danza de la paloma enamorada

danza de la paloma enamorada

Atahualpa Yupanqui , poète et musicien argentin: (préface à « airs indiens » ) Il revendique et assume hautement le double héritage des aïeux qui lui « galopent dans le sang » . « Mes forces me viennent de loin dit ATAHUALPA YUPANQUI . De la la vie libre de la vie libre conseillée par mes ancêtres basques, du silences de forêt et de pierre que mes ancêtres indiens mirent comme un dépôt sacré dans cette étrange caisse de résonance que m’a donné la nature en guise de corps et d’esprit … et je me suis trouvé face à un long chemin, attaché à une guitare, me disant que c’était là une énorme responsabilité. Et dans les limites de ma capacité moins forte que ma conscience j’ai pesé chaque parole d’une chanson, chaque couleur d’une copla, chaque sentiment qui attendait le chant pour fleurir. »

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Mes souvenirs me rabrouent et remontent le fleuve, vieille masse d’eau sinueuse d’air , méandre nostalgique, ample robe en peau de liane tu n’en finis pas de me hanter, toi femme d’errance, il s’échappe des planches comme une trouée à la surface de la vase des algues en constellation se tissent en étoffe verte et puante

L’homme, assis, sur le bois pourrissant, vieille flute percée et casserole endiablée, ton bateau s’arrête à mon port et je me souviens, je me laisse aller les pieds dans l’eau claire, l’iris noire de robe, baie perdu dans la traine du ciel effilochant sans fin  l’air vague, la traine de deux rires fusent comme un pétale arrive, camélia, femmes noires, orchidées en goguette, déhanchement comme en un drapé de velours

Mais la voix porte le sanglot ridé et ouvre les épaisseurs de terre – l’herbe à perte de vue

 et tendre la …

  • et tendre la main

    soudain

    ramasser fort le futur à terre

 

bleu de pèche

la tronche allongée dans les bretelles
le bouchon s’amuse à tire-bouchon
dans les branchies ver et  hameçon

panique une goutte de pluie
sur l’étang une larme de pécheur
le héron a pécho une carpe

à tire d’aile et la carpe au bec
faut il en rire
si la tanche n’est pas étanche

cartons dans la brise

mon nid se remplit de cartons
la branche plie
la touffe verte obéit au tronc
autours senteurs des sushis séchant

des grosses mouches nous narguent
tentent de pondre dans la confiture
soupirs tandis que claque la tapette

la mésange bleu du nid du dessous
hurle au rouge gorge d’aller se ….
la grue cendrée fait des ronds dans l’air

vermoulu l’arbre d’à coté craque
en tombant écrase les jeunes pousses
la chouette réveillée a une bosse

Le bruit et la fureur

Et si c’était le bruit et la fureur, l’étonnement du monde sous le bruit des hélices, si tant est que muet gronde et la fronde arc en ciel et la mer plate,  désormais une pluie fine inaudible, cambouis d’ une séquence urbaine, on le voit à ses ongles dans les taillis du silence qui écorchent, cambrure des marches hertziennes  dans les soutes des cargos, symphonie métallique et bruits de marteaux prudemment assénés quand assis les jambes dans le vide les yeux nageant vers l’ile ce détachement illusoire des marsouins en manœuvre. Il fallait s’y attendre seules les claques sur le corps révèlent les moustiques aussi près du chant des sphères qu’il est possible, le casque dans la boue, le guerrier du bout d’une clope entrevoit l’absolu. Sans absoudre ni dissoudre le moment où son père et sa mère et même le président et le boa constrictor bêche dans le pré un carré de   60 sur 40  où cacher sa libido en cachette de sa mie. Dans toutes les langues, il  y  faudrait toutes les langues, tant et tant de phrases ne parviennent à me taire mais dans le silence d’une seule, un coin, une cachette où entendre lové sur moi-même l’éclatement de la douceur dans le plus simple braiement d’un âne amoureux et non un manchot qui jabote. Coin d’ombre entre deux poteaux les barbelés d’Auschwitz ou de Dachau en septembre avant qu’ils n’arrivent sinistres casser l’ambiance, quelques vaches paissaient et le vent gémissait.

L’étendue interminable avant que minables n’hurlent les stukas.

ce n’est pas la vie qui se détourne ni qui délaisse, c’est seulement qu’elle a fermé les yeux. Seulement un moment humé l’air ailleurs, s’est gratté à un point qui démangeait, s’est levé faire la vaisselle et s’est perdue en chemin.

C’est l’étranger dans ma proximité pour un rien, un mouvement d’humeur ; les ai refermés, lourds, ils se sont obscurcis, c’est éloignée en chemin l’illusion d’une éclaircie, l’invite d’une vie douce ;  les paupières sont retombées, un rêve.

Mais la rosée près de l’étable, un vélo jeté et la rouille sur le guidon, une ronce dans les jonquilles et le sang d’un géranium ;là entre deux arbres, la lassitude m’a fait m’assoir,

je chantonne un air qui ne reviendra pas et je caresse le chat

Castor & Pollux

Immigrating on a floating cabin on lake Michigan Geee! I love Lake Michigan ! C’est pollué dis-je – moi aussi dit-elle – se repollenisant (couche de mastic sur la face et rimmel on top) — silence—- révélateur —- chambre noire et rideaux tirés sur le corps à corps phantasmagoricosexuel diurne –

ah oui quelque chose quand même la pollution!

disait Castor à Pollux un dimanche (soir) à Chateaugay pas loin du lake Michigan (une tire à vol d’oiseau) au milieu des poisson-chat(s) crevés flottant sur le ventre gonflé de tétrachlorométhane et souriant béatement des deux globes gonflés aux sirènes de police painponpinpanpanbingvroum (vie citadine anodine vite résumée en six-coups) freaky ! gémit le seul saule encore debout pas parce que Pascalien mais parce que non encore décimé par les pluies acides

Deux indiens arapaho pagayant en rond à ras de l’eau  feather in toe et paddling en canard se fendire à ce moment précis la gueule et sombrèrent à quelques encablures électriques dans la rivière et ayant échappé à la vigilance du Board of electrical survey mais pas à la queue des castors carbonisés qui faisaient penser à des merguez trop cuites___ interdites ainsi que le camembert et la panse de brebis farcie sauf si sous vide ____ ayant échappé à la vigilance des customs et du service de l’émigration clandestine  ceux ci étant soupçonnés de se reproduire même si carbonisés —confusion regrettable c’est de notoriété publique avec les pâtes à la carbonara

Un écriteau suspendu à mes fesses — on peut y lire :

be back in no time, possibly a lifetime le temps d’une fondue ou d’un cheesecake assis sur mon ile assis sur un barril au fond de ma cabin deux bouées percées sur Le Lac Michigan

assené à l’île

Les rames continentales sont restées à flotter dans l’indéfini j’ai mis le cap vers l’espérance et )à la nuit j’ai lancé la pirogue

les étoiles scintillations des restes du jour j’ai chéri les histoires me repérant aux trous noirs et m’agrippant aux filins du voile bleu nuit

je me suis jeté en pâture ligne m’enfonçant dans les fonds ne distinguant plus que les scintillations

l’acupuncture des rêves bois blanc qui flotte

les chants magnétiques quand tètent les sirènes

les histoires en boule galaxies comme massage

respirant par la tranchée les vols au vent

nageoire parallèle de tous les noms aqueux

les gouttelettes de brume mes amantes

me brûlent le firmament au bain marie galant

de tous les horizons la houle irréfléchie insuffle aux draps le sommeil la coque coco hisse le voile de pagne le bois troue la profondeur élève l’association céleste à la proue des voix berceaux

quand au matin j’ai crié terre jeté  doucement en eau de lit le lin sur le rivage les larmes comme des vagues me lèchent la fatigue langue de corail et le ressac libèrent l’immense au roc

l’ile du lendemain

cape la passe

être de ce terreau là dont l’ombre de la cape ensanglante par avance le poil
finir par être au monde comme on partage cette fin rien d’humain l’autre en étant une part de soi participe à la mort
entre les deux, écart et déséquilibre par où s’engouffre la lame
cachée mais que le geste avoue préméditée
ce qui ne veut rien dire
que l’ on se survit par une prouesse qui met en jeu le geste dans quelque chose de nos confins des bords de notre forme par lesquels la blessure pourrait renier ou rallier
l’exclusif est réducteur c’est à quoi s’applique l’homme la bête qui ne comprend que ce que l’éclair semble entrevoir de l’ordre immédiat apparenté la dévoration si l’on admet que la masse rencontre la masse et englobe
du premier attachement au lieu et à la langue l’un va au monde, l’humanité à l’animal draille à soi
élargir l’être de
et savoir que c’est de là que tout provient, que l’on en porte à bas les couleurs revers de l’ombre mais que là commence la construction de sa présence dans cette passe à la mort qu’à l’ouverture quand le mouvement procrée la lumière

hot burritos

écrit pendant la pause midi au resto ou j’avais pris mon ordi , d’où les traces de doigt et les tâches de sauce sur le texte qui suit:

oui mais foutre à la porte les étudiants et travailleurs étranger quand soi même tous et autant qu’on est on est  tous des étrangers !

MOI JE SUIS BASQUE ESPAGNOL NE EN FRANCE dans la Navarre que le Béarn apontat

et donc faveur ultime ressortissant (quelqu’un destiné à ressortir dans le process de la transgression temporairement suspendu comme le pas de la cigogne autre allusion à la brumeusité des frontières là où le fleuve et les nuées des nuages s’entremêlent aux  casseroles vides et brûlis des montagnes des camps de réfugiés et des mariages des deux cotés du fleuve, le filin du passeur orné des fleurs de l’hiver et de la corne muse

laissé pour compte et éloigné de ces subtilité je fus PROMU à LA NATIONALITè FRANCAISE,  par décret du PROC mes ascendants ayant décrochés tombé du train ou tel moïse la Mouise un gros coup de pied au cul m’ayant niqué à travers ciel vers les universalités bourgeoises je fus convié à m’essayer à la franchouillarité, révolutionné et enluminé par l’oracle des Lumières récuré par les illuminations rimbaldiennes des  ors

tampon entre les pages d’un document inaccessible veuillez lire FRANçAIS donc éTRANGER car le mille feuille comme le mille-patte s’étalonne de part en part et dévale les collines qui chacune déverse son dialecte en chapelet le tout sous un béret pluvieux originaire UNE PIECE MONTée , comme on dit la mare aux chaussées qui distingue entre les gens d’ici les gens d’ailleurs les pointes d’accents les basanés, le mahagony et le lambarena on n’en finirait pas d’inventer des nouveaux mots pour signifier qu’on glisse de l’un à l’autre comme dirait l’autre alors que l’on est déjà plus soi et s’épanouit le rire ubuesque du HOT BURRITO, CHURROS Y CALVADOS UN DOS TRES et la tramontane et le larme à taon qui à Marseille l’hellénistique me fend le cœur d’un pique AS sieste

MAIS

quoi qu’étranger depuis l’invasion des indoROpéUN  ET QUOIQUE LE MELANGE GRANDE pARTOUZE soit more fun du coté du channel où l’ultime bouillabaise anglosaxoneceltiquepictocymrunormandoromainetdanoisesans compterlesapportscommonwealthiques et mégalithiques ceux de l’Ile de Pâques mais je m’égare le tunnel sous la Manche Donquichotien ni ceux de l’ile d’en face et j’en passe ayant et c’est là que la logique rejoint la fiction hérité en partage de la région aquitaine , d’autant qu’aqui c’est ici et l’acquis soit dit en passant car on passe pas qu’à la belote mais plus vulgairement on passe et repasse le long de la Garonne c’est un vrai défilé et Carolus Magnus peut en témoigner

sachant bien que :

deux points ouvrant les guillemettes

avec ce qu’il se passe au pays basque , je peux vous dire que s’il faut se définir comme étranger ou « pas étranger » et ben :  je suis ETRANGER ; MOI et ce que cela recouvre moi mon âne et mon chapeau et mes Ancêtres spécialistes de l’outrepassement des frontières ;

la contrebande bandant sans débandadade

surtout quand  j’aime et j’aime et ai ai vécu en Angleterre en Irlande in Wales, Que j’ai bourlingué ailleurs le long de l’Orénoque et pas qu’en rêve ni en pirogue si j’ai voulu immigrer en OZ et NZ , amoureux des antillaises et de leurs fortes épices foulard mon beau foulard ne vois tu rien venir toi que les cases de Guinée ont par le sas de Gorée ont transporté outretombe, outre vaisseau et outre-Atlantique,

passionné d’AFRIQUE,

supporter des abos d’OZ,

Du Nunavut ,

adepte Georges Dibbern, H Miller, John Berger qui se foutent des frontières et que je rejoins là en terrain neutre, à cloche pied entre le Pic d’Ossau et les tueries de Roncevals
POLYPHONIQUE à la bouche un arc à corde vocalisant et les tambours gwokes

des pygmées,

MOI, je sous-signé, Pyrénéen malmaxant du regard les irlandaises guincheuse dont le regard et les long cheveux ondulés et MOI malheureux amoureux  d’une anglaise elle même vivant ailleurs (en tout cas l’ai été pendant longtemps)

QUE VOULEZ VOUS QUE JE VOUS DISE ???????

long after time

le temps n’est rien à éclaircir, entre les ombres, claire, diffuse la roche mesure l’obscurité, la masse diraient l’opacité mais les mousses et les fougères s’y glissent, accrochent et rendent à la surface la douceur, le pourrissement donne au sommeil la force génératrice

démocratiquement ou au plus offrant, libéralisme sauvage de la clairière où le bullldozer loin de dozer, lire sommeiller, est à l’affut chasse que le sanglier mégalithique même à terre malgré le lierre repousse de ces dents, 44, symbole de sauvagerie pacifique, les lignes se hérissent impénétrables caressent la lumière établissent un flirt redondant au végétal la pierre conserve la lumière, la nuit s’insinue sans sens

le refuge temporel

on  peut s’y assoir

sentir l’eau couler en cascade et conter les histoires des rides, contes du talent qu’absorbe l’humidité créatrice, mémoire qui rappelle, appelle et remembre

on s’y sent à l’abri et les oiseaux commune de leur plumes, accordées aux feuillages y chantent

la lumière s’évade jaillissement comme de cristal de la roche à l’air et rejoint le lieu, le seul, l’herbe stagne