L’ombre mange l’ambre impunément une frange humide déplie le flanc les pas sont sans but empreints sur la plage quand surgit le cheval et la détonation des traces de sang ne sont que acquiescement et la vie fourbue à deux pas l’évènement d’une saison sèche on dit d’une friction qu’elle entretien le feu maisLire la suite « sombre »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
Dissension
Tandis que sur le hamac tu rêves aux turpitudes des baleines aux dissensions des phoques et à la dislocation des pôles en désaccord fracassant la branche ne concevant pas son appartenance au rhizome et se pensant racine car de sa vue inversée émiettent des sons fusant une formule mathématique quand en cuisant elle n’est plusLire la suite « Dissension »
quand on pense aux morts
Ramassé comme un serpent dans un panier le nœud se confond avec les fruits et les herbes posées un tapis assis est comme debout même si la nuit dehors Comme dans la rue l’étendue et même dans la boue ne la percevant pas les arbres de la forêt et les sourcils froncés suffisent à laLire la suite « quand on pense aux morts »
moineau perché
Un jeune oiseau fuyant les pies chez moi s’est posé sur le cadre d’une toile peinte le tableau montrait l’envol phœnix sur le bord le moineau perché calmement attend regarde cet intérieur disant la liberté je n’ai pas bougé l’instant est fragile l’oiseau a du prendre peur de toute sa hâte et la violenceLire la suite « moineau perché »
lâcher prise
la disponibilité l’envie l’intuition lâcher la prise propulse les pieds vers le sol se rompre les os n’est rien en rapport avec la désarticulation
saturé le papier l’est
ce que j’aime dans cette endroit c’est la possibilité d’avoir la tête couverte par la brume et l’orage du haut de la promenade trempée de noir et les gris des tessitures enveloppent l’herbe où l’encre investit creuse en fines lamelles rejoignant les fibres les plis et les accrocs des trombes de pluie finissent en rigolesLire la suite « saturé le papier l’est »
bear talks
Passionnantes conversations qui s’entendent mieux dans le silence des espaces sont ce silence il est mouvant lovely to hear people play clarinet sec comme un ruisseau coule s’il coule il coule s’il coule trop facile de dire ruisseau coule juste un son en dit long une bouche souffle une attentionLire la suite « bear talks »
un jour comme un son
engendrer le réel ce n’est pas arrêter ce n’est pas continuer laisser respirer comme le sang joue dans la jambe les yeux aussi affluent au réel qui stagne comme une mare ou une colline qui s’éloigne quand on marche s’arrêter oui mais saisir un brin d’herbe le mâcher et songer conscient de ce qui n’estLire la suite « un jour comme un son »
le moment n’est pas venu tant que l’on marche
une ridicule appréhension me fait me dire je dois peindre dehors peindre ce que je vois ou écrire mais peindre malgré que je n’en ai pas fort envie j’aime la nature mais je préfère m’y promener aujourd’hui je me suis posé près d’une petite cascade à un endroit où l’eau reposait dans une saine profondeurLire la suite « le moment n’est pas venu tant que l’on marche »
par les yeux
dans les yeux une fixité témoigne de l’âme réacteur yeux retournent vers le passé sont la béance le monde appuie sur le corps et une ligne en remonte dans les yeux le bord de la faille ouvre âprement sur le présent quand l’oeil décille et qu’il tente de s’accrocher le monde est rayure hachure véloceLire la suite « par les yeux »