épier

Sans fin faire le tour de l’arbre pour arriver au point

Où l’eau contourne aidant la pierre aidée du courant

Tourne et retourne et jette et passe à coté ou au loin

 

Assis s’il le faut il faut prendre la mesure des arbres et de l’eau

Le roulant le tonnant dans la bouche l’emphatique et l’oubli

 

Zoran Music
Zoran Music

 

invitant à la marche

allant du plus suave à ton excavation par les chemins offerts au vide

survoler

 

 

les ombres parallèles du contrefort sans omettre l’adoucissement

 

grave un calame pour seul vaisseau

les voiles tendues de la pierre et les cheminements des sables gravir les graviers les pas allant

 

des enlacements de l’un à l’un

ruisseau menant à la pente dressée  les étendues invitant à la marche

 

le ravinement incline

une ligne relie le propre et le couchant le glissement le tendre de l’éboulement

 

la douceur de ces tranchants

les brisées de l’épanchement

la terre n’étant que le passage

 

le dessin est divination

j’aime tout ce que je mange de toi j’aime

une ligne est beaucoup plus longue qu’une ligne

même quand elle n’est pas décomposée en petits bouts

reste un gout de froid

je mange tout ce que ce que j’aime de toi

je vois ce froid dans le froid dans l’argile j’aime aspirer le four

 

je serai peut être sauvé de mon cauchemar par ce crayon qui tourne et applique son tour sur le papier et ma vie en ressort reformée

entaille une place dans le monde assis sur cette pierre surplombant ce dévalement

les houles des collines cistes et bruyères permettent une place à la pierre d’où chanter

une mélopée répétitive comme cette succession de plant agité par le vent et que traverse les drailles comme des vagues l’océan

je ne tentais pas de les écrire plutôt le son de ma voix dans le vent plutôt les boire et t’aimer en songeant à cette danse oscillante charme des branches

buissons ardents éteints ont pas encore enflammés mon amour pour toi dessine le trait en vague tente de cerner l’indiscernable

cuire le ciel animé d’un souffle l’échine et le doigt

ma voix secoue les collines les ailes des anges battent la mesure sur mes cuisses caisse de résonance

je suis assis sur le buisson j’avoue que ce n’est pas confortable

je ne broute pas ni ne mâche le travail de cerner l’espace entier le réduisant à ma vue

esprit buvard

tiges en tous sens éliminant la pensée même d’un sens embrase l’espace vert

l’eau persistante pour le sol les bêtes y boivent j’y piétine et poursuit le chemin touche carmine et respiration d’oxyde la terre est rouge

la nuit ce sourd l’humide la terre sournoise

abscisse ou armoise le nom les couleurs dissonante du pourpre au violet nocturne s’étiole

dehors l’accroche des rocailles la laine des troupeaux et toujours la répétition

écrire dans le dehors après avoir lavé le regard le crayon rétabli

raccordement sinueux des frissons de l’étoffe entrelacement des divinations de l’issue vespérale

rétablir les points d’acupunctures de nos vie fait croire à l’existence des vides quand c’est d’attouchement qu’il s’agit

la sombre cachette du soleil fourni un trait épais le buissonement des ardences

t’aimer signifie aussi que le ferry soit à quai et que je revienne et tu me devines

ralentissement du pouls quand je suis un arbuste1_1000

les arbres juste un chemin traversé des nivelles font un rythme de voyage le clos de la boucle

une touche imperceptible le bouton d’or redouté que je flatte en tournant ex-allant l’arythmie d’un soleil survivant à la nuit

tombent la soie et l’eau ravageuse des genèses de l’apaisement surpris par l’orage tombent la soie et l’eau

la réclusion de la saveur écarlate surprend l’ordonnancement de l’écorce la sève redonnant son sens au mot source