grip

Quand ou si les mots

ne font plus sens

[laissent une trace proche de l’évaporation]

qu’ils n’ont plus que la densité de la vapeur

dans le wok la cuisson de la crevette

la saveur enchante le temps de la cuisson

mais du mot que reste il ?

s’il n’y a que la trace de la fulgurance

et plus l’étoile

que l’on ne peut que soupirer

le cœur seul brille

mais l’on sait qu’il fut éteint depuis des milliers d’années

le temps n’est plus même cette enveloppe comme une peau

ni même ce mouvement qui faisait courir le crabe

ce n’est pas même un engloutissement

juste une lueur

saisi un instant dedans la capacité à voir

comme pour échapper au prédateur

la nuée dans la main déjà morte faisant sauter  au wok les crevettes

 

Crevette sautée au Wok
Crevette sautée au Wok
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Oxala , l’ours sur la plage

et si rêver le long de l’ile , faire le tour de l’ile

 

l’ours dort  et se demande quand elle reviendra et si elle restera , rira avec lui, l’ours si triste quand la mer se retire
et gambadant  compte les joyaux, les galets sur la plage, les gouttelettes dans les vagues, les brumes des matins

 

mais rire avec toi, se dire que toi tu existe que tu es là quelque part que ton sourire est un feu

 

l’ours s’est retrouvé à travers un arbres blanc échoué et surpris ravalant sa mauvaise humeur furieux de ce mauvais tour a éclaté d’un rire qui t’a surprise toi et ton sourire il a bien fallut que tu y crois

 

et s’abandonne, à la marée, aux barricades des castors et aux émaux, aux laines des tapis sur le sol et à l’or de tes oreilles, à la perle

 

ému d’une grande inspiration je dis et si dieux veulent si dieu veut veux tu ?

 

 

de si loin qu’il lui semble remonter, est ce pour cela que je ne cesse de parler, parce que remonte ce qui enfoui attendait le moment et que tu as couvé ignorant mon existence mais me sachant et moi te sachant attendant ton visage la douceur de tes cuisses et mon amour caché dans les herbes la perle soudain fleurie

 

 

de quoi refuser de ne pas chanter  mais tu le sais et je radote , je me tais je garde mon bonheur chaud comme une crêpe tu sais que ton jour est le jour de l’érable sucré vingt jours avant que ne commence la marche vers le mien et quand sonnera la chandeleur nous aurons fait le tour de l’ile émue, je te raconterai cet ours qui fut berger, le premier d’une longue lignée et je t’écouterai, ma vie a t’elle une autre finalité, tout s’en en allé à la mer, et j’ai aidé les vagues à repousser vers le large ces bois blanc qui me gênaient depuis je n’ai plus le temps que de t’écouter ou bercer tes douleurs

 

 

 

dis tu penses à moi ?