quand il eut fallut saturer

Mandala sur la butte arrivé à ce contournement en sandale je semble parler vite et à qui cette adresse si ce n’est à toi de toujours le feu cherchant l’arbre qui le nourrit une sève qui ne pleure pas mais surgit dans l’élévation

pourquoi suis je ici dans ce lieu si éloigné ? pourquoi te vois je si loin mon aimée épargnée des épines et rêveuse quand sur le chemin  l’oliveraie m’a laissé partir et je ne suis plus comme un mendiant qui saupoudre un rêve mes hanches écroulent le royaume

les anges protecteurs de la maison je ne sens plus le froissement de leur aile et le regard versé de malice mais qui me faisait signe d’avancer ce lissage de ces plumes quand ta voix épice le regard

qu’une voie comme une toge la lumière et d’or l’inclusion des sillons laine de couleur la plus lumineuse parure rassemble au chant des oiseaux la ferveur emplie les choses de ta main

qu’une allée lumineuse ouverte sur les amas des pans laissés vides ou aucun trait ne brise l’harmonie ta présence seule silencieuse et répétitive répercutée par les becs des tiges des bougainvilliers les dieux s’y sont glissés s’ils resplendissaient ils oubliaient de jouer

cette lyre capricieuse pendant un instant je crus à ce flambeau mon cœur enlacé au tien me tendait par delà le mouvement intime de cette étoffe qui te recouvre la limpidité kabbalistique des insignes l’écriture de l’amour

quelque geste de ces doigts si fins qu’ils semblent la navette de la harpe l’argent et happent si violemment la terre ta main l’argile de ces arbres sont nos dieux et la mantille bleue affairée en franges frise semblant l’échappée de la vérité

fut ce en vain j’abordais là où la lumière fuse entre les brins ils présageaient à tous les départs comme une prévision des trajets d’une flotte concourue aux courants de l’Orient l’envoutement sidérant le séjour

là où les oliviers étaient les paroles antiques l’effort à l’œuvre labourant la taillade et l’arpent dans les filets plongés  ils voyaient comme une béance la liberté accordée à l’esprit pesamment le corps et le bois l’âme dans son travail

des lavements de la terre au jaillissement du fil de l’arbre la générosité prête et parcourue l’homme pendant que la femme à l’eau du fibre portant la cruche déversant la douceur défaire l’obstination des jours à courber

des immersions de la mer les monts pris en tenaille l’étincellement se réfugie dans tes yeux le prolongement de ta robe traverse la broderie des fleurs la couleur illumine et nie

dans cet effilement ton corps serré au plus près du coton laissée libre par la taille du monde

le regard et sourire amasse le fracas des étoiles que je sens dans tes gestes quand tu t’actives dans nul autre but que de prendre le temps de vitesse et surprendre la mort enfermée dans les troncs que tu dessines

une robe au monde laisse agir la transparence

quel but si ce n’est devenir cette torche que l’amour te promet être toi cet amour et offrir pour ne pas échouer cette flamme tu sculptes avec le pinceau les enjeux pour la vie ne croyant qu’à cela seulement et éclairant du bonheur cette dime la nuit une pile

quand il eut fallut saturer la feuille l’arbre insufflé du divin laisser libre la respiration et l’inaccompli

je te vois de la butte ou je suis caresser ce projet vibrer d’une musique magistrale la transe d’aimer dans ce chant où tout de nous est aspiré

callas_2 072

!chut!

ces poèmes que j’ai écris que j’ai pensé dans la nuit  ont suivi le cours de mon sommeil s’arrêtent là et courant là l’air s’éteignant et réveillant s’atteignant prolongeant la douceur des draps que de mots j’ai laissé être douceur pour ne pas déranger mes mots de nuits éphémères les couleurs de ces vagues les pigments

Nébuleuse les poèmes sont mes embrassades vers toi mes poèmes

de lin sont cotonneux le  couvre-lit le plat des plis ressemblent à mon rêve, le blanc piqué me renvoie à cette grande attention dans le même ton la broderie se fait imperceptible me renvoie à l’ indissociable que tu es pour moi indissociable parce que si finement tissé brodé piqué à l’affinité

cisèle

bien sûr la force des rouges et des ors la pleurésie orientale aux murs le sacré rappel rappelle quoi la joie arrive ce qu’en tendant le respect la lumière parée des lavements dans les cuves de la réjouissance célèbre

brancusi_sleeping muse

Un hommage là où l’homme se tend vers le soleil là où la femme dirige les rayons vers l’entre-deux cuisse au creux des seins ou à la pointe, peinte mosaïque pente d’effluve ton parfum la sauge la femme tend pudiquement la tunique ou la robe, couvre le rayon d’une jupe l’éclat de la jambe irradie n’en a nul besoin le soleil consterné dit merci et rient les oliviers

moi je me tais bien sûr admiratif devinant ce qu’il y a à comprendre,

comprendre m’indique le partage ; toi bien sur comprend cet avec et le par la traversée la tunique de laine chaud le lien de touche en touche fortifie le sens

Un seul mot résume et déflagre nul besoin de mot !salve! le soleil l’a compris quand au matin brutalement il lui a amené ses douceurs en a rabattu les draps, l’angoisse et la nuit s’en sont échappé, ce nom encore, ce mot, cette odeur, salve, !salve! la lumière libérée joyeuse va vient de toi à moi , heureuse

et dans le matin caféisant je remarque tous les détails, c’est vrai je suis amoureux de la lumière je la photographie sur le mur lorsque l’ombre est si douce, baiser, étreinte, caresse, l’ombre dit merci au mur et est lumière aussi et en réchappe, joyeuse vive , les touches de peinture vibrent d’or les carreaux de bleu sur les cloisons est partout libératoire tourne en dérision la pensée cloisonnée et rigide ton bleu est rire éclat libération aime carrés ouverts pour les nier mieux les illuminer ; le café je l’ai pris dans le bleu dans la finesse proximité les palmes se sont touchées accolade envers la tasse  j’ai vu le bel abri et  l’oiseau me prenant pour toi  m’a dit merci « il a plu cette nuit »  aucune facilité mais la beauté pour abri , protège de la cassure, le silence pépie comme je le fais lorsque le soleil se trompe et passe par mes tréfonds persuadé de croiser les persienne alors remonte l’inexprimable amour qui chute à rebours comme au Niagara

je suis comme cela, je chute

tu ne dis pas !chut! tu m’écoutes, je te sais patiente écouter ta voix m’enrobe tu attends que ma pensée orage s’éloigne, veut peut être dire que tu prends le temps que je rejoigne ton pas, les femmes savent tout cela elles n’ont pas besoin de le dire, l’essence suffit, inlassablement

la lumière habille le matin elle habite de poudre d’or les pigments sur les tapis il n’y est rien d’autre qu’entrecroisement c’est est une célébration

poudroiement

foudroiement

l’eau dans la douche et la fontaine pour qu’elle brille

ton lit

les draps rejeté pour que naisse le jour

le pli

je pense à la toge

la pulpe jaune sans la peau

la pelure sèche

je compte mes jours

chaque jour subsiste dans ce que je t’ai aime

et j’espère en le présent pouvoir dire ce qui n’est pas besoin de dire tant brille le jour

confirmation

mat

obsessionnelle

gravitationnelle

la chute dans le vertige

déflagration l’éclat tout intérieur et que je murmure à genoux devant tant de beauté

reconnaissant

encore une fois la coque retombe et tu fleuris quand je m’épanouis entier

!salve!

comme l’enfant je ne bois pas baise de mes lèvre l’infinie reconnaissance par le reflet la lumière m’est mane, mana est esprit que je touche et laisse libre qu’il m’en éclaire me guide léger comme le voile lhabit qui caresse ton corps allié du vent

ce mot dis entre tes draps, sont ils bras / sauvent