Il faut rechercher ce point d’embrayage où la journée cesse d’être la journée pour se recoller, au temps, plus ambigu, enjambant ce qui semblait en collectant les secondes un peu répétitif et sans marque propre, se confondant en ligne indistincte et est plutôt morose. Aboyer, geindre, se mettre à hurler, miauler, se jeter du toitLire la suite « et creuser un trou »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
Portrait de l’endormie
C est une naufrage entre les briques les jumelles permettent de sangler les vides le rouge à lèvre est peut être dans les creux X Je baille l’eau maintient le naufragé D Semble refermer le sable cap au piment il fait nuit dans le gris deux baguettes abouchent la crevette G Une feinte entre lesLire la suite « Portrait de l’endormie »
Muette sur la lettre
Passé de l’autre coté de la barre poudreuse de rouge le chemin d’ocre ou le pole aussi haut qu’il semble possible avant de tomber La pluie et la brume ça et là des amas de matière brumes noirs coulées blanches ces accès du monde où l’écriture transpire des laves épargnées Ce sont des iles l’ordinaire deLire la suite « Muette sur la lettre »
Alangui
Dans la grande pièce la baie vitrée ouvre sur un espace, un espace tout blanc ou clairvoyant, que je sois dehors ou dedans, mais si j’étais un chat je ne décrirai pas mieux ce bonheur d’être alangui. Perché sur le haut de l’armoire, le maitre de maison rentre ou une araignée passe, dont le trajetLire la suite « Alangui »
On a vu la cime
Cela résume le jour, un éclaboussement d’oiseau sans qu’il neige Du haut de l’arbre comme une forme de conciliabule bien sûr des Dieux ou des génies ou la Lumière on parle encore de la conférence des oiseaux. Pour arriver jusque là il a fallu être les troncs être les branches les mousses et les écorcesLire la suite « On a vu la cime »
Madiba
La marée sud-Africaine ratisse les plages de la modernité. l’heure n’est plus aux bidonvilles ni aux meurtres de race, où l’est elle ? L’est elle car la vie devient, c’est de là qu’elle provient et inlassablement y va, comme la marée. Une vie entre des barres, j’ai lu les carnets, mentalement fait feu de toutLire la suite « Madiba »
Monde animal
Les poussières attardées frisent dans les recoins des lueurs Les motifs de pierres sont comme les dents de la mâchoire Devant nos yeux se déroule la complicité du monde animal
abime qui déroule
Il y a un territoire qui ne nous est pas donné, il traine comme une ombre, plutôt il est l’ombre lui même ou il est l’éclairage. Il n’est pas la chose , il n’est pas ce que l’on retient. Ce n’est pas tant de parler du squelette, les histoires et les péripéties, la forme desLire la suite « abime qui déroule »
éternua
Je suis fait de la matière la plus sonore, l’air passe à peine par les espaces laissés libres, la vitesse et les fibres de chair ; le mouvement du train me secoue. Je parle. Certes les mots me complètent. Je requiers l’illumination. Ce que j’ai pris l’habitude de penser comme me définissant, ces moments quiLire la suite « éternua »
rétréci
De toutes parts de telles contraintes que je m’en sens tout rétréci. Sans que le monde en perde son importance, sa dominance m’oblige. Il n’est nul besoin d’écrire. Est-ce une parenthèse accolée au monde, une parfaite concordance, le monde et moi quel consensus et respect des formes ? Il fut un temps où je lançaisLire la suite « rétréci »