toits

Un livre est une maison, le toit des mots fait des branchages et entre les mots les sentiers, va vers la mer ou le lac papier de surface ou grain ce qui revient au même et le ciel sur le poil , de l’animal qui hante le lieu à la façon d’un dieu plus grand que le poème ou le lieu , le monde qui sert de couverture est une caresse ou tranche libérant la page qui va suivre dans une forte succession du temps, mais l’abri n’en est pas un et est ouvert au temporaire, il est toujours à temps de griffonner, et il le faut pour renouveler l’impact des mots, des traits qui sinon évanouissent, dans l’automne et l’apport de la neige qui recouvre ou renouvelle le lecteur chasseur cueilleur est migrateur n’a plus qu’à partir rechercher là où les traces l’ont mené et qui s’ensuivent.

Lamber Sav
Lamber Sav

accoster

quand j’écris, est-ce d’envoyer comme une volée de mots à l’univers, à une galaxie disséminée
comme les plantes sur la croute

et lorsque j’écris, est ce me ramener à une phrase implicite à laquelle je me soumets
les animaux le long de l’abreuvoir
un affluent

écrire est-ce le moyen de rejoindre ou est ce un point de départ? un tiret entre deux temps, relire et partir ne comble pas et en chemin ramasser les accords et les signes
est ce reconstituer
amasser

lorsque je sculpte un morceau de bois est  un silence,  est ce une corne ? n’est ce pas sortir du mutisme et l’envie de la pensée pour l’événement de matière semble tomber du rebord solide vers les bords du sensible et le fonds de l’eau
un creux dans le chemin de l’os donne voie au souffle

chanter dans la marche est permettre la rencontre en surplomb de la montagne
pourquoi cueillir des fleurs le long de la route ?
satisfait de la brume

si je dis corne de brume j’établis une correspondance et je dénoue, les sons repus, les mots peuplent mon ossature, je ne dérive pas au hasard
je me reforme

en clair et effilés comme le regard inquiet les mots dont je me sers sont une boussole mes phrases ne se conforment pas elles tentent d’accoster.

Pour une carte en majuscule

http://www.lauremorali.net/ suivre l’écriture de Laure Morali qui me fait songer que l’écriture ne peut se suffire de décrire mais s’étoffe d’un vertige qui ne peut s’exprimer autrement qu’en respirant , certes mais gagne à se pencher sur et insuffler le réel , le dire quand à lui laisse venir à soi ;

Maricio Lima
Marcio Lima

je résume la poésie est suggestionné par la présence soupçonnée, Invisible mais ronflante comme un moteur ; est-ce à dire que seule la carcasse ronfle ou les turbines sont elles dans les yeux ou les intestins. Ne signifie pas qu’il ne faut pas respirer d’où il s’ensuit que l’on peut insuffler le monde en se penchant à distance de la Frange, la marge se mesure à la longueur des cheveux laissés libres, étoffent ou rasent dans ce cas là est l’espace entre deux qui permet que l’on respire et s’insuffle du souffle chaud du croissant chaud pendant que sur le drapeau sur fond rouge se détache le croissant Sans souffle pourtant chaque passant et attablé le Souffle,

Marcio Lima
Marcio Lima

je parle de cette région du monde mais je pourrai en dire autant de l’anchois et / ou de l’autruche le lieu bien sûr quand y est accompagne la parole ce n’est pas tant qu’il faut être quelque part que de sentir les attaches faire briller les écailles, vu de près la main qui court ne s’attache qu’au détail faillit à relier l’ensemble et ne ramène pas les mouvements à de grands aplats de couleur creusent dans le monde à même le lieu et la mouvance les Gestes je reviens au mien qui néglige de ramasser les galets sur la plage par peur d’éparpiller le regard ou plutôt de ne pas le laisser engranger alourdir les couches qui à force s’empèsent de la vie d’épaisseur, ceci est un non-dit dans la tranche du Mot qui peut être manque n’étant pas sorti beaucoup des bouches ni des répétitions dans le papier l’érosion creusant un sillon promis aux moissons

lemongrass- beach affairs
lemongrass- beach affairs

La mer et les îles en sont pleins sillonnées

de rides que l’on retrouve dans les visages et les vagues qui ramènent ou éloignent, est ce important car l’ellipse ou la spirale permettent de voyager plutot d’avancer comme un crabe comme ce rythme Gnawa revenant à son moment d’ouverture et repartant  toujours le même et jamais le même se déportant et pesant sur un espace le requalifiant cette digression pour prouver qu’il faut bien digresser pour progresser sans se transformer mais revenir au réel l’Ecrire n’étant qu’une tentative de rapporter faut il y voir une envie de participer je dirai de recréer le vivre à partir d’un point d’oû recommencer comprenant l’épaisseur et tout l’avant-dit mais neuf  Sculpter un os me parait être du même ordre la forme étant offerte et les épluchure d’os éloignent autant qu’elles rapprochent de cet effet d’Appel signal de Départ Archipel de va en vient cet Océan car vivre éloigne de l’intention première et n’est qu’un rappel de l’ordre à la Nuit est cette entaille ou le repos et le rêve rassemblent tous les fils défaits refaits ou variés l’homme endormi s’en saisit en un filin une ancre ou une épingle On peut y voir les osselets d’un jeu de piste creux des chants dans les bonds ou ronds  d’aujourd’hui les objets les cigarettes les bas effilés et les citrons sont ils des rappels muets de l’obscur Dénouement écrire rapièce et devance le projet Quand on ne voit plus rien On peut faire ce rêve en plein jour mais alors il faudra accepter de ne rien voir et se suffire de rapporter sans se soucier.

 

 

lingua franca (ou comment s’en débarrasser)

Sœur sueur sort  – de ta photo à la rivière qui semble rire- tout est traduction – tout est voyage , que l’on accepte de faire

Mais mieux que le voyage et comment voyage t’on , à dos d’âne ou en espadrilles, c’est le moment où l’on s’engage dans la palabre, la parole frictionne des langues et que jaillisse l’étincelle et que naisse le feu que commence le voyage qui compte les voyages, un voyage tissé tissus de relation qui transforme fil à fil face à face et prend son compte à l’expérience,  frontière ou dépassement au déplacement à la transformation née de la fréquentation – comme on dit d’une relation amoureuse qu’elle transforme, le Un faisant long feu dans le couple ou quand s’embrase la fréquentation laisse des incises, traces que laisse incurve le sens que l’on va de soi à sa direction, les rives de son lit, pour reprendre fleuve qui va et méandre d’affluent, piment repose et témoigne infiltration faisant naître des jardins invisibles comme ainsi dans la langue qui agglutine comme le sait l’écrivain qui lit traduit ; se projette dans ce qu’il (a)perçoit s’il aime  ; Gozo encore dans le poème : « écrire pour fabriquer une fenêtre … »

pour peu que l’écrivain se lève, et marche – serre une main fronce les sourcils écoute parle et se mette à traduire puis étonné à écrire, rassemblant non dans un collage mais d’une main sure éblouissant …

Angèle Etoundi Essamba
Angèle Etoundi Essamba

Et si j’en juge par les sonorités que je ressens – la poésie est à ressentir, de même l’écriture est sort, j’entends sortilège de même les arts sont à ressentir, investir, se distillent, s’instillent, fécondant, pollen libre en sédiment une fois alors qu’il n’était que particule en train se déposant faisant socle et bienfaisant à l’air de ce qui ne s’émet pas en frontière de langue mais imprononçable écrire le permet , gazouillis pistils – tout est prétexte à Eros à copulation, le mot choque pourtant le vent et l’air et le sillon vague la terre le transporte dans une contraction expulse ou conserve la graine, contient le mouvement vague encore qui ouvre l’eau qui ouvre la bouche et prononce quand taire se tue, proximité et attouchement, que dire de toi à moi quand l’enlacement est à son comble et que s’oublie deux mentons [nod] deux crochet disent la difficulté d’accoler deux langues trois quatre une foison et pourtant tout se bouscule et l’on en choisit une,  deux lèvres aimeraient bien s’embrasser et s’entasser est-ce déjà fort d’un empilement parler d’une voix une torchère du multiple, voisine, est-ce envisager le raffia que toute vie ramène Le Fil conducteur 3 ,1998/un janussaire, sans jeu de mots deux visages fomentent un mauvais coup, s’associent quand dans l’instant ont entrevus la possibilité de s’augmenter, d’aller hésitant vers le pressentiment, se dissolvent dans l’échancrure de la fibre éclatée un seul visage ce pendant ou s’emportent ou bien est ce dans la rencontre, la mise en relation quelque chose a abouché deux corps qui ne sont pas là mais rappelons nous les mouvements migratoires innombrables marées et pelletées creux une termitière contient beaucoup d’étages de la cabine du découvreur emportant dans ses cales des plants exotiques et semant ou laissant s’échapper ou est-ce les écœurements poches des esclaves la traversés où écrasés sous les roues d’un airplane la négation de la liberté de circuler sans passeport et sans ticket les clandestins sont parqués mais parlent un mot à rencontre un autre quand dans ce grand marché la transaction des corps n’en font qu’un langua-franca des vêtement à l’étal épices sur le potager la cuisine est là pour que l’on touille et saupoudrer finement pilée tombent l’arôme se dégage on perçoit une infinité de sens au journaliste on répond un blabla sans trop de rapport avec l’excitation et la joie des papilles quand le fleuve charrie t’as trouvé repu s’est attouché le hasard – d’un froissement une aile ou une feuille le vent taillade est un mouvement elliptique du doigt par de la voix à peine perceptible et déjà transformé de rire  de pleurer ou de crier avec l’autre tous les dessous les haillons de l’histoire sont alors trempés mais présents, on froisse ou crisse, pinaille bu le sang coule d’être fraternel ou de mourir à la catastrophe de l’autre, l’intouchable n’est que fiction un simple contact à changé la course et surtout sans le savoir quand oscille la chevauché ou la marche le JE complaisant écroule.

Angèle Etoundi Essamba
Angèle Etoundi Essamba

Tabulaire

une succession de heurts rend clair la venue du visible

le bord de la table soudain clair

étonne la lumière

détourne de l’obscur

les angles sans flammes des feux appuyés sur le vide

 

il y faut ce sursaut

ces sauts de l’écart

 

le rebord des pensées si elles en ont

s’arrêtent avant de toucher

le stylo accompagné de l’oeil

 

les pâles

suis attentif

écrire

 

ce palier à la solitude supplée

 

Quand seul je

t’avais Toi

et que je racontais

les histoires pour

que tu entendes

 

je doute

que tu écoutes

j’aimerai

que tu écoutes

écrire

s’arrête à la feuille

 

perce

sans même qu’il n’y ait

une ligne

 

comme d’une portée

incertaine

qu’est ce dire

 

l’envie ?

te pressentir

 

la question que pose n’est pas dans les livres

E

dirait la honte ou la nécessité

de dire je t’aime

 

ou la pudeur, je dirai de me dire ce qui est vrai dans l’instant

et le demeure

 

 

sans une vague

le désir noir

là où  l’envie a chuté

 

 

règne la circonspection

salutaire

l’attention

se joue dans le silence

 

 

éloigné de toute solution

à une quelconque délivrance

qui ne te rejoigne pas

 

Voir

peut être est au delà d’un échange

Parole

qui ne fait que prétendre à la voix

 

quand de te voir ne suffit plus

 

Te – la jointure de 2 nous concerne

c’est assez

 

 

Chef de village? Portrait en pied. Au verso: texte manuscrit à l'encres noire probablement métallogallique et rouge

 

 

 

oreilles apparentées

On tient non seulement à être compris lorsque l’on écrit mais certainement aussi à ne pas l’être.  Ce n’est nullement encore une objection contre un livre que quelqu’un le trouve incompréhensible : peut être cela faisait il partie des intentions de l’auteur de ne pas être compris par « n’importe qui ». Tout esprit distingué qui a un goût distingué choisit ainsi ses auditeurs lorsqu’il veut communiquer ; en les choisissant il se gare contre « les autres ».  Toutes les règles subtiles d’un style ont là leur origine : elles éloignent en même temps, elles créent la distance , elles défendent « l’entrée » , la compréhension , – tandis qu’elles ouvrent les oreilles de ceux qui nous sont parents par l’oreille.

Nietzsche, le gai savoir cité par Edward Saïd (Conrad et Nietzsche)

si taire revient à bruyamment écrire

 

S’emparer de la lecture et qui plus est écrire est antisocial , cet acte défie le pouvoir, le livre même est un objet de pouvoir , le détenteur de la plume est le pouvoir ,

porteur et enfermeur des mondes dans la main le livre lecture contenue dans une tranche, contient la maitrise et le savoir et son usage en soi,  prolonge, codification transmission l’écriture cet instrument outre le contenu est la forme même dans l’emphasement de la langue et le déploiement de la syntaxe,

sens agissant les méandres structurants la pensée, non aventureuse mais canalisée tout autant qu’un système d’irrigation des jardins de Babylone parle mieux qu’une bouche du souterrain qui culturellement, politiquement nous agit, est bibliothèque le squelette et le schéma, l’articulation par lequel se perpétue profère et se fait entendre

 

pour autant qu’on en a l’accès, la clef, confiée au forgeron est de fer

 

dans celui ci dessin l’assemblage la succession est structuration du puisage dans les fonds des nutritions

écrire est se saisir de cette parole les signes, écrire est s’inscrire se porter comme la table

 

Barroso Tras os montes Portugal

 

ou s’en défaire et laisser mieux qu’une parole vague le langage atteindre à ce qui ne le dépassera pas, permettra d’extraire la pensée et la projeter en acte, action à l’encontre ou en travers,

participer se soumettre oublieux ? mais s’affranchir, établir des connexions libres non empesées mais libératoires

le langage soumis à la pesée du monde codifié par la structuration est surveillé à la fois par son ordonnancement au sein même mais par le jeu qui si l’on déroge vient bouleverser et nier l’ordre apparent,

celui qui s’en empare dans ses marges défie le pouvoir il faut donc le déjouer au sein même et l’abstraire pour s’en abstraire et décentré opérer une démarcation,

les mots pris isolément ont un puissance qui leur est propre, au delà de la pesée par laquelle l’homme,  réussi à signifier une densité qui ne doit rien au sens à moins que ce sens ne devienne critique ou opère sa mutation, gardant la saveur des sens traversés dont il est porteur

la porte

ouvrant le noyaux

 

Katia Chauseva

 

il ne s’agit pas d’énigme mais de délivrance, dans le feu n’est que le feu, de la flammèche  au feu métaphysique, le retrait permet de s’emparer de toute l’histoire et est pouvoir, à rebours délivrer les strates du suc le rendre au mot, concept et irisation articulation contenue sans qu’il n’ait besoin de chaine, causalité et ensemble incohérent quand brille

le mot suffit

scission  il le scribe c’est la mélodie qui nous guide et la poésie comme la lumière quand se lève les brumes recouvrant l’empire et de Byzance les ors d’une langue sacrée sur les hauts des monts dans le feu du taillis surplombe les recueils des bribes

mises en forme, conservatoire des poussière qui le soir dans la nuit brisent ou héros rayonnent

l’écriveur parle au nom de la société la culture il met bout à bout, s’en affranchir et la culture s’écrit dans ses marches , questionne le langage commun sacré, n’est plus docte celui qui marche et dont le pas s’éloigne, gravit, sur les sandales la poussière sur la robe les chardons les bris d’herbes déposés sur le tissu, non captés mais déposés

l’enseigneur alors comme une source jaillit et défie

et mâcher la machette

quand la pression du monde est si violente, que sur les tempes le monde appuie avec des barres de fer qui écrasent la pensée même

est t »il simplement possible de vivre et qu’est ce vivre ?

se dire c’est dire je suis et faire abstraction de la pesanteur, se délaisser du monde qui enserre

prendre la plume et écrire deux mots semble impossible, étrangler dans les langes d’un linceul, se fait croire pour la vie

UTOPIA

l’imaginaire est compressé, emprisonné dans une lente mort, les yeux eux mêmes ne voient plus autre choses que ce monstre qui  détruit,

l’autre, les autres car écrire cela n’est pas écrire

écrire c’est libérer l’étranglement, c’est desserrer l’étreinte

vaincre la mort et l’étouffement

rétablir l’équilibre et l’énergie,

56 EMILY KAME KNGWARREYE (c1910 – 1996). UNTITLED (ALHALKERE), 1995

asphyxié

rétablir l’équilibre, mentalement de sa place dans l’univers et ouvrir la main et relâcher un tant soi peu tout ce qui croupit dans cette tension de mare où pourrit la vie, délétère sous le couvercle d’une oppression qui empêche de respirer, inspirer et laisser aller le flot de parole garant de la vie

c’est l’imaginaire, cette porte ouverte, cette nappe intérieure d’où s’échappe le lotus

fleuri

pouvoir dire cela et ciller apercevoir un autre soi et se mettre à courir

EMILY KAME KNGWARREYE

l’inspire et le respire

assis sur le banc à l’ombre, car la chaleur étouffe, car l’activité est incessante, les gens se poussent dans une frénésie que je vois comme telle mais qu’ils appellent à eux, se rassemblant et s’agglutinant pour encore augmenter la vitesse jusqu’à n’en plus tenir, on est sans voix

 

Yuki Tawada, photographie

le tournis

j’ai le tournis

il me faut m’arrêter et construire un espace, un socle hors de toute causalité qui me permette de regarder à l’abris du tourbillon, pour peut être écrire, une calligraphie déstabilise la répétition ou simplement laisser aller l’esprit, comme une échappée

écrire, là, se serait pouvoir poser les mots

les mots ont besoin de cet espace pour ouvrir à une dimension qui leur est propre ce qui jusque là se pousse

 

ils obéissent à leur pulsion de pensée car c’est le seul ordre qu’ils entrevoient ou que peut être ils ne s’entrevoient plus sans cet ordre, nécessaire dans cette résurgence de l’incertitude, dans cet arrêt du pas  , dès lors que l’espace est insuffisant

s’ils ne parviennent pas à faire entendre la voix, à retrouver la sente , l’ellipse et le tracé au gré

 

ils ne font que reconnaître

leur antériorité

 

Ayuko Miyakawa

le sens qui leur est légué et qu’il sont sommés d’assumer

au fond ils aspirent à surgir inattendus et créer un apaisement, élan en soi, un espace dont on avait jamais entendu parlé ou qui leur semble redécouvrir ,

 

ils ont abandonné une posture rigide et présomptueuse, ils sont allongés au bord du courant et fasciné par les bulles d’air que le courant ne cesse de laisser gonfler, cette friction coure vers une voile, au loin, certains diraient que c’est un nuage, que les herbes folles, guérissent si on pouvait leur être sympatique et se glisser dans les nervures, les sucs et les affinités

assis dans l’herbe, l’herbe est cet éléments infime, d’où l’espace jailli et coure l’eau, forme une enveloppe de sente,

être nuage fiole à soi

 

Rinko Kawauchi, photographie

la ligne qui oscille pénètre l’horizon et le fait sien, sans considération pour autrui elle glisse doucement auprès des êtres, respectueuse mais les repoussant à distance respectable,

de manière à respirer,

 

à instituer une neutralisation de l’espace commun,

la tête au repos et le corps sans tension particulière l’essentiel est déjà atteint

à genou je fais fondre la bâton d’encre, et je laisse cette eau me guider, reconnaissant mon espace comme une part intime du monde, que je laisse vide sur le papier.

 

Muroi Gensyo , calligraphe