journée en papier

Mais en regardant le matin, qu’est-ce donc que cette journée que je vais vivre

qu’est-ce donc que cette nuit que j’ai dormi – peu – je lis que c’est une journée comme les autres, on m’en donne les mesures et elle me semble ressembler en tous points aux prévisions

du soir rafistolée avant même d’avoir commencé

mais en lisant les nouvelles, qu’est ce donc que ce vent qui souffle et pourquoi cette pluie à Tokyo ?
ou sur les côtes et pourquoi alors qu’ici on ne sait même plus pourquoi il fait beau et que nous sommes en automne.

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journée en papier

Mais en regardant le matin, qu’est-ce donc que cette journée que je vais vivre

qu’est-ce donc que cette nuit que j’ai dormi – peu – je lis que c’est une journée comme les autres, on m’en donne les mesures et elle me semble ressembler en tous points aux prévisions

du soir rafistolée avant même d’avoir commencé

mais en lisant les nouvelles, qu’est ce donc que ce vent qui souffle et pourquoi cette pluie à Tokyo ?
ou sur les côtes et pourquoi alors qu’ici on ne sait même plus pourquoi il fait beau et que nous sommes en automne.

landscapes

complément d’enquête

le livre qui n’est pas un livre

ne se trouve pas sur l’étagère

ne se trouve pas dans le carton

ne sort pas des camions de l’imprimeur

ne sert pas à allumer le feu

n’est pas une image glamour

glisse comme une luge

flotte sur le déluge

reluque les greluches

est le cauchemar des politiques

au feu rouge détournant la conversation

sous les pneus crissants des truands

dans un parc même la nuit

le livre se trouve dans une poche

se tourne du bout des doigts

se pousse dans ta main

s’ouvre en creux dans ta bouche

élégant ovale de tes mots

se glisse dans ton sommeil

déflagre dans tes rêves

déclenche l’humeur dans ta pensée

défrise les crépus

divulgue les horaires

se rencontre en chemin

croise et décroise les affinités

s’oppose à la hiérarchie

avant l’heure

nu sous son imper

se mêle aux chansons

diffuse des films

cale le lit

en équilibre sur la tête

n’est pas une pipe

mais n’évite pas les migraines

orages et dents creuses

flottant le long de l’accalmie

gonflée de l’eau des typhons

 

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absent des villes

peuple les espaces verts

refleurie

certifié sans OGM

beugle

appelle la tempête

ou du moins le départ

et pas qu’en train

se situe aux intersections

déplié porte aux vents

ce sont des oiseaux

l’envergure de la pensée ailée

voyagent en concorde

laissent un vide

des deux mains serrant les fesses

 

21

pète et contrepet

allié

s’en va et s’en vient

tourne et retourne

comme les aiguilles

l’ombre du cadran solaire

les désaxés

jetés à même le papier

d’emballage

des traces de sang protègent du froid

écrivains dangereux

et philosophes hargneux

gibiers de potence

répertoire et agenda

sous le manteau

ce sont des satellites

acariens des galaxies

dunes de sable

dune de vent

dans la salle d’attente

fatigué d’attendre

et du silence

et du désarroi

et du doute

et de l’indifférence

si tout est différent

pulse

oubliettes

que les histoires oublient

love affairs

pourrissent entre les pages

arrachées

déchirées

délavées

abscondes

sans pub

abstinentes

déportées

 

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d’un mot en aligner dix mille

et pas uns

qui ne veuille rester en place

obéir

acquiéscer

rester parqué

chacun s’imaginant autre

récalcitrant

se prenant pour le tout

et ayant raison

à sa façon

ne renonçant jamais

au grand voyage

contenu en germe

dans le son

la pandémie

fornique

virus propagatoire

ou antidote

anti tout ce que l’on veut et pourtant favorable

à l’éclosion

à l’évidement

et au défilement

si l’on ne peut s’arrêter

ainsi furent conclues les mille nuits

et les nuits blanches sur l’oreiller

de Sei Shonagon

les courtisanes

et les réclusions

je pense au marquis

et au maquis

aux vidéos de Guantanamo

dans le journal

quand la messe est dite

et qu’il n’y a plus d’ostie

que sur l’immeuble sur la 10ème avenue

il pleut

et qu’un homme se penchant

lit

indifférent au traffic

de drogue

ou de la circulation

des idées

des marchandises et des hommes

des identités morts nés

Kaddish la liste des transactions

des destructions

des obstructions

une déflagration

le livre troué sous le manteau

gisant là

la gueule ouverte

et les mots pas morts

continuant

à dégueuler

la même histoire

répétée

jusqu’à conclusion

le dernier chapitre

cousu dans la doublure

que la police recherche

l’écrivain se cache

un microfilm dans un tube de dentifrice

est un livre

en planque

en devenir

manuscrit

le livre recense

encense

défalque

essuie

même si l’on veut

les défaites

de la matière

ou l’épopée

des journées d’un bureaucrate

inattentif

rebelle à sa façon

et déchirant les lignes de compte

glissant un poème

comme un alambic

disant merde à son chef

du moins l’écrivant

en marge des lignes de compte

additionnant

les heures

les minutes

qui le rapprochent de la sortie

de l’abattoir

un veau

rit

souris

d’ans un couloir copule

l’agent de police a le dos tourné

la bête à deux dos buggue

le livre est là

racontant une histoire sans fin

où tout fini autrement

ne fini pas

ne commence pas

disjoncte

établit la nomenclature des espèces en voie d’extinction

dont la mienne

j’ai mis une croix à l’endroit

ai corné la page

déchiré l’image

annoté et colorié

c’est un ticket de train

la porte s’ouvre

je saute

me mets en route

impatient

plein d’espoir

l’oeil qui brille

noir

attendant

les voyant braire

par la fenêtre du train

calant en pleine côte

sachant que

ils comme nous

se rencontrent en chemin

quand on s’y attend le moins

se livre en éclat du regard

et surgissent les écarts de ta plumes

plumes ou pliures

l’envergure se mue en être ailé

prendre ce qui ne se mesure pas

malgré ton ennui

les lettres les mots l’encre laissée sur l’entrevue

il ne te reste plus qu’à écrire

intrigué pensif, en chemin s’arrêter

Chaque mot une interrogation , en chemin penser

 

cette obstination à lire,  se propagent les histoires consignées, trainent les traces appuyées comme des couvertures, enroulées comme des lignes,

mais est ce que le monde se dérobe ? ligne muette , soit que mes jambes ne me portent plus, soit que ce ne soit pas le transport adéquat pour atteindre à ce qui au delà de, est le monde , en soulever le poids ou la pellicule est apercevoir

humain dans le parcours ou l’arrêt

 

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dans le visage et le port une partance

 

Il y a du déchiffrement, de la patiente archéologie, un déterrement ou un assiègement du temps, est-ce un fard, se sentir pelure pour apprécier le vital du visage , l’offre , comment tenir ce jeu dans la paume, enlever les lunettes, dis, qu’est-ce un paysage et comment marcher ? ( un peintre , un calligraphe, s’y appliquent, l’un observe, l’autre devance, les deux déchargent – et pourquoi décharger le monde ? c’est que l’on charge – est-ce  que l’instant au monde ne suffit pas) – n’a jamais suffit depuis le moment initial où l’on croit voir , les questions sont sans cesse en mouvement , un train qui transperce et transporte, clos, hermétiquement à travers le monde , il faut s’en échapper ou du moins comprendre.  Il faudra y parvenir – car on ne se paye pas de mots, on met à contribution et l’effort reflète – témoigne ce qui est dit , lu – possédé, met à distance et procède – il y faudrait un détachement.

 

Car sans le mot plus besoin d’acharnement – mais surtout autre chose entre de plein pied – monde qui nous est vie –

Je me disais que la poursuite du livre compensait l’insatisfaction de ne pouvoir voyager, aimer, rentrer en relation , faut il le livre ou gène t’il ?

la plus juste distance oppose t’elle le livre et le nombre de pages, torsade de tous ces fils que nous nouons

 

mais ne plus être en voyage et ressentir le manque , ou être en voyage mais ne pas comprendre , sentir que quelque chose échappe et vouloir être attentif ,

 

comprendre – ne pas isoler , l’accompagnement le dit bien ,

 

façon de ne pas être seul, isolé, dépourvu, empêché

tracer un caractère dans l’espace de ce que fut vu pensé senti compris

toucher

garder

relier

revoir

voir

atteindre

 

l’alarme est là

 

l’aliment est là ,

 

c’est comme entendre l’histoire en chemin, écouter, entendre et partager cette vie autre qui nous croise, l’autre, qui nous raconte, parce que l’histoire est à un croisement du soir ou du chemin, ou que l’on s’apprête.

Y a ‘il autre chose ? est de se sentir démuni face au chemin, que l’on ne soit pas parti ou qu’il y ait tant à partir, que le monde pressenti, l’autre étant si vaste et la faim si grande

 

que l’on en a,

 

Le chef de gare met en circulation, bout à bout les wagons s’entrechoque forme une queue comme des osselets finissent par faire un corps, telle est la bibliothèque, qui est une circulation , un long travail des eaux et forêts , le voyageur n’en a cure , il voyage

 

 

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je vois plutôt un visage à travers les allées

 

un jour , il faudra formaliser, laisser le papier raconter de lui même ce que lui même sait

porter ce qui est au fond

 

le monde a faim

 

l’oubli, ce n’est plus voyager , c’est y remédier,

toujours le livre nous rappelle à ce qui quelque part, arrive

sans rémission quelque chose arrive

 

je pense à la veille , dans la nuit noire ou la vie froide ou vide

que dehors est à l’œuvre et que la récolte , au seuil , les mots contiennent en eux un gerbe de sensation, un devenir, une perte pressentie ou qui presse , le mot l’avait senti , se duplique , ces allées vides ou semblant semblables semblent vides, les lignes  porte de mystère c’est à dire qu’elles ne sont pas close mais reposent ouvrant sur le coffre, la malle

cet emmaillotement que le réel recèle , ces mailles sont un fil, une pelote, un archipel , un roman, énigmatique, opaque de nos vies même si le roman n’est que l’idée que l’on se fait des parcelles,

nos membres sont les mots que je saisis , j’en ai soif car ils conduisent, n’élucident pas , au contraire , ils dispersent, la croyance que la voie est claire

sont là sont fatigués ou repus , ils dorment et jacassent , se moquant du promeneur qui ramassent les feuilles – j’ai tort de m’irriter

je cherche à suivre le fil

lire m’y rappelle , me maintient en chemin quand par malheur je n’y suis plus ou que la vue se dérobe et que je veux voir.

 

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cette obstination à relever, on fini par accumuler et le nez les pattes contre terre se met à sentir , je parle de l’ours.

Est ce une croyance? que quelque chose circule dans les livres, est dans les mots, est-ce ce déroulement que l’on appelle le texte ?

le Pouvoir de ne pas suivre

 

quand la volonté n’est pas mise en action

 

c’est à dire quand le cours entraine
la soudaine violence prévisible de Katrina quand résister ne dépendait que de l’intention
ou de l’imposition des radiations de Fukushima
le soulèvement de la colère du pacifique, les deux mots balayant toute la simplicité de l’existence

 

l’homme dans la poussée

vous me parlez de guerre

de grain dans la poussée

la fuite, plus rien Est

Qu’es-ce qu’un homme

ne trouve plus rien à dire

Fukushimeuse
Fukushimeuse

le touriste voit cet empilement
les pavés alignés font référence à la mort
le paysage décomposé en fenêtres d’où l’on ne voit rien
d’autre que la vitesse
on n’emploie pas le verbe être
renvoi finalement au train
à l’électricité
à la centrale
et à la guerre qui permet l’extraction
le meurtre est similaire à l’extraction
on parlait de récolte
de boisseau jeté de vent
la machinerie broie quand les dents
les circuits et que sais je ce qui actionne
rencontre l’alter égo et corps à corps
fait tourner l’engrenage
sous la jetée l’Histoire
recense les détritus
et n’accorde qu’ exclus
broie

l’homme ploie
broie
est broyé
ploie
actif
soi
passif
marche sur la tête

sans s’en apercevoir

Katrina
Katrina

les images renvoient à son propre isolement dans le fonctionnement

un
et un
et un
et un
et un
ne te fatigue pas
un n’existe pas
un empilé
noyé
sauvé
des chiffres
une expérience ne ressemble
voisine qu’à celle
une aussi
qui lui ressemble
en somme la même diffère
de l’un
tout cela pour dire que l’un
est pourchassé
exclus
n’existe pas dans la grande nuit binaire qui accumulent les uns
suivi de 0
est contrarié de se retrouver à ne pas exister sans son pendant
ou corrolaire
dans la nature
et le granulat composite
quand la grande vague renvoie les détritus à la marée

 

l’homme enfin se dira seul

que dira
gazé
incarcéré
exécuté
naufragé
amoncellé
désintégré
mais chargé de se conformer
Moïse porte
le flux des images qui sont censées le constituer

 

alors tu sais que je regarde ailleurs par la fenêtre
l’on ne voit pas les cadavres parsemés dans les champs
où l’on ne voit que le train où la succession des cadres risque de rompre
l’on dirait des fleurs
et les labours cache les charniers
sommaires des exécutions transformées en engrais
ainsi parlait le comité
je vois à peine les tuyaux enterrés
les canaux
les nuages de gaze affleure le pré et cache les fumeroles
la vue une paroi de glace
la vitesse détruit la pensée
les fenêtres sont closes
l’homme laissé loin derrière là où il pleut
on ne se souvient plus

Train_Fenêtre_Paysage
Train_Fenêtre_Paysage

le détournement du destin arrive sans heure sous toutes les formes
on pourrait en faire l’inventaire
si cette entreprise n’était vaine
car la catastrophe désormais se reproduit à une vitesse qui anticipe l’anéantissement même

quel accusé conduire ?
il n’y a que des nuées dont nous nous faisons complice car nous le portons en bandoulière

Mémorial

Mémorial

 

à quoi bon la mémoire,

tracé pavé des atteintes

le mal en aveugle frappe

 

je sais il y a les publicités et le glacé du fard de ces femmes

 

prendre une bêche et se mettre à creuser

des excavations par où permettre à l’âme d’échapper

les rêves et enflammer les draps

 

additionner les signes des corps perdus

l’homme alors voit et se lamente

l’impuissance à sa dignité

 

et répéter des noms fini par bâtir un mur

 

comme sur une falaise où se hâtent les orages

 

l’homme n’a plus de mots

plus rien sur quoi prendre appui

 

ce feu, d’où peut il bien venir

 

et voudrait éteindre, arracher le fil

 

seul

l’ensemble des cendres est parvenu à  son corps

 

semences de sa raison

 

dans le couchant

il pense qu’il faut

atteindre le fondement meurtrier des atteintes

 

Andrea Galvani : Death of an Image
Andrea Galvani : Death of an Image

H2O

De là,  regarder les fils électriques parce qu’ils paraissent dans le ciel

toute vue qui s’offre à l’oeil est découpée par ces fils, tout le bleu que l’on pourrait trouver est soumis à ces angles,  lignes de scie, les nuages  traversent, les avions traversent, ils laissent de la vapeur d’eau. l’un et l’autre, ces deux buées dans le ciel sont de la vitesse et de la lenteur.  Voir les gouttes de la transformation, une allusion à la métamorphose, ainsi la permanence du rêve des peintres côtoie les trajectoires blanches  là-haut, il n’est que de l’eau

voir sans bleu ni gris ni noir

Sur la planche allongé et les yeux accrochés à travers les branches s’accrochent les aiguilles et mes pensée ne sont plus arrêtées, elles pourraient être blessées mais je n’aspire qu’à l’immensité et mon œil rencontre le jet, le trait qui va à Tokyo,  de l’endroit où je suis l’avion qui perce n’a qu’une destination.

Ce calme qui comme une eau trempe  la feuille, vide est l’espace, je trempe de ma tranquillité le pinceau est l’arbre et mentalement je trace le signe, vite comme une conjuration de la fatigue.

Il n’offrent pas de décharge il transporte, est ce la raison pour laquelle il est si lent ?

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rouages

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Dès les accoudements à angle droit des rayonnements brisés des règles boulonnées comme un bricolage, une phrase

s’accommoder d’un peu de vide, la fluidité de l’élancée

permet la vitesse et le crissement sur la page, là où l’encre s’enfonce et dérape , l’eau en fleuve inonde et délave les terres du mot

c’est accepter que le mot soit sur la page et que la lettre ne soit qu’une feuille hurlant à la Lune

 

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franc ou rire

Franc

ou comment je retrouve la trace de la langue dans la langue
ou bien quand tout n ‘est pas si simple
du moins pas tant que ne brille pas le bouleau ou la roche, ou l’illustre vocable qui court dans l’eau
sur l’eau comme une truite
ou une écrevisse

un caillou

comment c’est la trace de la brillance dans l’histoire
en levant les yeux
c’est se retrouver seul au milieu de l’été

sa colère

noyé

comme un pêcher sans fruit
et se rêver fructifié comme on dit crucifié
ou sanctifié

car n’être plus seul c’est se remettre à humer la piste

ramasser ou aimer les fleurs en chemin
comme un vol-au-vent
un cerf volant
une griffe sur l’arbre

car sans sa langue
sans son paysage
sans ses dents
sans sa chanson

et sans l’espace autour de soi
non qu’il soit à soi
mais qu’il soit soi

voulant dire que l’on hume

à la marge de sa peau chasser dans le bois

car alors on est pluie dans une foule indistincte
on est plus sans nom
l’on se met à suivre un nom
son nom

l’odeur que l’on en a
le chant illustre que l’on en a
accroché aux os de son nom
et de la langue qui nous sert d’échange

on se parle
comme on dit que parle
ou que traverse
ce qui à la marge
unie

inspiré de la francophonie ou d’un chemin qui réouvre tel que le dit Rita Mestokosho

dessin , Lamber Sav
dessin , Lamber Sav

grip

Quand ou si les mots

ne font plus sens

[laissent une trace proche de l’évaporation]

qu’ils n’ont plus que la densité de la vapeur

dans le wok la cuisson de la crevette

la saveur enchante le temps de la cuisson

mais du mot que reste il ?

s’il n’y a que la trace de la fulgurance

et plus l’étoile

que l’on ne peut que soupirer

le cœur seul brille

mais l’on sait qu’il fut éteint depuis des milliers d’années

le temps n’est plus même cette enveloppe comme une peau

ni même ce mouvement qui faisait courir le crabe

ce n’est pas même un engloutissement

juste une lueur

saisi un instant dedans la capacité à voir

comme pour échapper au prédateur

la nuée dans la main déjà morte faisant sauter  au wok les crevettes

 

Crevette sautée au Wok
Crevette sautée au Wok