Poème

Deux allongent un pas bien majorquin Deux si sont tout seuls au monde Nagent au bassin d’amourachement Deux feuilles hirsutes de pluie rouge Veine qui brûle deux feux sur la pluie Grelots d’eau résonnent à ventre joie Deux pas pressés aboient s’enlaçant Deux fous élus viennent de s’élancer  

La pluie

La pluie semble inscrire le monde dans une partition de notes, coquelicots et basse-cours se fanent, l’eau s’empare du monde en digression sans lenteur ni rapidité, selon, elle nous tend un couperet coupe ou recoud l’étrange disparité du jour, plutôt ces baquets d’eau nous arrivent en fracas sonore. Visuellement, grillages, plan, coupures, rêve ou craqueluresLire la suite « La pluie »

Dénoter

J’ai quitté une terrasse pour des lacets de collines. Une terrasse dans une maison, ou attenante, j’aimais y vivre.  J’y avais planté un bananier, je l’avais laissé dans le pot. Il ne faisait pas d’ombre. Dans la colline, le chemin que j’emprunte est bon pour les chèvres, c’est un torrent et je me saigne auxLire la suite « Dénoter »

Basculement

Entrer dans une lumière prend possession,  elle a un nom, un corps , Une âme , une brillance intérieure bâtie des murs où l’on peut voir Les vies non par l’occlusion seule mais la tension révèle deux tiges absolument amples d’espace contiennent le mouvement vers le mur qui brûle, il faut la suivre, de là,Lire la suite « Basculement »

SeonGhi Bahk

Il ne s’agit pas de soi. Je m’arrête donc à un seuil exclu du connu.  Je suis entré happé. Rentre dans un espace qui est blanc et donc est tout. M’applique à évacuer l’intention, le temps est la disponibilité, il n’y a pas encore de tension, l’espace est dans le prolongement de la fragmentation contemporaine.Lire la suite « SeonGhi Bahk »