quand on pense aux morts

Ramassé comme un serpent dans un panier le nœud se confond avec les fruits et les herbes posées un tapis assis est comme debout même si la nuit dehors Comme dans la rue l’étendue et même dans la boue ne la percevant pas les arbres de la forêt et les sourcils froncés suffisent à laLire la suite « quand on pense aux morts »

moineau perché

Un jeune oiseau fuyant les pies chez moi s’est posé sur le cadre d’une toile peinte le tableau montrait l’envol phœnix sur le bord le moineau perché calmement attend regarde cet intérieur disant la liberté   je n’ai pas bougé l’instant  est fragile l’oiseau a du prendre peur de toute sa hâte et la violenceLire la suite « moineau perché »

saturé le papier l’est

ce que j’aime dans cette endroit c’est la possibilité d’avoir la tête couverte par la brume et l’orage du haut de la promenade trempée de noir et les gris des tessitures enveloppent l’herbe où l’encre investit creuse en fines lamelles rejoignant les fibres les plis et les accrocs des trombes de pluie finissent en rigolesLire la suite « saturé le papier l’est »

bear talks

Passionnantes conversations qui s’entendent mieux dans le silence     des espaces sont ce silence il est mouvant lovely to hear people play   clarinet                       sec comme un ruisseau coule   s’il coule il coule s’il coule trop facile de dire ruisseau coule juste un son en dit long   une bouche souffle      une attentionLire la suite « bear talks »

un jour comme un son

engendrer le réel ce n’est pas  arrêter ce n’est pas continuer laisser respirer comme le sang joue dans la jambe les yeux aussi affluent au réel qui stagne comme une mare ou une colline qui s’éloigne quand on marche s’arrêter oui mais saisir un brin d’herbe le mâcher et songer conscient de ce qui n’estLire la suite « un jour comme un son »

le moment n’est pas venu tant que l’on marche

une ridicule appréhension me fait me dire je dois peindre dehors peindre ce que je vois       ou écrire       mais peindre malgré que je n’en ai pas fort envie j’aime la nature mais je préfère m’y promener aujourd’hui je me suis posé près d’une petite cascade à un endroit où l’eau reposait dans une saine profondeurLire la suite « le moment n’est pas venu tant que l’on marche »