hume une rose

ton nom est celui d’un chat et me regarde comme un pylône

ton œil retient nue l’eau mot final pour être météore

sur l’oeil

sans partir

une mue

sans bouger les lèvres murmurent les élans

les doigts des cornes sauvages emboutissent

des jambes à l’infini dansent des prairies de fleurs

Rivera
Rivera

 

Icare invente le deltaplane plutôt que la spaceshuttle

sans écart

on reconnait la patte du héron cendré

 

l’isolat ne convient pas à toutes les espèces

l’habitat est souvent concentrique

 

jusqu’en son centre

ne déviant que rarement en rameaux

 

instituée en nuée en sans centre la mosaïque tient par les bords
les débords et les ports

 

somme toute tentants déséquilibrent l’ensemble

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les marais salants
s’ils dissertent ne seront jamais sucrés

contrairement à la crêpe

les guêpes

les abeilles

et les sauterelles

les sangliers et les émois

 

se repaissent du moindre petit trou d’eau

 

quand ce n’est

que

 

infiltration brèche plis où la fissure

 

polissonne à poil

brève polissure

 

s’étoilant

en affluents

 

toile

en la plus fine des senteurs

 

 

sente jonc ou simples

 

sur les pages de l’herbier

le loup

cherche

les mots qui finissent en heurt

koala_transparent

répartie

 

engouement ou enjeu

d’émeu à émoi

l’un est

volatile

l’autre

pas

 

ou

mâchoire

deux nageoires

pour un peu d’air

sont les deux

à la fois

 

 

 

ipso facto

le facteur est dans le tracteur

il fait des photocopies

c’est à dire :

qu’il facte et qu’il tracte

quant à savoir ce qu’il fait dans le carré de pâquerette

cherche t’il ses lunettes et les a t’il perdu ?

cherche t’il une liasse de télégrammes ou bien l’inspiration

car le facteur est poète et un peu factotum

 

Laquenexy-Les-Jardins-Fruitiers-Garten-der-Aromen10_my_xlarge

chant pastoral

car la vie retourne

sous la prairie                                                     rhizomes et lombrics                 le tracteur traine en mottes de terres

sous la peau sont les entailles

quand sur l’arbre                                 l’écorce                                            mime

les retournements

le fleuve     la sève        coule

dans les allées et sur le tronc                          l’entaille

comme une source

jaillit la blessure

pus ou coulure

de quoi   faire les confitures

une fois coupé                  le pré

en bouquet                               se gerbe

la fleur              les herbes font la soupe

les haies en gelée de mûres                                          une fois ramassées

donnent                                                    une liqueur proche

de la sève

ou de la confiture

 

haies taillées                           les seins dégelés                        caparaçonnent

 

happy spring

car la correspondance

aller l’Un dans le pas

se sevrer si le lait manque

et que serre l’autrui

 

gicle le froid

ces huitres de pailles

huttes prennent feu

le gel illustre

mixtur-bcn

tu me dis c

e serait

et

je me tais

attent

if

 

à la grande douceur qui irradie de toi

d’apaisement quand se repose la nuit

et que tes yeux beaux sont deux lunes

 

le clair pur

pour

un instant

j’ai savouré

tété de la tête

et opiné

du chef

réduisant le heurt

et âmement séduit

me suis amendé

dans l’accord

 

les cordes ont beau frotter

l’archet s’obstine dans les aigus

ou vaque dans les largeurs

il suffit de savoir

qu’une échelle fourche

qu’une fourchette elle

tandis que clé ronde

ouvre ou ferme à l’envie

que la vie picore ou coeur

cheveux à ras bain d’oeil

jupe verte fume t

elle

chemin qui fume oà

u hume par la voie

de bouche

ou voix

vox est libre

ou

sur le quai de gare

garre

un apétit

orange ou plut ôt

saumon

Matazo Kayama - Cranes
Matazo Kayama – Cranes

l’inatteignable fuite

se dilue

dans le ciel bleu

saumon

ou or ange

picore

sans or ni ange

se lève et grimpe

jah cob

compte les barres

les croches et

tombe de l’Escabeau

ladder

eche elle

est ce Elle à la maison

qu’elle ouvre

ech’ouvre sur elle e

t referme la bouch

e

sans ie

ni ouïe

une tête in

 

POESIE

en catalan

suppose

d’ouvrir

barreau après barreau e

n v

ertical

d’ELLE

arrondi crochette e

t

temp

ère

la

vapeur

 

lumi neuse

légumi euse

alumni

de lux apaise

 

lèvres pleine livre

en boucle

nu age effile le sang du ciel

absorbe

dans l’art

une bouche d’usine

quand la vapeur

du coal

poilue

finalement s’éteint

e

t qu’il e

st

l’heure

 

 

 

promenade 2

s’il fallait revenir au moment d’après de la pluie

me portant en promenade le long d’elle qui charrie

sur les bords de l’eau le matin vers la plaine

l’eau me touche par tâches l’heure blanche sur vie

racontant sur la berge des barrières de troncs

on pense aux castors tu sais la furie des orages

pas d’ombre qui n’a pas le temps de s’arrêter

mais une fraicheur apaisée de fleur échouée

au bois des digues le silence une matière d’arbre

sans penchant quand elle heurte les roches

de blanc dans le mouvement l’eau déroule

je marche épais l’eau fluide d’un brun sourd

libellé lourde la chaloupe  en sens contraire

lingua franca (ou comment s’en débarrasser)

Sœur sueur sort  – de ta photo à la rivière qui semble rire- tout est traduction – tout est voyage , que l’on accepte de faire

Mais mieux que le voyage et comment voyage t’on , à dos d’âne ou en espadrilles, c’est le moment où l’on s’engage dans la palabre, la parole frictionne des langues et que jaillisse l’étincelle et que naisse le feu que commence le voyage qui compte les voyages, un voyage tissé tissus de relation qui transforme fil à fil face à face et prend son compte à l’expérience,  frontière ou dépassement au déplacement à la transformation née de la fréquentation – comme on dit d’une relation amoureuse qu’elle transforme, le Un faisant long feu dans le couple ou quand s’embrase la fréquentation laisse des incises, traces que laisse incurve le sens que l’on va de soi à sa direction, les rives de son lit, pour reprendre fleuve qui va et méandre d’affluent, piment repose et témoigne infiltration faisant naître des jardins invisibles comme ainsi dans la langue qui agglutine comme le sait l’écrivain qui lit traduit ; se projette dans ce qu’il (a)perçoit s’il aime  ; Gozo encore dans le poème : « écrire pour fabriquer une fenêtre … »

pour peu que l’écrivain se lève, et marche – serre une main fronce les sourcils écoute parle et se mette à traduire puis étonné à écrire, rassemblant non dans un collage mais d’une main sure éblouissant …

Angèle Etoundi Essamba
Angèle Etoundi Essamba

Et si j’en juge par les sonorités que je ressens – la poésie est à ressentir, de même l’écriture est sort, j’entends sortilège de même les arts sont à ressentir, investir, se distillent, s’instillent, fécondant, pollen libre en sédiment une fois alors qu’il n’était que particule en train se déposant faisant socle et bienfaisant à l’air de ce qui ne s’émet pas en frontière de langue mais imprononçable écrire le permet , gazouillis pistils – tout est prétexte à Eros à copulation, le mot choque pourtant le vent et l’air et le sillon vague la terre le transporte dans une contraction expulse ou conserve la graine, contient le mouvement vague encore qui ouvre l’eau qui ouvre la bouche et prononce quand taire se tue, proximité et attouchement, que dire de toi à moi quand l’enlacement est à son comble et que s’oublie deux mentons [nod] deux crochet disent la difficulté d’accoler deux langues trois quatre une foison et pourtant tout se bouscule et l’on en choisit une,  deux lèvres aimeraient bien s’embrasser et s’entasser est-ce déjà fort d’un empilement parler d’une voix une torchère du multiple, voisine, est-ce envisager le raffia que toute vie ramène Le Fil conducteur 3 ,1998/un janussaire, sans jeu de mots deux visages fomentent un mauvais coup, s’associent quand dans l’instant ont entrevus la possibilité de s’augmenter, d’aller hésitant vers le pressentiment, se dissolvent dans l’échancrure de la fibre éclatée un seul visage ce pendant ou s’emportent ou bien est ce dans la rencontre, la mise en relation quelque chose a abouché deux corps qui ne sont pas là mais rappelons nous les mouvements migratoires innombrables marées et pelletées creux une termitière contient beaucoup d’étages de la cabine du découvreur emportant dans ses cales des plants exotiques et semant ou laissant s’échapper ou est-ce les écœurements poches des esclaves la traversés où écrasés sous les roues d’un airplane la négation de la liberté de circuler sans passeport et sans ticket les clandestins sont parqués mais parlent un mot à rencontre un autre quand dans ce grand marché la transaction des corps n’en font qu’un langua-franca des vêtement à l’étal épices sur le potager la cuisine est là pour que l’on touille et saupoudrer finement pilée tombent l’arôme se dégage on perçoit une infinité de sens au journaliste on répond un blabla sans trop de rapport avec l’excitation et la joie des papilles quand le fleuve charrie t’as trouvé repu s’est attouché le hasard – d’un froissement une aile ou une feuille le vent taillade est un mouvement elliptique du doigt par de la voix à peine perceptible et déjà transformé de rire  de pleurer ou de crier avec l’autre tous les dessous les haillons de l’histoire sont alors trempés mais présents, on froisse ou crisse, pinaille bu le sang coule d’être fraternel ou de mourir à la catastrophe de l’autre, l’intouchable n’est que fiction un simple contact à changé la course et surtout sans le savoir quand oscille la chevauché ou la marche le JE complaisant écroule.

Angèle Etoundi Essamba
Angèle Etoundi Essamba

Fruction

un coin dans cette enclave, coincé entre deux pans, en forme de motif l’instant ramenant à l’enfance cachée derrière l’armoire, dérobé, atavisme ? en embuscade l’œil perçoit le vide et  inquiet pointe des sens à l’écoute, l’indécision est le faîte d’une falaise.

La marche semble m’entrainer dans le sens des flots qui charrient l’eau de l’orage transformée en furie la promesse lorsqu’elle se sera apaisée d’une fertilité sans précédent ; les pluies de l’hiver ont donné ce vert au printemps débord de la vitalité et canalisé dans le lit le fleuve tend à rejoindre la masse de l’eau indifférencié suivant la gravité laisse par sa friction la moisson au limon et la terre s’imprègne du fruit. On dit qu’elle fructifie.

Navajo rug , detail
Navajo rug , detail

fortuit

La grippe encourue et le poisson flânant en dessous de la muqueuse aquatique

mince pellicule végétale sont ce particules des algues ou une cache pour

garde-manger flottant où s’agrippent les protéines en quête de régénérescence

au cétacé ces filaments sont une guirlande même sans se toucher ils

renvoient les uns aux autres une suite d’accord sensée alimenter la

cohérence la barque silencieusement pour un temps vient casser cette multitude

impassible de même que fait la ligne quand elle trempe et assaille le fortuit .

71LhKO4r1lL._SL1072_

si un jour

Si l’on imagine que nous plantions le maïs encerclés de bois où nous allions chasser

et de rivières

et de prés

si l’on imagine que nous étions de maison tuiles de bois ou planches de feuilles bancs d’arbres et le poisson ou le confort des jupes de  rire et la parole cerclant la parole dans la chaleur du feu

grains

de grange

franges

de fête

sarcler la terre en surface pour ne pas lui faire mal et délicatement enfouir une graine sentir le sol éclore

voir  la tige lever et se nourrir de fruit

enceinte de la forêt

sans enclos

et d’herbes

plancher d’aiguille

le temps

de cuivre

à perte

de

vue

sun tan

corn

& fields

Sahnish
live

paix
de planter

récolter

danser
soleil

et coudre
la peau

et broder
baies

joie de perles

et rondement les mottes

la paix de poser le pied dans la marche

se sentir dans la beauté réconforté de l’habit comme un aigle

et les heures et le temps qui se plisse il n’y a pas de fin  aux ondes de la  tranquillité

Wolf Chief's son
Wolf Chief’s son

Si un jour des hommes comme des bêtes étaient venus nous chasser nous tuant comme des bêtes et faisant sécher nos peaux et si un jour le sang coulait dans la forêt pour des siècles l’intranquillité et la peur et la colère

nos peaux se seraient mises à mordre et les saisons à enfanter auraient reconstruit le bois et reboiser l’argile ce serait déjouer la rivière

et peut être il nous serait venu des dents