brune à l’accord

et me promenant j’allonge le pas par ce lacet je croise les fils désordonnés des piquants comme autant de questions points les fruits rouges de l’année comme les réponses laissées à l’appréciation, le suspend des teintes brunes allaient de l’ocre au plus profond retourné la charrue cet élan qui casse le végétal les prés réclamaient la précision et l’étendue en masse s’épaississait en un éclaircissement de la lumière porté à la surface

le pas réclamait le silence mais les bruits de derrière la forêt signifiait que la vie se perpétuait pendant que l’hiver comme une voix se mourrait une vache préparant sa revanche

l’homme marchait se voulait comme un accord neuf  mouvant dans cette harmonie des tons, le pourquoi du tremblement, ces pensées dans sa langue il se demandait quelles langues il atteignait, dans un temps où la terre apportait à la terre et faisait sembler absent ce qui ne s’était qu’abandonné, endormi comme une brune ample et légère étole comme la jaune robe du ciel froid

le pré et les haies traits et les brusques écarts de plaine ou était ce que la montagne s’était écroulé à ces endroits où il marchait ne sachant plus d’où venait son pas et ce que sa main dessinait attentive aux arrachements des plis sur le papier.

[tentative d’écrire une expérience celle de la promenade comme phénomène esthétique (de la vue à la sensation à la photographie et au graphisme ou dessin – musique : snowflakes,  Kate Bush]
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