pore

derrière la serviette

la peau

et la sensibilité à fleur

gris

il fait gris

mais le gris est une couleur – c’est comme ne pas la voir
se dérouiller les jambes dans le presque blanc

les gris émane le gris – le blanc restaure mais se fait rare

ferrailles et la pourriture poussent les terres

un gris oxydable  chimiquement  occidant

le gris tue alors

il cesse d’être une couleur ou alors  la tristesse- pus

désespérance  7

disparaitre où  ne pouvoir apparaitre  presque là comme en absence -rance
l’occident  porte en plein front l’extinction et s’en satisfait – insiste

des pas dans  le dégout –  déchetter ou recouvre la décomposition
le gris  qui ne voit pas- tombe – le pas permet de sortir

la boue

l’attente un rébus noir à l’intérieur de nous  – on s’en satisfait

mais le gris est plus que ça –  s’approche – nous conduit au blanc sans qu’on le voit se rapprocher – indifféremment

là gris calme – incite à la méditation – quai pollué ou non incite à la rêverie – gris voisine la mélodie- il laisse monter et défoncer l’odeur –

le gris est une couleur – il faut l’ouïr

peut être que si

© photo @Gaena

Ch Olson

how to dance
sitting down
(Charles Olson, “Tyrian Business”)

 

é_(c<ris-re_

une littérature qui nous rassure de vivre une vie glauque
la fabrique de gens qui ne l’ouvrent pas , déprimer la fenêtre ouverte

peter frying Pan hurle : <:::>Weeeeeenndyyyy ….., nan ! (c’est Wendy>) je veux pas quitter la purée de poix Londonienne car je suis niaine ! je reste couchée ! j’veux du gris !!!

un mot me fait rêver , pire une lettre

T

dire                 maintenant                 c’est tenir en main                     mouvement                               même arr^té                                      mais là                                   même si rien bouge                             la furieuse activité dérape                               les mots signifient ce qu’ils disent                        et étalent  la couverture           à l’intérieur des rêves et de quoi manger                           courir ou rester assis                            en même temps que                     simultanément                            

si              mul                                     T                           la lettre suffit pour dire le vertige de l’immobilité en allant                              T                              le pivot                                  T                                   le geste                        ce serait G                               isolé                            en boucle sur soi                               alors que T      suppose                           que les éléments reposent  en complémentarité                            boucle du temps sur l’allant  de ce qui ne s’entend pas                                      la pointe aiguisée                    le battement ce serait B

ensemble de lettres qui ne sont que les départs des différentes directions                              l’Ω                              suffit                                 et                             l’embouclement des songes                              serait-ce                                          ∞                                         l’o                                 par lequel                          drilll                                     une embouchure                  se faufiler     les lettres f -f – f ne font rien à l’affaire                             c’est entrevoir et respirer  ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,, un souffle       rien de plus et tous les souffles correspondent à des états                      des morsures                             élans ou apaisement                                      la on voit que les consonnes                               &nbs
p;   propulse                                  quelque                   ambivalences de son                           l’infini    les reçoit                          la bouche ouvre                         et lâche                             tous ces temps des espaces       correspondent à des vides ou semblant tels              respiration avancée                                juxtaposition      

revenir à dire  

mais il n »est plus temps O  sans espace la liaison perpétuerait un amalgame

le cycle émet     étrangement une aptitude à vivre ou conter est dépassée

à suivre

l’ensemble de voyelles appelle                     va bien aussi                   

u<babel

ars>

mais l’ours vit en paix à la lisière
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il fronce les sourcils et perçoit la violence des agrégats de fer et de ciment
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lave ses yeux voilés du dépôt à ordure dans le lac
il laisse la pourriture de l’humus nourrir  les pousses et les jeunes arbres                  gloutonne le miel du pollen des fleurs
la mort nourrit la vie bourgeonne et pollenise
qui (se) tait son nom s’épelle baies et fougères                                  le ciel répercute                          la saveur regorge                   berries and brombies savourent                                         pelage fiévreux museau mutin

plante (paw) loquace                              soumet la trace                                    la neige heureuse                               garde

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au sud la migraine ophtalmique déboussole                                             les croque mitaines cancérigène font front
tournant le dos il gronde on entend non                        la diversité des fleurs et l’eau câline
même quand il en croque il joue avec la truite                                      fraternité de l’eau et des bois                                de loin le cheval hennit et s’enfonce profondément dans la hauteur
l’ours s’emballe et hume le nord                                      les glaces ferment du seul lieu encore indemne                                en soi roulent les congères
brun des pattes ouvrent le sentiers                                  plongent dans l’eau               des froids          (effroi)                  les troncs

h <artz

racolent
un par un
la forêt indiffère le cumul annule                                      l’amulette Amule                                    <aite

ouvre-boite, lignes et surfaces

Le ciel rouge au dessus  suintait de toute part, une chaleur étouffante et les couleurs de plus en plus tiraient vers le violet, il devenait de plus en plus difficile d’avancer le long de cette route droite et sans fin. Il avait bien entendu des histoires de chemin qui allaient de points en points, de façon erratique, un peu comme l’œuvre d’un peintre fou ou le galop d’un cheval halluciné – à y bien réfléchir cette droite l’exaspérait, elle coupait la surface d’une ligne absurde et existentiellement inutile, une cicatrice – la chaleur devenait intense – il voyait les lignes rire et pleurer disserter à tort et à travers dans des élans de créativité soudains et puis se résorber ; elles se taisaient, les silences créaient des trous – il se vit encerclé – le langage tournait en boucle, un tournis qui lui semblait circulaire, vaguement à la façon d’un tournevis même si certains arguent que le tournevis n’est pas circulaire mais allez savoir- ceci de manière si hâtive que bientôt il ne distingua plus rien – au dessus de lui les lignes du ciel se faisaient de en plus menaçantes, ils se dit que ce devait être les tensions électromagnétiques mais il trouvait bizarre tout de même qu’elle se mettent à parler – il sut qu’elles étaient de nature bavarde et que leur chanson se perdait dans la nuit des temps ; la nuit cela n’avait pas de sens, la nuit n’était qu’un changement de points et de lignes- alors qu’elle aurait du être surface – il était fatigué – la nuit c’était quand les lignes se mettaient à courir et que tout s’enfuyait hors des surfaces, là au contraire toutes les lignes tendaient à se résoudre en une seule, elles se rapprochaient dangereusement de lui et il se mit a courir mais les lignes clowns faisaient le pitre devant lui et il su que l’effort était en vain. Ce n’était pas comme ça et peut être d’ailleurs ferait il mieux de s’assoir, de stopper le mouvement. Car ses lignes commençaient à jargonner dans la langue ancienne et à vouloir se joindre aux autres dissensions, ce n’était pas drôle et il ne comprenait plus –

Il se rappelait les entrelacements des amitiés et ce qui lui avait semblé être des crocs, les lignes et les points plans des frenyuderichas  étaient de deux ordres, il se rappelait les vieux et leur bizarre chanson, mais lequel des deux pullthecorkoutofthebottle  ou tryyourheadasacanopeneurcartoutvit, le vieux avait rit et s’était moqué « ouvre-boite ou « tire-bouchon » avait il marmonné, le tire-bouchon était circulaire, il était fait d’une seule et même pensée qui se retournait sur elle même et racolait les lignes folles autour d’elle et permettait de marcher sur un chemin où les broussailles poussière qui bloquaient la vue et les autres lignes le laissaient tranquille, ça faisait un boucan du tonnerre, le vieux avait rit oui le tonnerre frenyuderichas voulait dire cheval aussi bien que tire bouchon ce qui signifiait en fait tonnerre ; seulement le retrouver était dangereux car il pouvait mordre et les lignes en se dilatant faisaient un bruit insupportable comme un pet d’ancêtre, tout dépendait de ce que l’ancêtre avait mangé mais on pouvait parier que ça puait car dieu sait ce que bouffaient les ancêtres ? et puis on pouvait se retrouver enfermé dans l’absence de ligne si jamais on prononçait mal tire-bouchon, il y avait tant de consonnes, enfin ce qui semblait des consonnes car c’était en fait des vrilles de mot, des aléas de tracé qui se répercutaient, il fallait être du clan du tire-bouchon et apprendre très jeune à prononcer tous les noms de la lignée du tire-bouchon qui étaient  aussi nombreux que les étoiles et que les touffes d’herbe sur la prairie et cela sans en manquer une. ce n’était pas sûr ;

Il était du clan de l’ouvre-boite.

L’ouvre-boite ressemblait à une sphère transparente et était étendu tout du long de la surface, les pieds joints ; il devait certainement y avoir une raison  à cela , et pourquoi les pieds joints, cela avait il ou avait t’il eu une importance, un sens profond ? je ne parvenais pas à me rappeler, ma raison me disait que les pieds, joints ou non devaient avoir partie liée au problème, cela devait être car sinon pourquoi en aurai-je fait état, spontanément , sans y être invité ?  et d’ailleurs pourquoi étais je passé de la troisième personne du singulier à la première personne du singulier, cela était un indice et tendrait à montrer que j’étais sur la bonne voie, du moins avais je retrouvé le « je » , that’s a start, content, je me mis à gratter le sol férocement – l’horizontalité m’y incitait cela était clairement établi et je voulais rétablir la position, cela je le savais, ce que j’ignorais c’était pourquoi – toujours cette question qui me taraudait, pourquoi ! pourquoi devait il toujours y avoir un pourquoi , pourquoi invariablement des compléments circonstanciels entrainaient des relatives ce qui compliquait toujours tout, je déteste les relatives, je sais que nous vivons dans un univers déterminé par la surface ou les lignes ne jouent aucun rôle et c’est pourquoi le tire-bouchon pour le clan de l’ouvre-boite n’était d’aucune utilité, et que par conséquent des suites ininterrompues de conjonctions et de coordinations et autres subtilités nous encombraient l’existence, je vous le dis tout net si cela ne tenait qu’à moi je les ferais toutes sauter !! mais pour cela il fallait retrouver l’ouvre-boite et les lignes devenues complètement furieuses de n’être pas prises au sérieux par un tenant de la surface étaient de plus en plus rouge et tourbillonnaient en tout sens- un bon ouvre-boite ferait taire tout ce brouhaha mais ou était il ce sacré ouvre-boite ?  rien que d’y penser ! – puis un silence se fit dans mon raisonnement, un creux dans le temps si vous préférez , j’avais achoppé à quelque chose ; c’était ce verbe ‘ »sauter » qui m’avait si fortement ému, pourtant le lien entre ouvre boite et sauter m’échappait, cela me faisait plutôt penser au tire-bouchon tonnerre, ce pouvait il que les deux aient partie liée, qu’il fussent du même supra-clan, que les deux mots se rejoignent à un moment et que les surfaces soient en fait des lignes et réciproquement et que j’en sois, en ce point précis de mon trajet, arrivé à l’endroit où les lignes étaient en fait des surfaces, question de regard me direz vous, peut être qu’un bon tire bouchon …? Mais il restait toujours ce problème de la prononciation et si je me trompais tout risquait de me sauter à la figure, et ça bien sûr ce serait la fin des haricots. Le clan des haricots n’intervenaient qu’à la fin et n’était pas lié au clan du tire-bouchon ni à celui de l’ouvre-boite, ou alors de façon très lointaine et emberlificoté, en fin de lignée, ce qui expliquait qu’il n’intervienne qu’à l’extrémité et n’était d’aucune utilité. Il valait mieux laisser tomber ; non il fallait retrouver l’ouvre-boite sacré et ça … ce n’était pas une mince affaire car il avait été volé, du moins le disait on, un silence ironique- ou semblant tel ponctuait toujours les phrases où ouvre et boite se faisaient entendre – la prononciation ne posait aucun problème car les rêves en avaient la forme et moi-même en étais venu à me voir comme un ouvre boite _ je me mis à penser qu’il me suffirait de m’introduire dans les lignes pour que celles-ci se rétablissent enfin en surface car oui, il me semblait clair que chacun des membres du clan de l’ouvre-boite en était arrivé à être son propre ouvre-boite et en s’étirant suffisamment à être universellement ouvre-boite, il pourrait donc à force de conjonction et d’insubordination forcer les lignes à redevenir surface – lumineux, mon raisonnement boréal commençait déjà, je le voyais, à se faire se résorber les lignes qui penaudes rentraient à la niche d’elle-même – les niches sont des boules de lignes prévues à cet effet dans les renflements de la surface totale ; je m’étirai et m’étirai en sphère de transparence permanente et je m’ aperçu bien vite que je devais  avoir retrouvé l’ouvre boite en m’ouvrant au rêve, il s’avérait bien que nous étions tous des ouvre-boite en puissance et qu’il suffisait de s’étirer suffisamment pour que la surface redevienne paisible et débarrassée des lignes.

bord

lorsque je lorgne je borde le trou borgne de la langue

Lecture à haute voix

SUR LA LECTURE HAUTE-VOIX sur le blog zone et compagnie

« La pratique du travail de lecture est en relation au problème du lien social. En effet, le 1er pas est fait vers le livre, le plaisir de l’histoire, de la musique des mots, le rythme des phrases. Nous devenons le porte-parole du livre lu. Les lignes disposées, serrées les unes aux autres, compactes, se délient s’envolent en images, en évocations.
Le texte est composé de signes emboîtés. Les « désemboîter » est le travail du lecteur. C’est ce qui fait émerger le sens. La lecture se distingue en cela du jeu comédien. Le travail sur la présence touche à la triple relation du lecteur à l’auditoire, du lecteur à l’espace et du lecteur au texte. Le lecteur cherche une présence forte.
Le lecteur se livre plus que l’acteur.

Lecture – Convivialité – Plaisir – Sens
La lecture à haute voix est acte simple, c’est pour cela qu’il captive son public. C’est presque un acte magique, similaire au conte. Mais là, un objet en plus : Le livre, d’où surgissent des vagues de mots, qui nous envahissent, l’histoire se déroule. On se laisse « aller » à écouter comme les enfants, les yeux rivés sur la bouche. Articulant chaque mot, le lecteur les dévorent, les mangent. Lire est un acte profondément humain, lire à haute voix, c’est forcément pour quelqu’un. C’est un partage modeste et convivial. Au-delà des considérations simplistes, je pense, que lire à haute voix devant un public, qui connaît peu le plaisir de lire amène à la curiosité. L’acte de lire à haute voix ne s’accompagne pas d’une phrase impérative “Prend un livre et apprend !”. Mais donne tout simplement du plaisir, une lecture « acoustique » à l’avantage d’être immédiate, vivante, vibrante. La démarche est d’aller vers le public, dans les bibliothèques, les collèges, les écoles, la rue, les lieux publics. et éventuellement les théâtres. »