Une fenêtre énorme s »ouvre L’Immensité La vague énorme Flèche Armée des mots traverse, pont, précipice, vertige, rappel,corde, avion train botte muscle vont de plus en plus vite Jusqu’à effacer je ne mes souviens plus de la phrase qui venait mais Je me souviens de l’image de ton corps ivoire et de ta jupe blancheLire la suite « aller en travers ou contre »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
suite sans freins
D’un mot , une suite une avalanche dans les mots, des vocables une houle des lettres abondent il faut pouvoir élancer dans le fleuve le papier épaissi les mots eux même le fleuve l’encre vagabonde une antilope le verbe tétanisé Les cèdres vieux dans les surplombs les adjectifsLire la suite « suite sans freins »
les bruits, les faux-fuyants dans la fuite
D’un mot , une suite une avalanche dans les mots, des vocables une houle des lettres abondent il faut pouvoir élancer dans le fleuve le papier épaissi des possibilités les tracés meurent en superpositions l’encre vagabonde a élargit la trace le moule figure les hanche sises mutine et taquine un cœur en rappelLire la suite « les bruits, les faux-fuyants dans la fuite »
funiculaire
Repartir en pays inconnu suppose les grandes montagnes les grandes chaînes à traverser et puis un moment l’envie Quand la minute dans le vague est trop longue que le vague a trop de poids que je trace le caractère tentant l’ascension Sur la feuille Sur le sable Du doigt Dans l’air Lire la suite « funiculaire »
faire perspective
j’imagine. Une grande construction blanche, ou de verre, en tous les cas s’élançant de la surface étendue. Elle prend appui sur une transparence, car le monde inarticulé par le langage humain qui plaque systématiquement et non de manière anarchique des émotions et expressions créant formes, accents et colorations de l’archipel sensitif est comme en attente.Lire la suite « faire perspective »
épier
Sans fin faire le tour de l’arbre pour arriver au point Où l’eau contourne aidant la pierre aidée du courant Tourne et retourne et jette et passe à coté ou au loin Assis s’il le faut il faut prendre la mesure des arbres et de l’eau Le roulant le tonnant dans la bouche l’emphatiqueLire la suite « épier »
incessament
C’est à dire qu’il va / avec un foudroiement de cabale / vers ce qui lui est incompatible Frappé dans l’inadéquation des foudres / il reconstitue les essors des enfantements
cou tordu
eh quoi ! être poète, n’est-ce pas tordre la colère à la couillonnerie qui chavire/ le charivari rue quand une vache vêle / odeur sensationnelle des bouses / Agapes destitutoires / d’un mot rappé apparait comme un sabotage alchimique / des glycines l’essence des portes qui grincent / l’antre quand passent les mots qui ouvrentLire la suite « cou tordu »
lady with a broom
La langue: mémoire d’usages communs. Finalement qu’est ce qui est « mémoire » ? Est, ce qui ramène et que certains partagent , à leur insu , sans qu’il y ait conscience de se souvenir, La mémoire, une ligne d’eau que nous descendons, au seuil, le moment d’avant et que surgit les fils emmêlés, le flot etLire la suite « lady with a broom »
lettre au matin de la lumière
Et voir un matin se lever être témoin au soleil à la barre citer ce qui en lui serait contradictoire on se réveille au matin dans la lumière jambes et paupière refuseront de se fermer seuls le soleil et l’oiseau dictent la journée nous allons lui opposer testament de fer demeure de pierre ligne inflexibleLire la suite « lettre au matin de la lumière »