toits

Un livre est une maison, le toit des mots fait des branchages et entre les mots les sentiers, va vers la mer ou le lac papier de surface ou grain ce qui revient au même et le ciel sur le poil , de l’animal qui hante le lieu à la façon d’un dieu plus grandLire la suite « toits »

accoster

quand j’écris, est-ce d’envoyer comme une volée de mots à l’univers, à une galaxie disséminée comme les plantes sur la croute et lorsque j’écris, est ce me ramener à une phrase implicite à laquelle je me soumets les animaux le long de l’abreuvoir un affluent écrire est-ce le moyen de rejoindre ou est ce unLire la suite « accoster »

Pour une carte en majuscule

http://www.lauremorali.net/ suivre l’écriture de Laure Morali qui me fait songer que l’écriture ne peut se suffire de décrire mais s’étoffe d’un vertige qui ne peut s’exprimer autrement qu’en respirant , certes mais gagne à se pencher sur et insuffler le réel , le dire quand à lui laisse venir à soi ; je résume laLire la suite « Pour une carte en majuscule »

lingua franca (ou comment s’en débarrasser)

Sœur sueur sort  – de ta photo à la rivière qui semble rire- tout est traduction – tout est voyage , que l’on accepte de faire Mais mieux que le voyage et comment voyage t’on , à dos d’âne ou en espadrilles, c’est le moment où l’on s’engage dans la palabre, la parole frictionne desLire la suite « lingua franca (ou comment s’en débarrasser) »

oreilles apparentées

On tient non seulement à être compris lorsque l’on écrit mais certainement aussi à ne pas l’être.  Ce n’est nullement encore une objection contre un livre que quelqu’un le trouve incompréhensible : peut être cela faisait il partie des intentions de l’auteur de ne pas être compris par « n’importe qui ». Tout esprit distingué qui aLire la suite « oreilles apparentées »

si taire revient à bruyamment écrire

  S’emparer de la lecture et qui plus est écrire est antisocial , cet acte défie le pouvoir, le livre même est un objet de pouvoir , le détenteur de la plume est le pouvoir , porteur et enfermeur des mondes dans la main le livre lecture contenue dans une tranche, contient la maitrise etLire la suite « si taire revient à bruyamment écrire »

et mâcher la machette

quand la pression du monde est si violente, que sur les tempes le monde appuie avec des barres de fer qui écrasent la pensée même est t »il simplement possible de vivre et qu’est ce vivre ? se dire c’est dire je suis et faire abstraction de la pesanteur, se délaisser du monde qui enserre prendreLire la suite « et mâcher la machette »

l’inspire et le respire

assis sur le banc à l’ombre, car la chaleur étouffe, car l’activité est incessante, les gens se poussent dans une frénésie que je vois comme telle mais qu’ils appellent à eux, se rassemblant et s’agglutinant pour encore augmenter la vitesse jusqu’à n’en plus tenir, on est sans voix   le tournis j’ai le tournis il me fautLire la suite « l’inspire et le respire »