Archives de l’étiquette : poésie
Patte au lointain
oui mais moi j’ai toujours pensé que la plus belle eau remontait des profondeurs les plus lointaines j’ai rêvé de continents j’ai tendu l’oreille pour saisir des bruits de langues et derrière toute la face un monde en mouvement éclaire le mien, lumière étrange qui ne cherche pas à éclairer, mais irrigue j’ai vu lesLire la suite « Patte au lointain »
peau d’Ekwos
-Peau à la poursuite être vivant par conséquent pas cadavre ) pour autant la truite est dans le torrent grand vide dans les silences araignée tes pattes attrapent le vide l’eau débat sans clameur une ligne effleure le monde et s’en va une fleur avale sa tige feuilles l’innocence nervurée saisit la terre dans laLire la suite « peau d’Ekwos »
vers s’aillent brandir
Les grands livres et la bonne façon d’écrire, qu’est-ce ? Le français cette vieille langue en fait si récente, de cour, le suzerain, astre commandait au langage, requérait des bouches qui proféraient un style, une parole délimitée qui ornait, une « beauté » qui soit avant tout un acquiescement, alors les malins et les mutins préféraient laLire la suite « vers s’aillent brandir »
stirring the ashes, J Rothenberg
STIRRING THE ASHES sun bear moon buffalo THE BEAR ROBE had no claws MIDWINTER VISION paddles & ashes EVENTS fire a riffle * touch the sun THE BEAR his paw up to the sun BEAR DANCE snort snort berries THE PUMPKIN has a lake into it THE BEADS seen in my eyes- with many colorsLire la suite « stirring the ashes, J Rothenberg »
ploie le temps ce quil en reste (remnants)
si l’ ours et l’humus des hêtraies grise face de pierre polie et vingt sentiers font une taïga d’hiver vers une douce pas trop rude quand pas de plume cree grogne ni rend shoshone dans la huitième nuit blême bleue de loutre et mer pluie que trois pour une soupe j’outre ni crire ni rireLire la suite « ploie le temps ce quil en reste (remnants) »
kare gibson roc
kare gibson roc, posted with vodpod
ile umber sombre sonde rise peau large sans terme nez yeux lèvre rêve sourire palmier dérive des continents © manuel Figueras, mural cultura II
I as we
I [top of the tree] mashes leaves Lire la suite « I as we »
traverse en Zar
et timidement propulsant paleofolia s’il faut fébrile un bruit de parole le battement papille le on de nos langues affolé la toux de nos bras s’arrêter écouter poursuivre nous reboussole et de fil en fil un ricochet parole chuchotée craie un navire accoste détonne étonne tonne et nous nous enflons libellule ventre en nous mêmeLire la suite « traverse en Zar »