et que pleuve le temps

A l’angle du grand arbre où la végétation étoffe, dans ce  glacis des branches et pendant aux feuilles comme des robes des disparues, le sourire angoissant des troncs ouvre sur les filaments de charme, et pendant des hautes branches les sourires perdus qui tombent, continuellement en silence, dérobés aux bouches qui te promettaient, ces archipels de perles, tant, que le feuillage qui referment, le chemin n’a plus rien d’une sente sans que rien ne survive, la grande envolée tardive s’effile jusque vers les genoux et que vive le temps, dans les nattes nouées et crues et la promise s’apprête quand vient l’automne, les violons des pleurs, angoissant la contrée et que n’adviennent les brumes

cette fantomatique allée sauve dans les charmes, les volées de la lumière les ajours, la couleur et la bravade des nuages, comme une lèvre qui s’éteint et calque se mêle à l’eau, insignifiante, longue aiguille tissée en filet pour que la récolte à la retombées des fruits sur la bouche entrouverte, aux nuées quand surgit le gris, funèbre au bleu profond simplement ombré dans les délires d’ouragan, rouge,  rappelant les noms du vieux dieu et les dents

le filament tombe des étoiles, rosée qui rejoint les quatre points de leur rayonnement et quand fuit la lune, les  souvenirs longtemps gisant au sol, décomposées et recomposées en autant de fil qu’il a fallut aux arbres pour remembrer les pousses et aux filles de fleurir les sortilèges et que pleuve le temps

la grue dans le ciel

dans le ciel une grue

une grue dans le ciel

 

par terre de la terre

l’herbe séchée

 

sous l’air chaud

*observe ☆

l’étoile humide

les angles secs

la brume et la ville

 

 

 

un papillon échut

au vent l’arythmie des enchantements céder aux accords de la consternation

 

sans heurts la destruction des désordres quand mentent les fuites contaminent

 

terres sillonnées des contrastes posées du souffle et la dévastation superposée

 

 

 

l’eau des ravages une fois encore l’ouragan

la radioactivité du désastre

réacteurs des mues

réactivée

la flore délavée

la brume du kojiki

frêles fractures dans les formules atomiques

 

 

la musique n’a pas asile ici dans le grand tremblement pas d’homme le naufrage des ailes des papillons

 

 

self derisory mistic

Natalie again !

prière d’insérer

de ruades

à grimpade

à dérobade

 

 

thanks to kumi Sato

l’un et l’autre ne mènent

que l’un à l’autre d’un même tenant

et l’air de ne pas y tenir quand c’est l’ensemble qui

aux pieds des bols tandis que tirent sur le joint histoire d’y voir plus clair

les bonzes cernés d’une forêt circonflexe assoupis ou la méditation chacun Om

 

tintamarre

se rapprochent et s’éloignent

ou est-ce le sommeil qui est venu ?

 

la fraicheur du soir est ici un vœu pieux sur lequel il vaut mieux ne pas trop compter

 

les singes pliés dans les branches ne rient pas

ils philosophent et devisent des caractères gravés

s’entretienne de l’immobilité des pierres  qu’ils ne conçoivent pas

 

 

à l’ombre des mousses

 

mais si boire à la source nous vient du ciel

boire dévale la fraicheur de l’aplomb

 

l’arythmie facile est démentie par le chapeau

la montagne n’est pas à grimper

mais la vapeur qui bruisse sous le couvercle

 

ruades dans les creux

l’ombre étouffe

le choc des certitudes

 

le vertige en taches

crissement du végétal

y parvient le  vide

 

sans qu’il y ait de débord

 

roucoulent et saouls

les lignes éparses

sérénité ombrée

des plis du moineau

Une licorn (Koike)

Et quand il plantait ses yeux pleins de détresse dans les siens, elle sentait bien qu’il ne la voyait pas vraiment. Pour cette raison précisément, elle le fixait en retour.

Seule réalité palpable dans le champs de leur regards croisés, des petits insectes virevoltant dans un bruissement d’ailes

KOIKE Mariko ,je suis déja venue ici, Picquier

Barbara Hepworth par Herry Lawford

 

l’inspire et le respire

assis sur le banc à l’ombre, car la chaleur étouffe, car l’activité est incessante, les gens se poussent dans une frénésie que je vois comme telle mais qu’ils appellent à eux, se rassemblant et s’agglutinant pour encore augmenter la vitesse jusqu’à n’en plus tenir, on est sans voix

 

Yuki Tawada, photographie

le tournis

j’ai le tournis

il me faut m’arrêter et construire un espace, un socle hors de toute causalité qui me permette de regarder à l’abris du tourbillon, pour peut être écrire, une calligraphie déstabilise la répétition ou simplement laisser aller l’esprit, comme une échappée

écrire, là, se serait pouvoir poser les mots

les mots ont besoin de cet espace pour ouvrir à une dimension qui leur est propre ce qui jusque là se pousse

 

ils obéissent à leur pulsion de pensée car c’est le seul ordre qu’ils entrevoient ou que peut être ils ne s’entrevoient plus sans cet ordre, nécessaire dans cette résurgence de l’incertitude, dans cet arrêt du pas  , dès lors que l’espace est insuffisant

s’ils ne parviennent pas à faire entendre la voix, à retrouver la sente , l’ellipse et le tracé au gré

 

ils ne font que reconnaître

leur antériorité

 

Ayuko Miyakawa

le sens qui leur est légué et qu’il sont sommés d’assumer

au fond ils aspirent à surgir inattendus et créer un apaisement, élan en soi, un espace dont on avait jamais entendu parlé ou qui leur semble redécouvrir ,

 

ils ont abandonné une posture rigide et présomptueuse, ils sont allongés au bord du courant et fasciné par les bulles d’air que le courant ne cesse de laisser gonfler, cette friction coure vers une voile, au loin, certains diraient que c’est un nuage, que les herbes folles, guérissent si on pouvait leur être sympatique et se glisser dans les nervures, les sucs et les affinités

assis dans l’herbe, l’herbe est cet éléments infime, d’où l’espace jailli et coure l’eau, forme une enveloppe de sente,

être nuage fiole à soi

 

Rinko Kawauchi, photographie

la ligne qui oscille pénètre l’horizon et le fait sien, sans considération pour autrui elle glisse doucement auprès des êtres, respectueuse mais les repoussant à distance respectable,

de manière à respirer,

 

à instituer une neutralisation de l’espace commun,

la tête au repos et le corps sans tension particulière l’essentiel est déjà atteint

à genou je fais fondre la bâton d’encre, et je laisse cette eau me guider, reconnaissant mon espace comme une part intime du monde, que je laisse vide sur le papier.

 

Muroi Gensyo , calligraphe

lemongrass / liberate yourself

 

 

liquid sound

 

 

 

Lemongrass – « Eclipse of the sun » (from the album « Hypnosis » – Lemongrassmusic 2009)

 

Lemongrass by Su lin

think : lemongrassmusic

I DANCE TO MY OWN DRUM AND LIVE BY MY OWN TRUTH… KGR

Ouvrant les vents à des akhènes invisibles (Souffle is Life)

 

 

impossible de savoir d’où souffle le vent mais S i L  dit que c’est de la Vie , qu’il vient

je soupçonne qu’il réside dans les trous et dans les vagues de chaleur pitoyables un pied dans la tombe  ne voyant pas que la mer se retire et la voix de castrat sombre dans les sables mouvants à l’abris dans ton lit ou dans un fauteuil second empire et arrosant tes fleurs sur le balcon,

 

 

K G R (Karen Gibson Roc)

pourtant dans une phrase en apparence toute simple, chanson et le regard simplement tendre, Karen Gibson Roc, la douce la belle celle qui te raconte les histoire les plus fantastiques accoudé à un feu rouge attendant que passe le vol de 14.50 pour London, destination Kingston, les mots simple les phrases simplement défilent leur belle histoire regardant narquois la littérature disant d’une voix douce ce qu’il suffit de dire pour qu’en vie

 

toute de simple beauté

 

 

de simple vie qui vient d’être si libre au vent

 

 

SAnfran, ou safran les textes s’enroulent

 

et d’ailleurs ou d’ici ma voix s’enroule

 

et même s’il faut crier un peu

 

écrivant et écrivant et écrivant sur les palmiers de San Francisco Brooklyn,

 

est ce important

un piano dans la bouche

 

 

et laissant le vent raconter ce que bon dieu il lui plait

 

 

raffiné comme un rayon de soleil qui tombe sur la baie et faisant feu de ton bois

je danse sur mon tempo et je vis avec ma vérité

 

tout simplement

 

Julio (C) disait la même chose à Cuba

quant à savoir comme ça arrive , I DANCE TO MY OWN DRUM AND LIVE BY MY OWN TRUTH…

 

thank you  SiL  http://flavors.me/souffledame

 

retrouver KGR aussi sur

wat TV

Tumblr

blogspot

hubpage