Houmano Eustache découvert au hasard d’une recherche visuelle sur la peinture haïtienne, ce peintre dont je ne sais rien me ramène à l’occident et à une peinture classique mais teintée d’épices et de sonorité, cette peinture parvient quand même à se faire entendre, comme l’écho d’une réalité intérieure peut être même d’une trace photographique reconstituéeLire la suite « Houmano Eustache »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
danza de la paloma enamorada
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danza de la paloma enamorada
Atahualpa Yupanqui , poète et musicien argentin: (préface à « airs indiens« ) Il revendique et assume hautement le double héritage des aïeux qui lui « galopent dans le sang » . « Mes forces me viennent de loin dit ATAHUALPA YUPANQUI . De la la vie libre de la vie libre conseillée par mes ancêtres basques, du silences de forêt et de pierre que mes ancêtres indiens mirent comme un dépôt sacré dans cette étrange caisse de résonance que m’a donné la nature en guise de corps et d’esprit … et je me suis trouvé face à un long chemin, attaché à une guitare, me disant que c’était là une énorme responsabilité. Et dans les limites de ma capacité moins forte que ma conscience j’ai pesé chaque parole d’une chanson, chaque couleur d’une copla, chaque sentiment qui attendait le chant pour fleurir. »
mes souvenirs me rabrouent et remontent le fleuve vieil air nostalgique, ample robe en peau de liane tu n’en finis pas de me hanter, toi femme d’errance il s’échappe des planches comme une branche à la surface de la vase les algues en constellation flute percée casserole endiablée ton bateau s’arrête à mon port et je me souviens, nostalgie, je me laisse aller les pieds dans l’eau de claire, l’iris noire de robe, baie perdu dans la traine du ciel sans fin, l’air vague, deux rires fusent comme un pétale camélia, femmes noires, orchidées en guoguette, comme un velours
mais la voix porte toujours le sanglot ridé et la chanson m’enbluese, il s’en appui comme d’une canne et vouté s’en va fredonnant » and i call your name …
old Tom me ramène à cette haute branche où je lisais ta magie de gouaille insolente d’entrain, Tom et Huck Finn, les flots canailles m’entrainent dans les marécages près du grand fleuve dans cette ile merveilleuse des rires d’enfants, jeux de pirates, éblouit de terreur je court cette vieille face burrinée de joe l’indien à mes trousses,
Old Tom a grandi et est inconsolable il s’est réveillé sur ce vieux trottoir, vieux fatras enkylosé , life ain’t no game ol’ boy , sournoisement lui glisse la maquerelle , inconsolable vieux bouc oh where ‘re you my sweet jersey girl …
assené à l’île
Les rames continentales sont restées à flotter dans l’indéfini j’ai mis le cap vers l’espérance et )à la nuit j’ai lancé la pirogue les étoiles scintillations des restes du jour j’ai chéri les histoires me repérant aux trous noirs et m’agrippant aux filins du voile bleu nuit je me suis jeté en pâture ligne m’enfonçantLire la suite « assené à l’île »
cape la passe
être de ce terreau là dont l’ombre de la cape ensanglante par avance le poil finir par être au monde comme on partage cette fin rien d’humain l’autre en étant une part de soi participe à la mort entre les deux, écart et déséquilibre par où s’engouffre la lame cachée mais que le geste avoueLire la suite « cape la passe »
hot burritos
écrit pendant la pause midi au resto ou j’avais pris mon ordi , d’où les traces de doigt et les tâches de sauce sur le texte qui suit: oui mais foutre à la porte les étudiants et travailleurs étranger quand soi même tous et autant qu’on est on est tous des étrangers ! MOI JELire la suite « hot burritos »
long after time
le temps n’est rien à éclaircir, entre les ombres, claire, diffuse la roche mesure l’obscurité, la masse diraient l’opacité mais les mousses et les fougères s’y glissent, accrochent et rendent à la surface la douceur, le pourrissement donne au sommeil la force génératrice démocratiquement ou au plus offrant, libéralisme sauvage de la clairière où leLire la suite « long after time »
Runes nature
la certitude est ouvragée de manière à ce qu’on y lise comme dans un livre mais la nature ne connait pas le livre, est elle même le livre et les bestiole sculptent de leur vie la marche croustillante des dents être l’éclair s’est forgé dans la lenteur comme en dehors du temps que la runeLire la suite « Runes nature »
lignes de fuite
entre les feuilles et le lointain l’écorce introduit la certitude, là ou la matière verticalement s’édifie concentrique et plonge entre les terres et l’air ce qu’offre le tronc n’est rien de plus que la densité un chapeau où les saisons alternent les rivalités et les retraits, feuilles et pointes en rais de lumière entre cesLire la suite « lignes de fuite »
brune à l’accord
et me promenant j’allonge le pas par ce lacet je croise les fils désordonnés des piquants comme autant de questions points les fruits rouges de l’année comme les réponses laissées à l’appréciation, le suspend des teintes brunes allaient de l’ocre au plus profond retourné la charrue cet élan qui casse le végétal les prés réclamaientLire la suite « brune à l’accord »
l’autre jour
la pluie de l’autre jour à fait briller les tiges je t’ai vu sous les nuées d’eau tout à l’heure la douceur remuait la terre le vert boit les gouttes sous les arbrisseaux les feuilles font un toit pour l’oiseau le vent rafraichit la peau mais aujourd’hui la chaleur flatte le ventre de la pluieLire la suite « l’autre jour »
