derrière la serviette
la peau
et la sensibilité à fleur
derrière la serviette
la peau
et la sensibilité à fleur
il fait gris
mais le gris est une couleur – c’est comme ne pas la voir
se dérouiller les jambes dans le presque blanc
les gris émane le gris – le blanc restaure mais se fait rare
ferrailles et la pourriture poussent les terres
un gris oxydable chimiquement occidant
le gris tue alors
il cesse d’être une couleur ou alors la tristesse- pus
désespérance 7
disparaitre où ne pouvoir apparaitre presque là comme en absence -rance
l’occident porte en plein front l’extinction et s’en satisfait – insiste
des pas dans le dégout – déchetter ou recouvre la décomposition
le gris qui ne voit pas- tombe – le pas permet de sortir
la boue
l’attente un rébus noir à l’intérieur de nous – on s’en satisfait
mais le gris est plus que ça – s’approche – nous conduit au blanc sans qu’on le voit se rapprocher – indifféremment
là gris calme – incite à la méditation – quai pollué ou non incite à la rêverie – gris voisine la mélodie- il laisse monter et défoncer l’odeur –
le gris est une couleur – il faut l’ouïr
© photo @Gaena
une littérature qui nous rassure de vivre une vie glauque
la fabrique de gens qui ne l’ouvrent pas , déprimer la fenêtre ouverte
peter frying Pan hurle : <:::>Weeeeeenndyyyy ….., nan ! (c’est Wendy>) je veux pas quitter la purée de poix Londonienne car je suis niaine ! je reste couchée ! j’veux du gris !!!
un mot me fait rêver , pire une lettre
dire maintenant c’est tenir en main mouvement même arr^té mais là même si rien bouge la furieuse activité dérape les mots signifient ce qu’ils disent et étalent la couverture à l’intérieur des rêves et de quoi manger courir ou rester assis en même temps que simultanément
si mul T la lettre suffit pour dire le vertige de l’immobilité en allant T le pivot T le geste ce serait G isolé en boucle sur soi alors que T suppose que les éléments reposent en complémentarité boucle du temps sur l’allant de ce qui ne s’entend pas la pointe aiguisée le battement ce serait B
ensemble de lettres qui ne sont que les départs des différentes directions l’Ω suffit et l’embouclement des songes serait-ce ∞ l’o par lequel drilll une embouchure se faufiler les lettres f -f – f ne font rien à l’affaire c’est entrevoir et respirer ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,, un souffle rien de plus et tous les souffles correspondent à des états des morsures élans ou apaisement la on voit que les consonnes &nbs
p; propulse quelque ambivalences de son l’infini les reçoit la bouche ouvre et lâche tous ces temps des espaces correspondent à des vides ou semblant tels respiration avancée juxtaposition
revenir à dire
mais il n »est plus temps O sans espace la liaison perpétuerait un amalgame
le cycle émet étrangement une aptitude à vivre ou conter est dépassée
à suivre
l’ensemble de voyelles appelle va bien aussi
ars>
plante (paw) loquace soumet la trace la neige heureuse garde
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h <artz
Il se rappelait les entrelacements des amitiés et ce qui lui avait semblé être des crocs, les lignes et les points plans des frenyuderichas étaient de deux ordres, il se rappelait les vieux et leur bizarre chanson, mais lequel des deux pullthecorkoutofthebottle ou tryyourheadasacanopeneurcartoutvit, le vieux avait rit et s’était moqué « ouvre-boite ou « tire-bouchon » avait il marmonné, le tire-bouchon était circulaire, il était fait d’une seule et même pensée qui se retournait sur elle même et racolait les lignes folles autour d’elle et permettait de marcher sur un chemin où les broussailles poussière qui bloquaient la vue et les autres lignes le laissaient tranquille, ça faisait un boucan du tonnerre, le vieux avait rit oui le tonnerre frenyuderichas voulait dire cheval aussi bien que tire bouchon ce qui signifiait en fait tonnerre ; seulement le retrouver était dangereux car il pouvait mordre et les lignes en se dilatant faisaient un bruit insupportable comme un pet d’ancêtre, tout dépendait de ce que l’ancêtre avait mangé mais on pouvait parier que ça puait car dieu sait ce que bouffaient les ancêtres ? et puis on pouvait se retrouver enfermé dans l’absence de ligne si jamais on prononçait mal tire-bouchon, il y avait tant de consonnes, enfin ce qui semblait des consonnes car c’était en fait des vrilles de mot, des aléas de tracé qui se répercutaient, il fallait être du clan du tire-bouchon et apprendre très jeune à prononcer tous les noms de la lignée du tire-bouchon qui étaient aussi nombreux que les étoiles et que les touffes d’herbe sur la prairie et cela sans en manquer une. ce n’était pas sûr ;
Il était du clan de l’ouvre-boite.
L’ouvre-boite ressemblait à une sphère transparente et était étendu tout du long de la surface, les pieds joints ; il devait certainement y avoir une raison à cela , et pourquoi les pieds joints, cela avait il ou avait t’il eu une importance, un sens profond ? je ne parvenais pas à me rappeler, ma raison me disait que les pieds, joints ou non devaient avoir partie liée au problème, cela devait être car sinon pourquoi en aurai-je fait état, spontanément , sans y être invité ? et d’ailleurs pourquoi étais je passé de la troisième personne du singulier à la première personne du singulier, cela était un indice et tendrait à montrer que j’étais sur la bonne voie, du moins avais je retrouvé le « je » , that’s a start, content, je me mis à gratter le sol férocement – l’horizontalité m’y incitait cela était clairement établi et je voulais rétablir la position, cela je le savais, ce que j’ignorais c’était pourquoi – toujours cette question qui me taraudait, pourquoi ! pourquoi devait il toujours y avoir un pourquoi , pourquoi invariablement des compléments circonstanciels entrainaient des relatives ce qui compliquait toujours tout, je déteste les relatives, je sais que nous vivons dans un univers déterminé par la surface ou les lignes ne jouent aucun rôle et c’est pourquoi le tire-bouchon pour le clan de l’ouvre-boite n’était d’aucune utilité, et que par conséquent des suites ininterrompues de conjonctions et de coordinations et autres subtilités nous encombraient l’existence, je vous le dis tout net si cela ne tenait qu’à moi je les ferais toutes sauter !! mais pour cela il fallait retrouver l’ouvre-boite et les lignes devenues complètement furieuses de n’être pas prises au sérieux par un tenant de la surface étaient de plus en plus rouge et tourbillonnaient en tout sens- un bon ouvre-boite ferait taire tout ce brouhaha mais ou était il ce sacré ouvre-boite ? rien que d’y penser ! – puis un silence se fit dans mon raisonnement, un creux dans le temps si vous préférez , j’avais achoppé à quelque chose ; c’était ce verbe ‘ »sauter » qui m’avait si fortement ému, pourtant le lien entre ouvre boite et sauter m’échappait, cela me faisait plutôt penser au tire-bouchon tonnerre, ce pouvait il que les deux aient partie liée, qu’il fussent du même supra-clan, que les deux mots se rejoignent à un moment et que les surfaces soient en fait des lignes et réciproquement et que j’en sois, en ce point précis de mon trajet, arrivé à l’endroit où les lignes étaient en fait des surfaces, question de regard me direz vous, peut être qu’un bon tire bouchon …? Mais il restait toujours ce problème de la prononciation et si je me trompais tout risquait de me sauter à la figure, et ça bien sûr ce serait la fin des haricots. Le clan des haricots n’intervenaient qu’à la fin et n’était pas lié au clan du tire-bouchon ni à celui de l’ouvre-boite, ou alors de façon très lointaine et emberlificoté, en fin de lignée, ce qui expliquait qu’il n’intervienne qu’à l’extrémité et n’était d’aucune utilité. Il valait mieux laisser tomber ; non il fallait retrouver l’ouvre-boite sacré et ça … ce n’était pas une mince affaire car il avait été volé, du moins le disait on, un silence ironique- ou semblant tel ponctuait toujours les phrases où ouvre et boite se faisaient entendre – la prononciation ne posait aucun problème car les rêves en avaient la forme et moi-même en étais venu à me voir comme un ouvre boite _ je me mis à penser qu’il me suffirait de m’introduire dans les lignes pour que celles-ci se rétablissent enfin en surface car oui, il me semblait clair que chacun des membres du clan de l’ouvre-boite en était arrivé à être son propre ouvre-boite et en s’étirant suffisamment à être universellement ouvre-boite, il pourrait donc à force de conjonction et d’insubordination forcer les lignes à redevenir surface – lumineux, mon raisonnement boréal commençait déjà, je le voyais, à se faire se résorber les lignes qui penaudes rentraient à la niche d’elle-même – les niches sont des boules de lignes prévues à cet effet dans les renflements de la surface totale ; je m’étirai et m’étirai en sphère de transparence permanente et je m’ aperçu bien vite que je devais avoir retrouvé l’ouvre boite en m’ouvrant au rêve, il s’avérait bien que nous étions tous des ouvre-boite en puissance et qu’il suffisait de s’étirer suffisamment pour que la surface redevienne paisible et débarrassée des lignes.
lorsque je lorgne je borde le trou borgne de la langue
SUR LA LECTURE HAUTE-VOIX sur le blog zone et compagnie
« La pratique du travail de lecture est en relation au problème du lien social. En effet, le 1er pas est fait vers le livre, le plaisir de l’histoire, de la musique des mots, le rythme des phrases. Nous devenons le porte-parole du livre lu. Les lignes disposées, serrées les unes aux autres, compactes, se délient s’envolent en images, en évocations.
Le texte est composé de signes emboîtés. Les « désemboîter » est le travail du lecteur. C’est ce qui fait émerger le sens. La lecture se distingue en cela du jeu comédien. Le travail sur la présence touche à la triple relation du lecteur à l’auditoire, du lecteur à l’espace et du lecteur au texte. Le lecteur cherche une présence forte.
Le lecteur se livre plus que l’acteur.Lecture – Convivialité – Plaisir – Sens
La lecture à haute voix est acte simple, c’est pour cela qu’il captive son public. C’est presque un acte magique, similaire au conte. Mais là, un objet en plus : Le livre, d’où surgissent des vagues de mots, qui nous envahissent, l’histoire se déroule. On se laisse « aller » à écouter comme les enfants, les yeux rivés sur la bouche. Articulant chaque mot, le lecteur les dévorent, les mangent. Lire est un acte profondément humain, lire à haute voix, c’est forcément pour quelqu’un. C’est un partage modeste et convivial. Au-delà des considérations simplistes, je pense, que lire à haute voix devant un public, qui connaît peu le plaisir de lire amène à la curiosité. L’acte de lire à haute voix ne s’accompagne pas d’une phrase impérative “Prend un livre et apprend !”. Mais donne tout simplement du plaisir, une lecture « acoustique » à l’avantage d’être immédiate, vivante, vibrante. La démarche est d’aller vers le public, dans les bibliothèques, les collèges, les écoles, la rue, les lieux publics. et éventuellement les théâtres. »