourtant
si éloigné
« miles apart »
(comment traduirait on ça)
sans être opposé mais si loin hors d’atteinte
un mur opaque un mur du son un son rouge
ou tout simplement
fait un signe de la main
remue des lèvres en corne de brume
à main levée  les deux rives rapprochent
un soudain mariage de fleurs blanches
de l’autre coté de l’isthme

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(c) Diebenkorn
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(c) Diebenkorn

un virage qui surgit du cœur s’efface le long d’un paysage sans fin
de nuit
deux jambes
cool
( un air qui fronce
de nuit les lignes noires )
bien accrochées
le regard perce
et quand il surgit
elle te fait fondre
deux phares qui pointent dans le brouillard
le dégel est arctique est tropical quand dans ces moments des deux mains un freinage te précipite sur le sein droit
Dans ces moments le corps va te happer
c’est le temps d’appuyer en trombe

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(c) Diebenkorn

Les couches que sont les ombres et les lumières pourraient être un paysage
que ce soit toi ne prouve pas que ce ne soit pas ce qui en devant de toi regarde
et que tu regardes – qui se réverbère – ouvert sur ta face
et que tout ralenti et que je suis arrêté

(c) diebenkorn-untitled-1957
(c) diebenkorn-untitled-1957

Il y a des moments où il y a l’absence de toi, l’absence qui sans odeur veut dire qu’il y a un trou
ou seule la mémoire permet de rapiécer – la nostalgie si triste que je te recrée
t’ comme une flaque sur le goudron

(c) Diebenkorn
(c) Diebenkorn

 Moments où tout dérape et que rien ne peut parvenir à rapprocher, où il ne faudrait pas être là où toute l’expérience de vivre ne sert à rien et l’on dérape sans pouvoir se retenir et que l’on a peur – bien sûr personne ne le comprend la carcasse pleine de bleus

(c) Diebenkorn
(c) Diebenkorn