si ce n’est vivre

Je te dis tu n’osant te dire vous

 

J’ai retravaillé un peu mon poème me disant qu’il n’y avait d’autre joie et raison que de t’ aimer, je suis les volets que j’ouvre pour laisser rentrer la beauté, ma vie n’a que ce sens , je sais qu’elle grince mais elle est bleu de ce bleu que tu aimes

Vous aimer et laisser rentrer enfin ce divin air que j’hume, quand tu es près , et vouloir être carré et ligne et courbes et salade dans ta bouche, sauce que tu mijotes

 

Dessiner toujours et encore la douce ligne de votre corps la succulence de votre approche et l’ombre sous ton regard, le seul qui voit la ligne de ta peau de cuivre

 

apaise soudainement les questions et les dards de ces abeilles jetées après moi, ma vie piquée c’est de toi que je m’enrobe, un feuillage ou une constellation me drape

 

La poésie ici n’est que la ligne qui va de vos yeux aux tropiques, ta bouche je l’aime murmure le plus sérieusement du monde mes voyages l piano et tous les départs reviennent chanter avec la mésange de ce matin ,

 

le rire hilare de la pie qui rit de sa blague me fait sourire

 

Vous êtes loin et le tragique ricoche, toujours la fenêtre fermée s’entrouvre, le malheur quitte son air de malédiction et se joint à la conversation, il nous trouve adorable et nous l’invitons à notre table sans qu’il s’en doute il est notre plat et nous le mangeons pensant que cela est mieux ainsi, le bougainvillier et l’hibiscus ouvrent la vitre et lui disent au revoir

 

je façonne la terre de l’enfer elle a cette odeur de poudre sous mes doigts elle devient le limon et songeur la mélancolie le rêve et la stupeur

 

je pense à Baudelaire, tu cites char et nous aimons émus, au profond Marina, la mer lui va bien et la neige et la glace, je pense à la station de plaisance d‘ou nous partons toi pour l’atelier et moi pour la Porte de Vanves, cette rue simple est bordée d’entrepôts, le parc l’été je sentais l’ambre, celle des peintres mais de ceux qui restaient le mois d’aout à Paris , à cette époque je crissais ce violoncelle, les crins de l’archet

 

aujourd’hui Les souvenirs de la nuit et les peurs de l’enfance je les range dans la vieille armoire et j’avale la clef,  j’y mets quelques brins de lavande et un morceau de buis, une branche de cade et un mouchoir parfumé

 

Je pense à la toile que toi et moi nous faisons, au poème que jour à après jour s’empresse de surajouter à nos vie, nos deux corps comme ces oliviers riant de leur rides sa      vent qu’Antan les projette vers l’argent de ses ciels, flattant les rejets verts des jours qui nous poussent

 

Ce n’est que d’aimer

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