vers s’aillent brandir

Les grands livres et la bonne façon d’écrire, qu’est-ce ? Le français cette vieille langue en fait si récente, de cour, le suzerain, astre commandait au langage, requérait des bouches qui proféraient un style, une parole délimitée qui ornait, une « beauté » qui soit avant tout un acquiescement, alors les  malins et les mutins préféraient la scène et les taillis, les envies des bardes enfermaient dans cet enclos un bétail rageur et saugrenu l’ulcère des courbêtes.

L’écriture écrite, ou se perd dans les bosquets et les clôtures , les chemins qui y mènent, la musique s’enferme aux closets, le vrai vieil air botte la dentelle, l’écriture aujourd’hui suit les traces de ces élégances travesties, poudrerie quicache la soute à canon

Ce singe s’en est emparé il s’en accoutre et fait rire il s’amuse, la moquerie lui est attaché, singe il n’obtempère pas,

le style est la marque du pouvoir

ou alors la volonté méditative s’est frayé un chemin et n’ose encore ambuler qu’à couvert, au grand jour seules les plantes tentent d’échapper au sécateur, les forêts sont des lieux des affranchissement, le danger est tapi et la nature à pleine gorge raille.

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