blast walls and all that does not remind of a camp

But for now, I walked into the slightly mournful light towards Jack’s house, avoiding looking in the place where my house had been.
There’s nothing there, mate, Sheridan said, nothing but the chimneyin the middle of a lawn. I can’t go there.
Jack’s rebuilt house, being constructed in true de Selby fashion, still had no more walls than the previous model. Its one solid wall was blind and windowless, politely turning its back on its neighbour. Jacks’ place faced out towards the estuary, and thus, sitting on the steaming hot tub, I was able to look down to the mangroves, up to the high darkening escarpment, but to have no physcal reminders – if you can discount the silhouettes of dead trees on the clifftops – of all that had been lost in the fire.

………….

Years later JL rebuilt the house. He devised a system of shutters sowe could batten down against the brutal westerly but, being a follower of de Selby, he also, worked to remove any barrier between the room and the world outside. The shutters and the windows all slid back and tucked away as if they were not there. The railing slid down too, so when the building inspector had left  there was no physical or visual separation between inside and outside .
What about mosquitoes? Even as I asked it , I wondered if Jack really understood. He had always calmly coexisted with mosquitoes, tics, leeches. (fifteen years later, by the lantern light out on his deck, I would see Jack and Brigit’ four years old bravely attack his own foreskin with a pair of tweezers.
Well said Jack, it would be criminal to put flywire over that.
Jack, I’m not paying all this money for mozzie bites. … as I lay in bed and looked through the jacaranda to the water while Brigit’s gossamer curtain just …. breathed.
The room was a civilised abstraction of Jack’s camp on Pittwater where , once the tick had been safely removed from the foreskin, we sat feasting on the crabs he and the kids had brought in from their trap.
You always hated the westerly, Jack laughed. S you tell the story of the lamp flying across the street, I’ll tell you the story of the southerly, and we’ll be square. But i think we should do it in the boat and I also think you should what it’s like to catch a kingfish. No book about Sydney is complete without a kingfish.

from Peter carey’s 30 days in Sydney, a wildly distorted account

Paz

là où les mots se cachent quand la page reconduit les lettres

lire ne mène plus il faut deviner et laisser se laisser guider

murmurer  le futur et recomposer

 

ce n’est que par la poésie Casa del respiro de spiritu sanctu que brille le matin dans les yeux d’elle que j’aime

Parce que mon sexe cette nuit a rivalisé cette nuit avec mon âme pour te tenir serrée toi dont je ne sais comment se fera la rencontre,  je me brille de tous les feux et s’incarne par toi la poésie, qui reste sur mon front, resplendissante.

La Lune sous le halo semble suspendue pendue au piton l’étoile du Nord, la broderie,  le halo, les brumes suscitées par la lumière disent que la nuit est de velours, cet écrin que j’ouvre en même temps que les jour, les grain de peau au filtre de l’eau, nécessaire en filet pur entrouvre la nécessité de comprendre la meurtrissure par la Poésie, les accords dansants de la lyre  quand Orion charretait – s’illuminant à l’infiniment nourrissant il était évident que la poésie était le seul chemin valable capable d’irradier la souffrance, pure dans la joie, la reconnaissance – l’illumination, cette cause première d’aveuglement, pouvait suivre mais dans le calme paisible la certitude alors même que les membres se livraient bataille un immense champs de bataille maintenait l’obstination à s’ouvrir et avec lui toi se fiat lux s’y fiant – certains du coté de la Russie ou résistance à l’ordre ou à la communion, à l’étendue finissante, au plus intime de son évanouissement, voyaient les corps célestes briller dans l’olivier et se lèvent dans le brin qui s’enflamme, la sensibilité cela voulait dire et dit toujours dans l’infiniment grossissant du présent par la bouche qui dit oui dans l’eau qui coule limpide de la blessure la sublimant permettant en refermant les chairs ce baume cette échappée dans la santé de dire non maladivement mais en commencement

la Poésie cela est de commencer

non de nier, d’actualiser

B Komorn frayère bleue, photo L>S

Tu, dans la main trace la fleur étoile, de bleu sur fond de blanc ce carreau s’adressant comme dans la conversation entre toi à moi aux hommes et nous faisant femme ramenant les jupes par Orion vers les genoux de l’Univers,

qu’est ce que ta souffrance ? ta meurtrissure laissée libre dans l’élan du Geste de la péri sphère cosmique l’équation ramenée au partage dont tu te trouves charmante ton Don donnant atteignant la réparation devançant d’un chouillat le hiatus, la hâte et les retrouvailles quand dans nos bras la nuit s’évanouit faisant place sous l’oracle à la lune.

Réveille ce qui souffle et respire ta voie lactée dans ta voix oculairement tes mains y pourvoient et glaise jetée à l’air pour mieux faire et dans ce moment présent de l’éternel

je me réveille et de la dureté de mon sexe l’irrigation cherchant à t’atteindre  traversant la nuit j’illumine de mes giclées la voie lactée, la vois tu ? le divin abreuvoir

Le palmier m’annonce qu’il fait jour et que je dois partir, je ne passerai pas l’aspirateur, quelle curieuse façon de te l’annoncer, mais je dois me mettre en marche

je prononce les mots, de grec s’accoudent à l’hébreu

ce n’est que de toi, dans mon corps, les étoiles

elles fulminent de te savoir non encore arrivée, je leur dis patience mon cœur, elle arrive, je lui envoie cette missive digne de l’impératrice mon balluchon pend à la lyre comme un présage tombé en lettre de feu du ciel ta présence est requise pour que je puisse me

consumer

assumer

m’emplir de lumière

ce n’est que par la poésie Casa del respiro de spiritu sanctu que brille le matin dans les yeux d’elle que j’aime

kérosène les Dieux se nomment en majuscule prémisse de la majesté

institutrice de nos Amours

naître n’est rien sans resplendir

t’écrire pour que brille et tes yeux et ma vie

vive

ποίησις

Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’oeuvre, celui-là sera heureux dans son activité (poiesis). – verset

Ἀριστοτέλης déclare vsou dans POIEiN par PRATTEIN ou contre 

Le verbe poiein, précise le philosophe français Maurice Blondel, «s’applique à toutes sortes d’opérations, depuis celles qui modèlent de la glaise jusqu’aux réalisations les plus hautes de l’artiste ou du poète. Mettre les mains à la pâte, sculpter une Minerve, incarner la pure poésie dans la précieuse matière des mots évocateurs et des sons cadencés, c’est toujours exercer ce métier de fabrication idéaliste qui a fait définir l’homme: homo Faber. Le premier jeu de l’enfant, c’est de manier les choses pour construire l’appui ou l’appartement de ses rêves. Et, à partir des outils les plus rudimentaires du langage et de l’industrie jusqu’aux créations les plus libres du génie, partout se retrouve une matière animée, transfigurée, sublimée par l’ouvrier humain, dominé qu’il est par le besoin de refaire le monde à son service et de réaliser un ordre répondant mieux à ses aspirations.»1

http://youtu.be/QdbOzgw4R4o

Σ’ αγαπώ

!chut!

ces poèmes que j’ai écris que j’ai pensé dans la nuit  ont suivi le cours de mon sommeil s’arrêtent là et courant là l’air s’éteignant et réveillant s’atteignant prolongeant la douceur des draps que de mots j’ai laissé être douceur pour ne pas déranger mes mots de nuits éphémères les couleurs de ces vagues les pigments

Nébuleuse les poèmes sont mes embrassades vers toi mes poèmes

de lin sont cotonneux le  couvre-lit le plat des plis ressemblent à mon rêve, le blanc piqué me renvoie à cette grande attention dans le même ton la broderie se fait imperceptible me renvoie à l’ indissociable que tu es pour moi indissociable parce que si finement tissé brodé piqué à l’affinité

cisèle

bien sûr la force des rouges et des ors la pleurésie orientale aux murs le sacré rappel rappelle quoi la joie arrive ce qu’en tendant le respect la lumière parée des lavements dans les cuves de la réjouissance célèbre

brancusi_sleeping muse

Un hommage là où l’homme se tend vers le soleil là où la femme dirige les rayons vers l’entre-deux cuisse au creux des seins ou à la pointe, peinte mosaïque pente d’effluve ton parfum la sauge la femme tend pudiquement la tunique ou la robe, couvre le rayon d’une jupe l’éclat de la jambe irradie n’en a nul besoin le soleil consterné dit merci et rient les oliviers

moi je me tais bien sûr admiratif devinant ce qu’il y a à comprendre,

comprendre m’indique le partage ; toi bien sur comprend cet avec et le par la traversée la tunique de laine chaud le lien de touche en touche fortifie le sens

Un seul mot résume et déflagre nul besoin de mot !salve! le soleil l’a compris quand au matin brutalement il lui a amené ses douceurs en a rabattu les draps, l’angoisse et la nuit s’en sont échappé, ce nom encore, ce mot, cette odeur, salve, !salve! la lumière libérée joyeuse va vient de toi à moi , heureuse

et dans le matin caféisant je remarque tous les détails, c’est vrai je suis amoureux de la lumière je la photographie sur le mur lorsque l’ombre est si douce, baiser, étreinte, caresse, l’ombre dit merci au mur et est lumière aussi et en réchappe, joyeuse vive , les touches de peinture vibrent d’or les carreaux de bleu sur les cloisons est partout libératoire tourne en dérision la pensée cloisonnée et rigide ton bleu est rire éclat libération aime carrés ouverts pour les nier mieux les illuminer ; le café je l’ai pris dans le bleu dans la finesse proximité les palmes se sont touchées accolade envers la tasse  j’ai vu le bel abri et  l’oiseau me prenant pour toi  m’a dit merci « il a plu cette nuit »  aucune facilité mais la beauté pour abri , protège de la cassure, le silence pépie comme je le fais lorsque le soleil se trompe et passe par mes tréfonds persuadé de croiser les persienne alors remonte l’inexprimable amour qui chute à rebours comme au Niagara

je suis comme cela, je chute

tu ne dis pas !chut! tu m’écoutes, je te sais patiente écouter ta voix m’enrobe tu attends que ma pensée orage s’éloigne, veut peut être dire que tu prends le temps que je rejoigne ton pas, les femmes savent tout cela elles n’ont pas besoin de le dire, l’essence suffit, inlassablement

la lumière habille le matin elle habite de poudre d’or les pigments sur les tapis il n’y est rien d’autre qu’entrecroisement c’est est une célébration

poudroiement

foudroiement

l’eau dans la douche et la fontaine pour qu’elle brille

ton lit

les draps rejeté pour que naisse le jour

le pli

je pense à la toge

la pulpe jaune sans la peau

la pelure sèche

je compte mes jours

chaque jour subsiste dans ce que je t’ai aime

et j’espère en le présent pouvoir dire ce qui n’est pas besoin de dire tant brille le jour

confirmation

mat

obsessionnelle

gravitationnelle

la chute dans le vertige

déflagration l’éclat tout intérieur et que je murmure à genoux devant tant de beauté

reconnaissant

encore une fois la coque retombe et tu fleuris quand je m’épanouis entier

!salve!

comme l’enfant je ne bois pas baise de mes lèvre l’infinie reconnaissance par le reflet la lumière m’est mane, mana est esprit que je touche et laisse libre qu’il m’en éclaire me guide léger comme le voile lhabit qui caresse ton corps allié du vent

ce mot dis entre tes draps, sont ils bras / sauvent

Oxala , l’ours sur la plage

et si rêver le long de l’ile , faire le tour de l’ile

 

l’ours dort  et se demande quand elle reviendra et si elle restera , rira avec lui, l’ours si triste quand la mer se retire
et gambadant  compte les joyaux, les galets sur la plage, les gouttelettes dans les vagues, les brumes des matins

 

mais rire avec toi, se dire que toi tu existe que tu es là quelque part que ton sourire est un feu

 

l’ours s’est retrouvé à travers un arbres blanc échoué et surpris ravalant sa mauvaise humeur furieux de ce mauvais tour a éclaté d’un rire qui t’a surprise toi et ton sourire il a bien fallut que tu y crois

 

et s’abandonne, à la marée, aux barricades des castors et aux émaux, aux laines des tapis sur le sol et à l’or de tes oreilles, à la perle

 

ému d’une grande inspiration je dis et si dieux veulent si dieu veut veux tu ?

 

 

de si loin qu’il lui semble remonter, est ce pour cela que je ne cesse de parler, parce que remonte ce qui enfoui attendait le moment et que tu as couvé ignorant mon existence mais me sachant et moi te sachant attendant ton visage la douceur de tes cuisses et mon amour caché dans les herbes la perle soudain fleurie

 

 

de quoi refuser de ne pas chanter  mais tu le sais et je radote , je me tais je garde mon bonheur chaud comme une crêpe tu sais que ton jour est le jour de l’érable sucré vingt jours avant que ne commence la marche vers le mien et quand sonnera la chandeleur nous aurons fait le tour de l’ile émue, je te raconterai cet ours qui fut berger, le premier d’une longue lignée et je t’écouterai, ma vie a t’elle une autre finalité, tout s’en en allé à la mer, et j’ai aidé les vagues à repousser vers le large ces bois blanc qui me gênaient depuis je n’ai plus le temps que de t’écouter ou bercer tes douleurs

 

 

 

dis tu penses à moi ?

de voir étire la nuit

contre toute lumière

 

contre toute errance

 

il n’y a que l’amour qui est lumière

céder à l’emportement à l’attraction légère du poème qui brûle; on me parle de raison d’être, être réchappe à la raison

 

le poème comme la toile le papier qui s’embrase rend fou car il se déchire

la spirale  de la banalité

 

les mots saignent et ton cœur soulève

ces visions  où la fusion en feu est la douceur

 

la raison emballée mon amour s’en est allé

 

te rejoindre,
les deux paumes l’une contre l’autre

 

une distorsion est la poésie au creux d’un lit de  braise notre envie

loin de, loin et contre la banalité qui est féroce et veut détruire qui lui échappe

 

 

la nuit je hante la respiration profonde

 

B Komorn

nous poème ce nous poèmes nos vies –

De toi mon souffle Ma belle ma magicienne mon parfum  mon doux incendie nous sommes le poème soyons le poème plongeons dans le feu que nous sommes dormir je veux bien avec toi * d’un seul feu d’un seul souffle

 

je ne puis être autrement qu’embrassant

Le jour où la terre s’est mise à ressembler à la terre

Le jour ou le commencement de la lumière à éclairé la terre

Ton axiome la lumière la saveur fixe couleur efface

 

A la seconde l’éclipse n’a duré que de te voir installant la vision permanente

Une langue pour dire les choses ce claquement qui révèle

l’ancienne façon de percevoir tu as effacé par ton sourire même ton hésitation lance ton enthousiasme

le sérieux que tu as de voir me suscite

 

ton visage

ta présence

la lumière

ce moment à ta portée de voix à la vitesse de ton nez je frémis

j’aime ton nez

ton œil

je regarde ta peau

abasourdi

 

à l’accent à l’éclat à l’évidence à couleur à toi

soudainement il ne fut plus question d’être autrement que par toi avec est ce plus juste ? comment dire cette précipitation

un astre a remplacé le jour

 

le jour continue a briller mais toi et moi savons que ce n’est plus le jour

ce jour j’avoue je ne comprends pas que personne ne donne l’alarme

le jour que nous vivons n’est plus le même jour que nous vivions

j’en suis tout retourné,

 

me comprends tu ? ce n’est pas que je t’aime c’est que le monde s’est dévoilé

la longue levée de cet instant ou tu es apparue divulguant les secrets,

est ce l’apparition, le règne du secret,

je ne comprends plus les mots,

ils ont changés,

 

je te regarde je sais que de rester veut dire commencer à vivre

de réveil en réveil

je réveille le monde, je me masse le bras

mon bras

où tu as établi résidence

 

je serre la nuit je palpe le jour me réveiller par ta voix et te laisser être à moi par surimpression

le grain par lequel tu m’arrives s’infiltre en mon corps je deviens plus que moi je te porte

pourquoi aujourd’hui je ne suis moi qu’avec toi

pourquoi je ne puis plus être autrement qu’embrassant.

 

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Berit

 

Béance la nuit 2

le matin apporte les nouvelles à la tamise de la nuit

les mots de l’aube se sont mis à pleuvoir au plus fort du rêve

à ce moment précis où tu as placé ton visage contre moi

où tu as inscrit ta rosée tes sourcils dans ma respiration

 

Brigitte Komorn , carrés

 

 

ton souffle dans mon souffle

le coffret du sommeil se soulève tes rêves me sautent au cou

ton désir a inscrit les miens

 

délicatement tu as peins la couleur avec tes lèvres

un semis sur les fils

le monde s’est envolé un grand cri dans mes lèvres

s’élève ma maitresse à genoux je te prie

 

la bougie soufflée dans la pénombre

mon sourire accolé au tiens nous nous sourions

nos bras des colliers de fleurs que nous ne cessons de nous offrir

nous égrenons les silences

les parons chacun à son tour de l’émerveillement

 

quelques herbes séchées trouvées sur ta langues

des bribes de je t’aime dans le rouge de tes lèvres

et follet le feu joue sous tes paupières

je me fonds en toi comme dans une eau, une seconde peau

 

nos mains dans l’onde l’offrande aux dieux remonte le courant

 

herbes des tresses

un tissage

et tu murmures

ta voix m’envoute

 

ma douceur à ta caresse ma tendresse la douceur de ton nez

le pétale qui recouvre tes yeux m’intime le calme

 

les olives noircies de soleil la fournaise des feuilles argente

 

 

je pagaye à la nuit noire

à la nuit dans mes veines

la pleine lune est un halo

coupe en deux l’océan

la lumière est un sentier

mes veines

un fil

recoud les blessures

 

les herbes simples

que je ramasse et serre pour te les offrir

 

ma vie n’est plus un fagot que je brule mais précieux un bouquet que j’ai peur de perdre

une à une les tiges les fleurs les feuilles comme une danseuse le bras dans la lumière

 

mon cœur s’est ouvert

 

et nous sommes restés comme un

 

nous confondant

l’amour rythmant

 

la voile blanche tes seins un papillon  rouge s’y est posé

 

une nuée des feuilles a recouvert le lait sur la rivière

 

l’horizon secret s’est rapproché dans sa migration

 

les oiseaux nous ont emmenés

le cygne s’est mis à pleurer

le naufrage s’est couvert de palmier

 

Juillette-Zo__ 2OO5- Brigitte kOMORN

 

 

Le tourbillon s’est apaisé

nous sommes restés biface

liés d’un même lien médian

 

dans nos doigts le seule abondance

nervures d’un fil

 

enroulé dans le fil nous dévalions la colline d’une même pente nous serrant l’un contre l’autre

 

un tournis tes couleurs

ce n’est que légèreté

l’air est retombé

traversées des déplorations

la musique se dépose

béance sur nos peaux

 

de Bohème la gaité  doucement comme un chat s’étire

 

 

 

j’ai hurlé dans la nuit

si ce n’est vivre

Je te dis tu n’osant te dire vous

 

J’ai retravaillé un peu mon poème me disant qu’il n’y avait d’autre joie et raison que de t’ aimer, je suis les volets que j’ouvre pour laisser rentrer la beauté, ma vie n’a que ce sens , je sais qu’elle grince mais elle est bleu de ce bleu que tu aimes

Vous aimer et laisser rentrer enfin ce divin air que j’hume, quand tu es près , et vouloir être carré et ligne et courbes et salade dans ta bouche, sauce que tu mijotes

 

Dessiner toujours et encore la douce ligne de votre corps la succulence de votre approche et l’ombre sous ton regard, le seul qui voit la ligne de ta peau de cuivre

 

apaise soudainement les questions et les dards de ces abeilles jetées après moi, ma vie piquée c’est de toi que je m’enrobe, un feuillage ou une constellation me drape

 

La poésie ici n’est que la ligne qui va de vos yeux aux tropiques, ta bouche je l’aime murmure le plus sérieusement du monde mes voyages l piano et tous les départs reviennent chanter avec la mésange de ce matin ,

 

le rire hilare de la pie qui rit de sa blague me fait sourire

 

Vous êtes loin et le tragique ricoche, toujours la fenêtre fermée s’entrouvre, le malheur quitte son air de malédiction et se joint à la conversation, il nous trouve adorable et nous l’invitons à notre table sans qu’il s’en doute il est notre plat et nous le mangeons pensant que cela est mieux ainsi, le bougainvillier et l’hibiscus ouvrent la vitre et lui disent au revoir

 

je façonne la terre de l’enfer elle a cette odeur de poudre sous mes doigts elle devient le limon et songeur la mélancolie le rêve et la stupeur

 

je pense à Baudelaire, tu cites char et nous aimons émus, au profond Marina, la mer lui va bien et la neige et la glace, je pense à la station de plaisance d‘ou nous partons toi pour l’atelier et moi pour la Porte de Vanves, cette rue simple est bordée d’entrepôts, le parc l’été je sentais l’ambre, celle des peintres mais de ceux qui restaient le mois d’aout à Paris , à cette époque je crissais ce violoncelle, les crins de l’archet

 

aujourd’hui Les souvenirs de la nuit et les peurs de l’enfance je les range dans la vieille armoire et j’avale la clef,  j’y mets quelques brins de lavande et un morceau de buis, une branche de cade et un mouchoir parfumé

 

Je pense à la toile que toi et moi nous faisons, au poème que jour à après jour s’empresse de surajouter à nos vie, nos deux corps comme ces oliviers riant de leur rides sa      vent qu’Antan les projette vers l’argent de ses ciels, flattant les rejets verts des jours qui nous poussent

 

Ce n’est que d’aimer