traduire ou conduire ou reluire enfin ouïr…

Car en effet je crois que la langue de l’un doit se faire engrosser par la langue de l’autre et ne pas en rester aux préliminaires,
je refuse l’idée d’une langue littéraire figée, qui se satisferait d’être littéraire ,
il n’y a pas de littéraire il n’y a que  la langue et la jouissance.

Intéressant paradoxe du traducteur,ramener la langue de l’autre vers la sienne, mais la sienne quelle est t’elle?l’étranger que l’on invite à la maison ramène avec lui dans ses vêtement ses flagrances ses puanteurs ses accents ses façon de penser , tout un monde , le traduire en français ne change rien , le ramener telle une équation à un  produit de ce que nous connaissons change tout, c’est une erreur, même si on ne le comprend pas laisser l’étranger parler, il apporte ses richesses, d’autres contrées, il nous regarde de ses yeux différents – que voit il de ses yeux cerné d’étrange – il voit l’étrange – le dialogue peut commencer, il va nous apprendre beaucoup sur nous même et c’est pourquoi il faut taire notre langue quand on l’écoute, renoncer à faire croire que l’ailleurs c’est ici, gageure impossible , – mais c’est l’appel du large ! c’est la promesse de l’océan et du désert, du bidon ville et de la salsa ; il fzaut donc se taire et taire ; Segalen ne disait pas autre chose quand  i l écrit que le simple fait de la présence de l’étranger transforme l’ici, être dans l’ailleurs transforme ; l’énorme paradoxe.

Au fond j’aime plus la possibilité d’une langue étrangère, ou étrange, que le français ; la France ne m’évoque rien de merveilleux, juste un habituel de passage, un ailleurs qui serait ici et qui m’ennuierait ; la langue littéraire constituée, prétentieuse et figée, les quatre bords du pré carré de la pensée et de l’expression française, sous sa forme la plus convenue, les convenances (est-ce l’héritage des salons, est la possibilité d’un rationalisme qui évacue l’inquiétude) m’ennuie, cette langue bien pensante a été de tout temps bousculé ; c’est ce qui la fait vivre, bouger bouger rien n’est acquis!

Du français j’aime quand elle pulse par en dessous, quand le ciel tombe sur la tête et quand les vents ramènent l’inconnu !

De plus la langue aujourd’hui est ouverte à des possibilités infinies et n’est plus close sur elle même, le monde et tous les ailleurs poussent par nos bords, la frontière de verre n’a plus les rideaux tirés ; les limites et le sens de la supériorité a poussé à l’intérieur même des mots et des phrases, plus que ça, de l’esprit et d’une idée de finitude polie (polir) ou nulle brutitude tu quoque mi fili n’était permise, bref une langue paternaliste, royale et universelle dans son advenir, centre du monde pile poil sur les restes du marécage.

Moi, j’aime qu’on la torde ou la mette en doute car elle n’existe pas; Manciet se plaisait à dire que le français n’est qu’un dialecte du latin (et d’ailleurs la royauté et le centralisme universel de l’hexagone est bien Romain dans l’esprit.

Aujourd’hui on a le sentiment que la littérature s’est quitté sans doute pour mieux se retrouver, pour l’instant elle erre et s’arrête pour tenir de beaux discours  et  s’adresse le plus souvent à elle même ; pontifiant volontiers ; Mais la France elle même n’existe pas ; je ris de me rappeler ces hommes du milieux du vingtième siècle qui, l’ORTF nous le transmet, s’exprimaient dans un parler qui se semblait  singer et s’étendre à tous, quelle déception d’entendre un brillant esprit qu’on croyait exceptionnel déclamer dans un français d’usage mimétique : la langue existerait bien elle serait mimétique et nous ramènera au post-primate.

Moi qui croyais que la langue était invention ! que l’esprit se frayait des chemins à coup de machette et non de bouton de manchette; certains esprits et corps le font, en général ceux que j’aime, Cami, Rabelais (taisez vous! vous qui tentez de le récupérer, R est irrécupérable parce qu’il court libertaire devant et vous fait des pieds de nez et tire la langue), ils sont tous devant et s’amusent franchement, Mais la censure règne et le bourreau n’est pas loin, rions sous cape et feignons la bosse, n’est pas Σ qui veut – en attendant les libertaires sont conviés parfois à souper et se doivent de se tenir correctement sous peine qu’on leur coupe les mains et les doigts de pieds, ET il est important de souper ! Primordial !!!! j’ai beau verser dans la poésie mes chèvres disons le crûment croquent la marguerite et rabattent leurs oreille sur mes vers, il me faudrait donc soit souper ou m’enfermer dans ma cabane et me mettre à vitupérer de plus en plus fort à mesure que l’on ne m »écoute pas, parler pâtois jusqu’à en devenir pâteux (la pâte de la langue creuse creuse fais des tas empile des consonnes et envoie à la volée des voyelles! le pâtois pateux voila mon credo, pas le patois d’ici non le patois de partout rassemblé en un grand tas, un compost evolutif si vous préférez, c’est écologique c’est un nous en décomposition, un nous tiré jusqu’aux extrémités du nous sur lequel pousse le Je : en effet il  y a plein de crottes et de trous de taupes, de vers de terre et de palais cellulaires dans le jardin tiré au cordeau : non il convient de s’interroger, penser en toute liberté, laisser déborder, déplier le hamac et s’allonger dans nos rêveries et divagation philosophiques – oui je suis Sternien c’était donc inévitable et stern veut dire étoile ce qui aggrave le cas, le rend plus aigu selon le cas , l’empire sauf que je déplore les empires, la richesse commune ! Commonwealth my foot ! la richesse commune c’est le compost non-écologique parce que libre d’enfanter les plus belles déviances.

La langue même si elle existe d’une certaine façon, n’existe pas en soi, admettons que l »‘on puisse tracer un vague cercle autours de ce que l’on entend communément par français, cercle vague et impersonnel, la littérature c’est un peu forgé sur cette idée courtisane, cette idée du château, la littérature est un attrait  idéaliste, derrière elle l’écrivain s’efface à moitié, et harangue  dans un style supérieur qui me rappelle le singe mais ne nous égarons pas;

la langue celle que je parle c’est une langue qui s’étend sur des ramifications de langues possibles, enfouies et à venir. Que j’entends dans les intonations expressionnistes des mots que je comprends mal mais qui empathent le sens, que je parviens à donner à ceque je mesure mal, le mots devient abîme et montagne, mystère qui me plonge dans une méditation sur un sens vertigineux. La langue espagnole de Guillen a été pour moi cette musique ou ce tableau de lumière, qui me donne envie d’écrire parce que l’humain en moi c’est aussi ça, loin du pré carré, pourtant si proche car dans la voix de cette femme, sans apprêt j’y vois l’humanité pieds nus et courant

moi même quand j’écris de la sorte je me fixe des limites et évacue mes désirs de turpitude littéraire, mais vous l’avez remarquez vous que je ne remarque pas, ou pas encore, que j’ai le pied voyageur et que j’ai du mal à tenir en place dans le pré carré qui quoique un peu voltairien, quand même m’ennuie ;

les langues qui m’ont attiré faisaient appel (elles braillaient) à toutes les possibilités de l’univers, pèle mêle dans le domaine de l’écrit …. des tas de livres, de, disons VW, WF, St, WCW, EEC, TW, MT, JJ, R, M, BM, SLT, enfin un tas de monde écrivant auxquels il faut rajouter un tas d’anonymes ainsi que les langues dans leur libre exercice non appliquées à la littérature,

Quoi de plus jouissif que des enregistrements ou des transcriptions de langue inconnue que l’on ne comprend pas et qui nous chante un tas d’ânerie (j’aime les ânes) ou nous parle d’une sagesse inconcevable pour notre pré carré, c’est le cas des codex aztèques irrecevables en français pas plus qu’en español, magnificence  des langues aborigènes et inuits, de l’islandais et du caucasien, l’accent surtout est essentiel, c’est la source jaillissante

En fait je ne crois pas qu’il faille continuer à écrire – pas de la même façon qu’auparavant et nous  n’avons aucune réelle idée de ce que parler veut dire, réellement parler, s’adresser aux étoiles, au cri jaillissant de la jouissance et à la morsure du loup, à l’ombre immense de la sagesse de l’ours, nous ne savons plus nous adresser au réel (choses que nous faisons – mal) nous le décrivons car nous l’avons parqué dans l’enclos du pré carré et nous croyons que cela suffit, or une serpillière est un épopée en puissance et le bêchage est une action métaphysique pure, si l’on y réfléchi, taper sur un ordinateur est un cosmos ramené à une volubilité des doigts, excroissances de l’univers – le décrire est impossible – même pas essayer – ou alors plonger en rigolant dans un gros rire fin et inébranlable car le conte nous ramène à la profondeur infime quotidienne de ce que nous pouvons être, écrire n’est rien, ce n’est qu’essayer d’atteindre, de comprendre un peu, d’emporter avec soi.

Le sens imparfait, dès lors que les frontières ont implosées ne se laisse plus parquer, délimiter, il s’échappe démembré mais plus vif encore, ainsi les sons font des leurs et portent des sens qu’ils empruntent à d’autres, d’autres langues, réminiscences, le long de la ligne oblique de la faille, voyages entrevus, rêves et associations les plus diverses, des étincelles jaillissent de l’entrefilet, des lignes de fuites déchirent des épanchements couleurs et rayures tâchées s’emparent du bloc et le nient car elles sourient d’une irrévérence – on ne peut plus contenir – il ne fallait pas tenter de circonscrire et d’absorber car alors plus rien ne tient et comme dans le conte la vie sort de l’ogresse et s’en va batifoler – libre ou tentant de l’être – chemin fou, confronté à la vérité.

comme dit Boris Vian : jusqu’à la prochaine fois

(à suivre, car cela n’a pas de fin surtout lorsque l’on est un adepte de la digression, c’est à dire du chemin inexploré de traverse)

Transi

la trans-amazonienne des coup de pelles   et des   répressions virales   le rideau est tiré sur le rêve projeté sur       le rêve de la forêt des fleurs et des hommes jaguar         des pierres précieuses sur les visages    et les hauteurs des gouffres végétaux          animaux et l’esprit qui rit si fort     le tout est ramené dans des coffre-forts     dans des boîtes numériques ramenée à l’équation ou à une suite de chiffre binaire ternaire ou que sais-je alors que ça souffle et que la richesse dans le silence et la couleur       guérit       on s’interroge  la richesse des suites de sons voyelles voix et sonne              paysage entrevu articulé               glissé               rythmé                      murmuré comme une corolle             ces deux O      ou les dentales ou la vue qu’on en a              rouge de l’hibiscus                     de cette fleur dont le nom ne nous est même pas imaginable  d’une poésie suprême parce que l’accord ou le respect ou simplement regarder amène       mais      cela suppose /de ne pas se poser la question du contraire / de ne pas laisser la fenêtre ouverte et rêver d’un souffle d’air / de ne pas s’y engouffrer et laisser le ciel aérer les méninges /de ne pas avoir l’envie de griffer les ronces/ de ne pas s’aventurer seul/ ou alors                     et c’est ce que je fais simplement regarder et vagabonde                             l’infinitif ne me plait pas                 actif c’est ramener au je     sans qu’il y ait     je       c’est pourquoi je l’enlève pour ne pas le dire et donc de là dire autre chose simplement en l’omettant                                                j’ouvre une trace                         sans bruit                    je chantonne car c’est le plus sûr moyen de circonflexe ce miracle qu’est une fleur  ouverte       le chant l’atteint par l’intérieur et suivant le cas elle guérit    ou rend malade                          la faim et la vue d’une des visions       le chanter aussi         c’est renverser la tangente     encore que je vous parle en une autre langue           et que pour renverser il faut inventer       je crois   qu’un mot comme tangente dans ce contexte ne signifie rien               je m’exprime en mots qui sont fait pour autre chose      exprimer imprimer                       souffler            j’aspire à un autre vocabulaire ou alors j’évite celui là                 je choisi des mots et je les arrange pour qu’ils soient respectueux                        dans ce mot    un autre tueux                  peut être l’inconscient des valeurs à l’œuvre                   utiliser un mot qui veut dire ce que j’aspire mais en mêle un autre qui le contredit           comment faire        l’éviter        en rester à respect       et contourner         la branche morte se saisi du jaillit       comme    une saillie               retenir la langue entre ces deux mains comme un peu d’eau pure    sacrée         l’attitude et ce que j’en vois dit tout ce que je veux en dire          la langue finira par plier ou s’adapter                         nodder ,,              j’en garde l’image    mais dans nod il y a no       contre toute attente car le contraire est à l’œuvre                          le choix des mots est rude quand on veut s’en remettre à l’accord       il suppose de soi même être en quête et de marcher au même rythme d’être à l’écoute et renvoyer l’exacte mesure que le corps impulse et reçoit               ensemble              d’un même tenant  c’est pourquoi je défriche et monologue pendant que je pense à ce qui se joue                         lentement ou vite                 ces mots        ramènent au corps     je m’y soumet                    en mouvement         chasse la position assise   repliée d’un coup de rein  car je                (ce qu’il en semble ce raccourci pour dire être et ce qu’il s’ensuit)                  besoin d’air pour accomplir entrevoir exprimer            dans l’extérieur de cet enfermement que l’immobilité suppose         au contraire le pas libère                         le pas      cet écart dans le ruissellement           la succession du temps                        ce mouvement que geste restitue                 mais en avant          alors que toute les positions sont permises elles ramènent toute à une volée        le repliement                    ne conviendrait pas car il s’apparente à la mort        l’immobilité                       plutôt                          la souffrance ou la jouissance                 tenue         on change de dimension et alors les mots se transforment              la syntaxe       s’étire ou se rétracte selon que le sens à l’œuvre l’exige      le génie de la langue transpire    expire       sans contrepartie     le  souffle n’est soumi à rien d’autre que la pression du thorax et des étoiles           l’aventure gestuelle cosmique réactivée dans le mot                   la voyelle                                  atteint                                  parallèle à la vitesse de la lumière sans que cela en soit                 tente la                simultanéité                            paradoxale                              transmutation   qu’inventerait comme mot pour expliquer qu’un mot se dise étoile                                         tenter l’étincelance en bouche             en poids du corps et rythme souffle                            lance            l’intense tion poétique y parvient

T

dire                 maintenant                 c’est tenir en main                     mouvement                               même arr^té                                      mais là                                   même si rien bouge                             la furieuse activité dérape                               les mots signifient ce qu’ils disent                        et étalent  la couverture           à l’intérieur des rêves et de quoi manger                           courir ou rester assis                            en même temps que                     simultanément                            

si              mul                                     T                           la lettre suffit pour dire le vertige de l’immobilité en allant                              T                              le pivot                                  T                                   le geste                        ce serait G                               isolé                            en boucle sur soi                               alors que T      suppose                           que les éléments reposent  en complémentarité                            boucle du temps sur l’allant  de ce qui ne s’entend pas                                      la pointe aiguisée                    le battement ce serait B

ensemble de lettres qui ne sont que les départs des différentes directions                              l’Ω                              suffit                                 et                             l’embouclement des songes                              serait-ce                                          ∞                                         l’o                                 par lequel                          drilll                                     une embouchure                  se faufiler     les lettres f -f – f ne font rien à l’affaire                             c’est entrevoir et respirer  ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,, un souffle       rien de plus et tous les souffles correspondent à des états                      des morsures                             élans ou apaisement                                      la on voit que les consonnes                               &nbs
p;   propulse                                  quelque                   ambivalences de son                           l’infini    les reçoit                          la bouche ouvre                         et lâche                             tous ces temps des espaces       correspondent à des vides ou semblant tels              respiration avancée                                juxtaposition      

revenir à dire  

mais il n »est plus temps O  sans espace la liaison perpétuerait un amalgame

le cycle émet     étrangement une aptitude à vivre ou conter est dépassée

à suivre

l’ensemble de voyelles appelle                     va bien aussi                   

ouvre-boite, lignes et surfaces

Le ciel rouge au dessus  suintait de toute part, une chaleur étouffante et les couleurs de plus en plus tiraient vers le violet, il devenait de plus en plus difficile d’avancer le long de cette route droite et sans fin. Il avait bien entendu des histoires de chemin qui allaient de points en points, de façon erratique, un peu comme l’œuvre d’un peintre fou ou le galop d’un cheval halluciné – à y bien réfléchir cette droite l’exaspérait, elle coupait la surface d’une ligne absurde et existentiellement inutile, une cicatrice – la chaleur devenait intense – il voyait les lignes rire et pleurer disserter à tort et à travers dans des élans de créativité soudains et puis se résorber ; elles se taisaient, les silences créaient des trous – il se vit encerclé – le langage tournait en boucle, un tournis qui lui semblait circulaire, vaguement à la façon d’un tournevis même si certains arguent que le tournevis n’est pas circulaire mais allez savoir- ceci de manière si hâtive que bientôt il ne distingua plus rien – au dessus de lui les lignes du ciel se faisaient de en plus menaçantes, ils se dit que ce devait être les tensions électromagnétiques mais il trouvait bizarre tout de même qu’elle se mettent à parler – il sut qu’elles étaient de nature bavarde et que leur chanson se perdait dans la nuit des temps ; la nuit cela n’avait pas de sens, la nuit n’était qu’un changement de points et de lignes- alors qu’elle aurait du être surface – il était fatigué – la nuit c’était quand les lignes se mettaient à courir et que tout s’enfuyait hors des surfaces, là au contraire toutes les lignes tendaient à se résoudre en une seule, elles se rapprochaient dangereusement de lui et il se mit a courir mais les lignes clowns faisaient le pitre devant lui et il su que l’effort était en vain. Ce n’était pas comme ça et peut être d’ailleurs ferait il mieux de s’assoir, de stopper le mouvement. Car ses lignes commençaient à jargonner dans la langue ancienne et à vouloir se joindre aux autres dissensions, ce n’était pas drôle et il ne comprenait plus –

Il se rappelait les entrelacements des amitiés et ce qui lui avait semblé être des crocs, les lignes et les points plans des frenyuderichas  étaient de deux ordres, il se rappelait les vieux et leur bizarre chanson, mais lequel des deux pullthecorkoutofthebottle  ou tryyourheadasacanopeneurcartoutvit, le vieux avait rit et s’était moqué « ouvre-boite ou « tire-bouchon » avait il marmonné, le tire-bouchon était circulaire, il était fait d’une seule et même pensée qui se retournait sur elle même et racolait les lignes folles autour d’elle et permettait de marcher sur un chemin où les broussailles poussière qui bloquaient la vue et les autres lignes le laissaient tranquille, ça faisait un boucan du tonnerre, le vieux avait rit oui le tonnerre frenyuderichas voulait dire cheval aussi bien que tire bouchon ce qui signifiait en fait tonnerre ; seulement le retrouver était dangereux car il pouvait mordre et les lignes en se dilatant faisaient un bruit insupportable comme un pet d’ancêtre, tout dépendait de ce que l’ancêtre avait mangé mais on pouvait parier que ça puait car dieu sait ce que bouffaient les ancêtres ? et puis on pouvait se retrouver enfermé dans l’absence de ligne si jamais on prononçait mal tire-bouchon, il y avait tant de consonnes, enfin ce qui semblait des consonnes car c’était en fait des vrilles de mot, des aléas de tracé qui se répercutaient, il fallait être du clan du tire-bouchon et apprendre très jeune à prononcer tous les noms de la lignée du tire-bouchon qui étaient  aussi nombreux que les étoiles et que les touffes d’herbe sur la prairie et cela sans en manquer une. ce n’était pas sûr ;

Il était du clan de l’ouvre-boite.

L’ouvre-boite ressemblait à une sphère transparente et était étendu tout du long de la surface, les pieds joints ; il devait certainement y avoir une raison  à cela , et pourquoi les pieds joints, cela avait il ou avait t’il eu une importance, un sens profond ? je ne parvenais pas à me rappeler, ma raison me disait que les pieds, joints ou non devaient avoir partie liée au problème, cela devait être car sinon pourquoi en aurai-je fait état, spontanément , sans y être invité ?  et d’ailleurs pourquoi étais je passé de la troisième personne du singulier à la première personne du singulier, cela était un indice et tendrait à montrer que j’étais sur la bonne voie, du moins avais je retrouvé le « je » , that’s a start, content, je me mis à gratter le sol férocement – l’horizontalité m’y incitait cela était clairement établi et je voulais rétablir la position, cela je le savais, ce que j’ignorais c’était pourquoi – toujours cette question qui me taraudait, pourquoi ! pourquoi devait il toujours y avoir un pourquoi , pourquoi invariablement des compléments circonstanciels entrainaient des relatives ce qui compliquait toujours tout, je déteste les relatives, je sais que nous vivons dans un univers déterminé par la surface ou les lignes ne jouent aucun rôle et c’est pourquoi le tire-bouchon pour le clan de l’ouvre-boite n’était d’aucune utilité, et que par conséquent des suites ininterrompues de conjonctions et de coordinations et autres subtilités nous encombraient l’existence, je vous le dis tout net si cela ne tenait qu’à moi je les ferais toutes sauter !! mais pour cela il fallait retrouver l’ouvre-boite et les lignes devenues complètement furieuses de n’être pas prises au sérieux par un tenant de la surface étaient de plus en plus rouge et tourbillonnaient en tout sens- un bon ouvre-boite ferait taire tout ce brouhaha mais ou était il ce sacré ouvre-boite ?  rien que d’y penser ! – puis un silence se fit dans mon raisonnement, un creux dans le temps si vous préférez , j’avais achoppé à quelque chose ; c’était ce verbe ‘ »sauter » qui m’avait si fortement ému, pourtant le lien entre ouvre boite et sauter m’échappait, cela me faisait plutôt penser au tire-bouchon tonnerre, ce pouvait il que les deux aient partie liée, qu’il fussent du même supra-clan, que les deux mots se rejoignent à un moment et que les surfaces soient en fait des lignes et réciproquement et que j’en sois, en ce point précis de mon trajet, arrivé à l’endroit où les lignes étaient en fait des surfaces, question de regard me direz vous, peut être qu’un bon tire bouchon …? Mais il restait toujours ce problème de la prononciation et si je me trompais tout risquait de me sauter à la figure, et ça bien sûr ce serait la fin des haricots. Le clan des haricots n’intervenaient qu’à la fin et n’était pas lié au clan du tire-bouchon ni à celui de l’ouvre-boite, ou alors de façon très lointaine et emberlificoté, en fin de lignée, ce qui expliquait qu’il n’intervienne qu’à l’extrémité et n’était d’aucune utilité. Il valait mieux laisser tomber ; non il fallait retrouver l’ouvre-boite sacré et ça … ce n’était pas une mince affaire car il avait été volé, du moins le disait on, un silence ironique- ou semblant tel ponctuait toujours les phrases où ouvre et boite se faisaient entendre – la prononciation ne posait aucun problème car les rêves en avaient la forme et moi-même en étais venu à me voir comme un ouvre boite _ je me mis à penser qu’il me suffirait de m’introduire dans les lignes pour que celles-ci se rétablissent enfin en surface car oui, il me semblait clair que chacun des membres du clan de l’ouvre-boite en était arrivé à être son propre ouvre-boite et en s’étirant suffisamment à être universellement ouvre-boite, il pourrait donc à force de conjonction et d’insubordination forcer les lignes à redevenir surface – lumineux, mon raisonnement boréal commençait déjà, je le voyais, à se faire se résorber les lignes qui penaudes rentraient à la niche d’elle-même – les niches sont des boules de lignes prévues à cet effet dans les renflements de la surface totale ; je m’étirai et m’étirai en sphère de transparence permanente et je m’ aperçu bien vite que je devais  avoir retrouvé l’ouvre boite en m’ouvrant au rêve, il s’avérait bien que nous étions tous des ouvre-boite en puissance et qu’il suffisait de s’étirer suffisamment pour que la surface redevienne paisible et débarrassée des lignes.

Trace du rêve

e                     muet
s’efface                  l’ourlet

articulation inusitée                  ces sons en disent long
qui entend                                       le vent
qui entend                                       l’inaudible sous les branches des voyages
ploie                                              la masse se fait sentir

sont-ce consonnes                      cette alliance             ce lien

nécessaire pesanteur                             arrime

les masses dans le mot                          écrase                               rythme l’air

sinusoïdale                      longe  sans fin la bave de  la chenille                  empilement                    cataracte des anneaux

l’homme immergé saisit des bribes et articule                se remémore

forme dans la bouche l’aspect fulgurant du monde       ce qu’il en sait

mouche               termite                     abeille          points de repère et traces              voyance                 le  journal du Rêve est la mémoire de l’infini                             que le geste termine                                   reprend                                 atermoiement du vivre

goutte sur le sable                                      temps                         que la bouche expulse                                  que cueille la main

passe

sur la table je me mets à courir je m’arrête et je prends mon café

 

 

 

je reprends ma respiration

et je plonge

j’évite les lignes trop claires                           je voudrai les embrouiller

en créer d’autres                     elles iraient en tout sens          sans souci

ce n’est qu’une possibilité                                  ‘il faudrait éviter

 

un cercle                            reprend les énumérations des points

 

 

dans les champs             lents                       semblent surgir les couleurs
les rassembler                         pour ne pas béer                      s’y retrouver

on dit cela d’un trou           d’un ordre inexplicable

 

 

ouvert

 

quand on sait bien que les pas doivent suivre   mais                       dérive en tout sens
du moins  d’après ton sens            suivre             se perdre dans les aberrations

du temps

même s’il semble que le flot conduise      un fil irradie les pôles

tout du long de la travée

accorder l’inéluctable              ou renfrogner à l’aléatoire        satisfait du pas

Ivbre

être à la marge du monde contemporain en son milieu et de tous cotés, il y a tant de livres qui sont des bribes, des condensés de vie et qui dorment et parfois ne poussent pas leur premier cri, alors le passeur serait aussi observateur et son désir permettrait à des livres d’exister, pas uniquement les gros arbres de la forêt ni les mauvaises herbes mais les bosquets et les plantes fragiles des recoins et des clairières ; certains livres sont errants et d’autres poussent en rond, cachés ou protégés ils trouvent d’autres façons d’exister (festivals, circuits parallèles, internet etc,)mais la forêt est traversée de multiples flux, au détours on se trouve nez à nez avec des biches, un ours dort (hibernerait mais peut être repose) sous un amas de livres « morts » ou une congère inutile, leurre qui serait l’habitat de l’ours, des ruisseaux la traverse, des glaneurs-chasseurs, des amoureux la pénètrent interagissent, agissent le fou tout comme le forestier,

la preuve que l’être humain existe, un livre rassemble tous les livres et s’écrit dans le vent, un livre est la rêverie d’un seul sous les combles de l’écrasement, il est survie ;

Je convoque Pessoa, Hrabal, Stétié, Frankétienne, Mallarmé pour qui le livre est instrument spirituel, Cendrars et les tréteaux de Shakespeare je convoque tous les livres perdus brulés ou muets, ceux qui sur du papier aimé furent le rêve d’artistes et d’éditeurs utopistes, livres rares traces d’encre et mots libres, SMS twits et tout ce qui n’est pas livre et écrit les rides d’un homme debout, les mots secrets d’une femme

le monde veut les écraser et lui ne veut pas – lui – s’étend aujourd’hui à l’inconnu – qui n’est pas défriché – l’intelligence est vive et libre, elle arpente sans limite pour conserver ces étincelles ces flux de foudre, le vent qui habite le papier ou les vides

J’ai rencontré des amoureux, qui furetaient dans les rayons et les cartons des vieux libraires ont étés mes amis et confidents, ils me confiaient des traces, somme de la connaissance et eux toujours en recherche, dingues amoureux du hasard, chien fureteur ramassant un livre anonyme défraichi, lui même anonyme lui même inspecteur Colombo Pessoain enveloppé dans un par-dessus de pluie rassemblait les évidences des trésors d’enfance, qui devenaient livres, vérité ou imaginaire ou galaxie pulsionnelle, lui né d’un moment de magie, disons Peter Pan ou Flicka, ce jaillissement était devenu quête éperdue, les livres se pointaient tous au rendez vous, par cartons entiers comme cet envoyé du Cardinal qui achetait les livres au mètre (Naudé si j’ai bonne mémoire), ne lui en voulant pas d’être mis en pile ou hurluberlus dans les rayonnages , ils parlaient entre eux et faisaient corps, un corps dépareillé, d’autres mettaient un malin plaisir à se faire désirer, il fallait les chercher toute une vie durant battre la campagne, le libraire le savait, il avait le flair, il lisait, il savait ce qu’il voulait sauver, les étoiles le lui rappelait quand il sortait, son paquet de tabac contre un livre, beau comme un ticket d’avion, les livres aimés se savaient sauvés attendaient et aimaient de nouveau, car un livre c’est l’amour, préférant un foyer rude à un meuble vitré grillagé et fermé car un livre revit entre les mains et les yeux le chauffent, rappelant qu’il fut cerclé de lettres amoureuses et formé par des mains tout autant, de celles qui tinrent la plume à celles du maître imprimeur de celles de l’illustrateur au programmateur, l’amour menait la danse ou est-ce une piste vers les voix des histoires aux corps de sueurs, des rêves sous la couette aux pensées en volutes chaudes des tuyaux des pipes, résistance d’une maladie, foi en la victoire, carnets et feuillet, livre avant le livre ou couverture de cuir insubordination à l’ordre qui est barrique de poèmes, Omar Khayyam le sait bien, radeau sur le Syrte ou zodiac sur l’Acheron ?

les rêves s’inscrivent aujourd’hui, connaissances d’avant le tri, mais les leurres aussi et le réconfort des bourgeois ;

pourchassé je les traque assoiffée de voyage ma vue veut élargir

Carvahlo les brûle pour allumer le poêle et dire son désarroi que les livres aient mentis, Carvalho sait que c’est le monde qui a menti il sait qu’il a été nourri et trompé ; il n’aspire plus qu’à un bon savarin, il résiste par ce geste car le livre qui fait figure de vérité est mensonge, il sert le pouvoir, le monde tentaculaire et l’état, il faut le brûler, j’y vois cela et le crois aussi. Toi qui sais tu ne sais rien.

Car on pourrait rêver d’un monde sans livre, sans lire et sans construire,  un écart peut bousculer le monde et le livre en château de carte peut basculer, s’écraser comme un chêne, s’écrouler et pourrir. Une forêt aux hurlement de sourds – Sherwood et l’Amazonie, poumon libéré pour un temps  avant la poussée pacificatrice – elle est en creux et vous n’en voyez que les talus – je ne crois qu’à la parole qui bouscule, réinventée à chaque nuit à chaque tour de la roue, la parole est libre quand elle se nourrit de tout,

sauvage au large, l’aventurier arrogant, mort est momifié, un souffle le ranime – des murs en empêchent – les vergers sont plus sûr

Tous les livres se résorbent dans la sueur, tous les livres s’écrivent en un seul, le sien point d’ancrage de son voyage!

barrage sur le fleuve de la connaissance, qui doit contourner, emprunter des détours de bayou, à moins que , à l’intérieur détournent les énergies des guetteurs qui nourrissent à l’insu, rassemblent conservent les paroles insaisissables, les font passer, bousculent et permettent à la vivacité d’aujourd’hui d’exister, pèle-mêle sans passer au crible d’un filtre,  furet –  des trésors de guerre aux musées- n’est ce pas aussi désamorcer ce qui était un condensé de vie dans un acte de résistance ? –  la frange des poubelles urbaines peut en abriter qui folles poussent leur trolleys, poésie vive de ce qui reste de l’activité incessante –

peuples premiers dépossédés de leur symboles existentiels conservés dans des rayonnages, comme des prisons, symboles eux aussi en captivité – la bibliothèque est un fortin bourré de dynamite, pourvu qu’un lecteur ouvre un livre- lise et se mette à rêver, aimer le monde autrement – si seulement – et l’édifice se mettrait à trembler quand les pages se feuillettent et qu’un lecteur s’en empare – la puissance est cachée là aux yeux de tous – dans cet état de captivité où nous sommes –

je rêve souvent d’une cabane – celle de Thoreau – à la lisière du bois – là où la forêt parle, livre les secrets sans retenu – cette cabane pourrait être remplie de livres s’il le faut, ou exempte s’il le faut, les livres sont là où il faut qu’ils soient et le ciel et l’écorce en sont, l’homme s’en pare, il y écrit de ses mains les plus belles histoires et des génération, servent de lien , entre lui et la forêt et lui et lui même, ascendant et descendant au centre de ce qui l’entoure, le livre n’a besoin de rien si l’homme est libre et témoigne le soir, porte à sa vue sa musique, son amour, le puits du nouveau-né

mais l’homme est encagé – il a besoin des livres – pour se repérer, se réparer ou se libérer . si le langage tangue libre – le langage parole se déploie – le livre en détient une partie – l’homme en a l’écho en lui – il pense-bête

car je suis insensible aux gardiens de prison et aux soldats

et si le monde insensible se moque des livres en tant que force vive ce serait peut être de déjouer, insidieusement rappeler que dehors, partout dans les cimes des chemins et les recoins du monde, ici et ailleurs, dans les ici de l’ailleurs et les ailleurs de l’ici existent des chants et des récits, des paroles qui diffèrent de ce tel que nous le connaissons pour le vivre par bribes quotidiennes –

Les livres pourraient être comme les fils d’un grand tapis qui relieraient les endroits de laine, les rêves d’écorce et les pensées végétales, les trous du ciel et les mottes de terre sur lesquels l’humain circule et glane- je dis qu’il faut mettre en doute le monde – la bibliothèque doit être ce lieu – et les enfants y viennent pour cette raison même et son contraire – car la curiosité pousse à connaitre, imaginer aussi bien le dedans que le dehors ; cet endroit ou des forces vives de création se manifestent – il faut pousser des ses bras ces reliures qui cachent les ouragans, l’esprit souffle n’importe où et l’homme sait qu’il doit rassembler ce que lui peut assembler – plus uniquement être de conservation mais d’agitation …

peau d’Ekwos

-Peau

à la poursuite être vivant

par conséquent pas cadavre

)

pour autant la truite est dans le torrent

grand vide dans les silences
araignée
tes pattes attrapent le vide                l’eau débat

sans clameur une ligne effleure le monde et s’en va

une fleur avale sa tige
feuilles
l’innocence nervurée                            saisit la terre

dans la transparence un cataclysme majeur

la chaleur incurve
je rêve
le serpent doucement                       se met à voler

-Sonora

Fruit que partagent les jaunes et picore le soleil                             vents des bleus                                                        l’oiseau    orange     ou papillon vient en volant                            battant des ailes sur le marbre                                   c’est comme un pépiement de tous cotés                    y a t’il autre chose que les millions de couleurs dans l’air                                                 sont le signe d’une naissance                  que            l »étendue de la lumière impose la journée                                              en tache                       rire ou pleur                                     la matière douce ou sonore                                                  persiffle  glissando                                                  perçante                                                   éclipse à la multitude

– Ekwos

est-ce mon habitude                             croupe                                 le cheval ,

par où tu montes               et délivres                     par où tu étends à la trajectoire                de l’enclos / l’encolure

par le cou                     la déchirure / crinière

par là   s’accroche / caresse                              l’immensité et soi

le défilé imbrique            boite/déboite

presqu’au dessus de la canopée des cimes                                    chevauche                                enlacé au crin

c’est comme faire l’amour au monde

en étalant                        comme des               ailes aux naseaux

épi-souffle de l’étalon /jument                                             ekwos le dit bien

le temps de ton souffle n’est pas épique
le grain                                l’herbe  le vent  libre              erre        /     balance                          le gréement de  la plaine                                       entortillada des chemins                                 dévale                /                remonte                     à                       ras      /       lourd                  un lac                           en bas                       des collines                                là haut                               les roches                                      mont                aride                                    l’horizon en dessous                            les veines d’Ekwos ou                    dans le bris du ciel                        à                flanc de nuage                              l’ancêtre

L’      arbre parsemé                          L’  ours                                              biche                                                 à l’orée                              et moi /  large au temps

-Echos

bleu                    toute d’une élancée bleue                                      les silences  mieux que les nuances
un seul mot d’une seule masse         pesante                                 se suffit

à tout du long un trait                                              aspire l’espace

comme à soi                     une absence de la couleur

ligne pour prolonger l’épure                                 un temps identique les relie et la brise                                      simule                                 la simultanéité                                    c’est cote à cote                                                       l’un dans l’autre                                                          parviennent à l’écho                                    en un de rien diffère                                    le bleu tombe dans le bleu

et si le hasard                                  s’il distingue
quand semble différer ou bifurquer ou séparer

espérait célébrer                                  quand
les désarrois de la rétine se mettent  à courir

mouches sur                                           la peau

reste                                          demeure sombre et tombe                                                  rien qui interfère                                                               qui est la frontière         entre

l’un opaque du coup                                     tonnerre                                     détone par la trajectoire
qui rompt et délimite un néant dans son milieu                                               sans                          ce             serait presque vert ou noir

la déchirure toutes sortes de veines                                               déminent et délimitent à travers                                   dans les déclinaisons  cette négation                           qui permet

l’accusé acquitte

Est-ce vrai de l’autre coté de la frontière les gens sont sans ressources, sont toujours plus nombreux  les trottoirs et l’âpreté et le recours au sang, est-ce vrai dans le vomi l’alcool répond au froid et la plupart se blottissent dans le non sens,  ils réapprennent le rire comme une violence épaisse – Est-ce vrai le train déraille et la mort se vend en kit – au bord du fleuve est-ce que l’accusé  s’acquitte ? La dette décharge le  mépris et les corps dans l’oubli.