béance à vif sur le poitrail révélaient les bruns et les étoiles les surgissements dans le feuilleté de paille de l’incise l’incartade d’une lumière la seule et toutes autours des lunes lisent les trajectoires piqué de brun et ourlet d’argent lape le point brise l’aiguille et trempe le long quand survient le pic et queLire la suite « Quand il se réveille et que lèche la soif »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
Raven
je ne sais pourquoi cet endroit ne m’apparait que vu d’un arbre, une rivière en dessous charrie des blocs de glace les castor sont habiles ils s’en empare avec de longues branches fourchues pour maintenir au frais les truites dans le nœud coulant de l’eau bien sûr des forêts dévalent à pic la falaise deLire la suite « Raven »
qui l’eut pas cru ?
Finalement on ne peut rien dire de l’amour, elle aurait pu elle avait tout pour être elle a simplement quelque chose a décidé autrement et a surgit le vent l’a entrainé ailleurs image de western ville fantôme She Gulch hachée par le vent et roulent la caravane et les indiens fou furieux les herbes enLire la suite « qui l’eut pas cru ? »
cristaux du jour
Le soir dans les cristaux de roches le rose éparpille des allées de bleu en rubans filent une douceur vieille se couchant en boule chardons les gestes aboutis tentatives de la journée regard geste marche pensée rentrent à la maison se coucher sur le seuil et dormir
simple chant la nuit
c’est pourquoi l’homme se pare de la beauté c’est pourquoi l’homme parle simplement c’est pourquoi le chant prend aux tripes répète sans fin les bandes de silence bleu Terre qui cuit – croute verte – rond de sève dans la plante le monde se donne rendez-vous quand il voit ces touffes de poussièreLire la suite « simple chant la nuit »
beauté
On ne sait pas bien pourquoi l’homme se voit avec ses viscères , comme si une chevrolet se voyait comme un moteur ou dévoilait les dessous de ces enjoliveurs, non , pour poursuivre la référence une chevrolet se voit dans le couchant qui tombe sur Ayer Rock – une pluie de magnificence – comme unLire la suite « beauté »
godasses mouillées
La pluie et l’eau arrosent les mots la vallée déposée dans les chaussettes s’infiltre dans les jeans, les pas efforce le chemin – tous les temps des plantes et de la bruine gouttent dans le sol des racines et on met les fers au chemin – il est mouillé et vu que ça glisse etLire la suite « godasses mouillées »
Mémoire
Graine écorce voir l’air une pousse la surface du monde est la mémoire laissé seulement vibrant un ilot de réel dureté face au devenir laissé vide ou mate étoffe enveloppé de poussière le soleil brille mat en soi à la pointe ou museau pesant du soleil levant l’érosion surgissant incrustée dans les veines aliment zébréLire la suite « Mémoire »
à la Lune
Je me suis servi de la nuit comme d’un levier tenter de me hisser moi même vers l’irradiance de la Lune toute l’aide qui perçait des étoiles et les hourras des légumes gisant de fièvre à même mes doigts un ver s’en retourne luire filets d’or épingle à travers le feuillage pomme splendide gîteLire la suite « à la Lune »
soufflet d’exclamation
Un jour se promenant auprès d’un bois et y pensant une abeille s’est posée. Une chenille en métamorphose et y songeant un bain de douceur comme ambre ne sachant pas et devinant. comètes & dust sous l’aisselle une grappe dit assez l’opposition peut fournir une incrustation poétique sur la touffe descendante des fruits desséchés ressouviennentLire la suite « soufflet d’exclamation »