Deux allongent un pas bien majorquin Deux si sont tout seuls au monde Nagent au bassin d’amourachement Deux feuilles hirsutes de pluie rouge Veine qui brûle deux feux sur la pluie Grelots d’eau résonnent à ventre joie Deux pas pressés aboient s’enlaçant Deux fous élus viennent de s’élancer
Archives de l’auteur : Lamber Savi
La pluie
La pluie semble inscrire le monde dans une partition de notes, coquelicots et basse-cours se fanent, l’eau s’empare du monde en digression sans lenteur ni rapidité, selon, elle nous tend un couperet coupe ou recoud l’étrange disparité du jour, plutôt ces baquets d’eau nous arrivent en fracas sonore. Visuellement, grillages, plan, coupures, rêve ou craqueluresLire la suite « La pluie »
Dénoter
J’ai quitté une terrasse pour des lacets de collines. Une terrasse dans une maison, ou attenante, j’aimais y vivre. J’y avais planté un bananier, je l’avais laissé dans le pot. Il ne faisait pas d’ombre. Dans la colline, le chemin que j’emprunte est bon pour les chèvres, c’est un torrent et je me saigne auxLire la suite « Dénoter »
L’erreur veille
Pour ne pas dormir du sommeil du mort, dire ce qui vient à l’esprit avec la charge électrique de la baïonnette qui rentre dans le ventre, sans métaphore accompagner du cri ce mot qui monte et vient au lèvre, il se doit d’être juste. Qu’en sait on ? Un mot fait déclic, il éveille leLire la suite « L’erreur veille »
Basculement
Entrer dans une lumière prend possession, elle a un nom, un corps , Une âme , une brillance intérieure bâtie des murs où l’on peut voir Les vies non par l’occlusion seule mais la tension révèle deux tiges absolument amples d’espace contiennent le mouvement vers le mur qui brûle, il faut la suivre, de là,Lire la suite « Basculement »
Cela vient se poser. Dehors il y a des bruits et aucune dramaturgie. Les mots viennent à la bouche et se noient sous la langue. Le son dans la lumière traduit en terme de goût. Il y a les fruits que l’on coupe en fines lamelles comme la femme dans la cuisine tranche la racineLire la suite
Lumière verte
Aussi décider de cligner des yeux espérant faire tout cesser protéger de la main qui écrit (la gauche) Faire éclore dans la coupe respire Dans la paume la chlorophylle le rond de ce ventre Après tout de la tendresse creux de la vie Il y avait la menace, Ces quelques mots étaient terrible.
on wings
Arrivé le regard cerné dans cet aéroport, cela faisait si longtemps que je n’avais pas secoué mes poussières dans la pure joie de la vitesse, mes vêtements ne se sont plus froissés, il se sont élargis avec l’air du soleil, je me suis rapproché du trou d’ozone, la lumière si proche de mes mains queLire la suite « on wings »
Débrayer
Même quand je capte au vent, j’ai conscience qu’écrire est au delà de la description. Même le confort d’être accoudé ou lorsque je me gratte. Même quand je pose le pronom personnel et que je me situe dans le processus de la phrase établissant un point dans l’espace, je sais que je me trompe. OùLire la suite « Débrayer »
SeonGhi Bahk
Il ne s’agit pas de soi. Je m’arrête donc à un seuil exclu du connu. Je suis entré happé. Rentre dans un espace qui est blanc et donc est tout. M’applique à évacuer l’intention, le temps est la disponibilité, il n’y a pas encore de tension, l’espace est dans le prolongement de la fragmentation contemporaine.Lire la suite « SeonGhi Bahk »