embarquer

Traversée du sommeil suspend la lenteur, dans cette chute, qu’est-ce, la mélancolie des souches et cette obscurité des fonds, les rafraichissements des lavis loin de l’aube, les éloignements  des étalements des ombres et la lenteur de tout mouvement.  Les attentions s’étirent, s’égarent hors des doigts de la séparation qui glissent, l’annulaire tombe à l’eau, la corne de brume pleure ne dit pas si l’attente referme les portes. La rencontre a bien lieu. Elle tire. Les cordes sur les lignes du quai de tout temps éprises de la ville, les lumières noient les flots. Obéir à ces injonctions tombe l’empire muet répandu d’immobilité, c’est ce que veut dire être à quai quand même embarquer participe de la même pesanteur.

Bosphorus Ferryboat Departing from Kandilli at Dusk, 1965 by Ara Güler
Bosphorus Ferryboat Departing from Kandilli at Dusk, 1965
by Ara Güler

épier

Sans fin faire le tour de l’arbre pour arriver au point

Où l’eau contourne aidant la pierre aidée du courant

Tourne et retourne et jette et passe à coté ou au loin

 

Assis s’il le faut il faut prendre la mesure des arbres et de l’eau

Le roulant le tonnant dans la bouche l’emphatique et l’oubli

 

Zoran Music
Zoran Music

 

in 1 word

home , tree , sun I

blue and yellow

heat wheat neat

play,stay,

in 1 word,

Love if it comes

John Charlie Hanson
John Charlie Hanson

John Charlie Hanson

incessament

C’est à dire qu’il va / avec un foudroiement de cabale / vers ce qui lui est incompatible

Frappé dans l’inadéquation des foudres / il reconstitue les essors des enfantements

cou tordu

eh quoi ! être poète, n’est-ce pas tordre la colère à la couillonnerie qui chavire/ le charivari rue quand une vache vêle / odeur sensationnelle des bouses / Agapes destitutoires / d’un mot rappé apparait comme un sabotage alchimique / des glycines l’essence des portes qui grincent / l’antre quand passent les mots qui ouvrent / la colère est l’ivraie virile est bien là / mais le poète l’ingère / le monde est bien là mais il le broie dans ses boyaux / un pet odorant est pris pour un poème / alors que c’est son sourire à l’heure où il parle de vérité / de la diarrhée oligarchique / de l’empoisonnement quotidien des sangs/ de l’estime qu’il ravale de soi pour laisser passer l’écaille de sa phrase / coincée en travers de sa gorge la plume le poète y voit le taureau / le col de l’utérus dans le fil d’Ariane / tailladé et pour faire court il soulève la mêlée qui s’écroule faute de combattant / n’y voit plus que la réverbération de l’ensemble de la lumière / la violence qui fascine dans ce raccourci abstrait obstrue / dénouement du traditionnel Harakiri il déchire le papier en parlant et forcené le ravive / est parti hurler dans la montagne / d’un trait rageur y restera peut être

Cy Twombly, Wilder shores of love, 1985
Cy Twombly, Wilder shores of love, 1985

fil d’affinité vécu

bleu entaché de petits papiers rouges

des bruits de pétale joviaux

on y joue , d’où l’importance du « u »

 

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fil d'affinité vécu

bleu entaché de petits papiers rouges

des bruits de pétale joviaux

on y joue , d’où l’importance du « u »

 

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cabane la-haut

(à Megumi)

 

Tout dans la paume de l’amante respire
le brun du manteau du pèlerin est couvert de feuilles

endormi des plumes du sommeil le dos de l’oiseau demande au cœur un peu de temps

et le ciel ne voit plus à force de s’embrasser deux branches se replient vers leur embouchure

non usées mais repliées

ce serait bien disent elles d’être bleu

 

dans ta bouche délicatement je prends du bout de ma langue l’arbre que tu as dressé et j’en taille un bateau

dans le ciel mon bateau et moi

et par la voie lactée

sur les branches de l’arbre

dans un gazouillis

 

je me suis fait un nid

et le vent l’emporte

c’est le souffle qui passe par ta fenêtre

agite les fleurs

et fait claquer les portes

 

sur le sofa quand tu t’endors je serai sur ton dos

 

 

 

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恋人の手のひらにすべては、あなたがキス2ので、巡礼者の茶色のコートは、心臓しばらくに要求を出て空を見ることができない鳥の背中を眠る眠り羽毛で覆われて呼吸枝は、その口の中に折り畳まれたが摩耗していない、それはあなたの口の中で優しく、私は私の舌の先端には用意した木を取り、彼らは青と言っていいだろう折り、私は空に船と私のボートサイズです私と私が巣を作り、風がそれを運ぶつぶやきで木の枝に天の川があなたのウィンドウは、花を振ると、ソファの上にドアを叩きつけ通過息であるときあなたが眠りに落ちる私はあなたの後ろにあなたができるでしょう

 

 

des ronds dans la langue

Se posait la question, tout simplement, de ce qui refusait d’entrer, et s’exprime sans effort. Il ne faudrait plus que presque rien, la littérature n’existe pas, ou pour un instant. Laisser passer l’entrebâillement. Je le dis mal, se tenant dans une attitude nonchalante, ne plus utiliser les mots et les tournures et guetter le passage de la lueur. C’est biffer, biffer, biffer, plus rien ne passe, aucune idée ne brille, plus de laque, pas non plus la suite de mots qui fait illusion, pas de grand voyage, laisse entrer sans mots, c’est l’heure de balayer inlassablement balayer, le peu.  Je sens bien que je suis habité par tous les projets de ces mots, je regarde le nuage se former dans ma fatigue je laisse aller, je refoule la grande prévenance et l’attention, pas complètement cependant car je veille. Ma tension fait que je suis dressé mais attentif  à seulement ce toucher du soleil et l’attendrissement des ronds de la nature. je ne fais qu’attendre, je me rempli de l’accord danse lors le monde est si simple, ne veut rien, ces torsades dans ma pensée font faire des phrases froncer les sourcil et dresser les oreilles, non qu’il y ait un danger mais cela m’irrite, j’ai toujours été irrité par le verbe « faire », je dénoue, j’opte pour vibrer l’air de mes naseaux, mon nez charge d’attention, mes mains que je laisse pendante comme un capteur de l’énergie qui frôle, et calmement je ne veux rien dire.

Zora Neale Hurston, and their eyes were watching God
Zora Neale Hurston, and their eyes were watching God

lady with a broom

La langue: mémoire d’usages communs. Finalement qu’est ce qui est « mémoire » ? Est, ce qui ramène et que certains partagent , à leur insu , sans qu’il y ait conscience de se souvenir,
La mémoire, une ligne d’eau que nous descendons, au seuil, le moment d’avant et que surgit les fils emmêlés, le flot et devant

Fiona Foley, soul fish
Fiona Foley, soul fish

Car ce que j’ai en tête c’est la grande difficulté de celui qui ne se souvient pas, qui n’a pas la prescience de ce qui le précède, peuple, homme, lieu , temps incertain, étendu mouvante, vie, perméabilité des lieux qui pourraient être de tous les lieux, je vois là le pliage, reproduisant la trace dans la superposition du même sur la toile, approximativement approchant la teinte, la marque qui tourne et retourne , la mémoire pourrait être dans ce drap, fibres, recevant dans ce qui tord  prime impression sans expliquer et que cela choque, exister suppose bien qu’il y ait eu un avant et de ces avants portent toute chose en une liée, qui oublient.

Le fleuve devant soi approximativement neutre mais nous sommes portés, nous ne voyons que des reflets et le regard scénarise, s’arrêter et apprécier.

Chaque mot appelle les teintes, les ombres, les fosses et les allusions s’ils sont réflexifs des tas qui les ont formé, dispersé en provenance des brumes qu’en énonçant et s’appuyant sur l’incertain, mais ne faisant peut être que progresser retrouve des traces, les apercevant mal et de toujours les effaçant, ne fait que piétiner inquiet de toujours retrouver à cet endroit non la reconnaissance des choses mais le départ de la piste, l’odeur est un indice,  de courir l’exaltation retombe sur le sol comme le drap les mêmes surfaces. Cette envie pense échapper et dans la danse les renouvellements, se retourner sur son passage,  étonné d’y  retrouver les pots où l’on était tombé. La mémoire alors est là, n’est pas faite pour apparaitre mais suscite et c’est la chasse exaltée.

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