suling

Jasmin en vol
papillon,seul de tige en belles ailes le bariocolore étire les mailles en soubresauts
triade

sa mature
calligraphique
comme une offrande,

frèle prière et clair ajour
la lune au petit matin renvoit la matitée à la nuit opalescence
noctambule

matiné
le maté

entre etherenvol
surenchère

cap pointue

meurt blème syrinx
les couleurs circumvolent en volutes bleues
collation argentine

les tranchestringle appellent les méridiannes
opacité ou hémisphère

à l’aune de l’évanouiescence de l’air
balantremblement végétal et feutiraillement de la terre

montagne si proche

envoutement cosmodiluvien

l’océan danger heureux de la mer

tresses graminées sur les cactées

gémissent

© L S, 2004

ce mariage entre les sons karmadialogues
rapprochent incessamment
les flutes
des traits
filés

en une philosophie imperceptible mais qui m’engloutit .

croqu’Odile

© L S 2008

l’ombre taille…

© L S 2008

croqu’Odile

© L S 2008

l’ombre taille…

© L S 2008

échancrure du bleu

Pour me refaire une santé je vais rôder auprès des grands arbres,

je m’assois sous l’ombre claire et humme, le feuillage enluminé, je m’endors aux racines et m’étoffe fleur, coton florette ma nin, distillerie des couleurs solaires, l’hiver même n’éteint pas la dorure du feu ,

© L S euca 2006

il me manquent mes frères koala et les écureuils préfèrent les pins , ils savent donner toutes la joie et rient en pitres;

l’eucalyptus est mon arbre , il tangue au vent et touche des lèvres l’océan , la gaité s’envoie au vent le doux balancement d’un flor à corps, s’apparente à l’horizon, la force virile connait les détours du rêve, ride au paysage le souffle martèle dans les remous, dans les trous d’ombre la terre s’approfondit. l’arbre se livre sans retenue à l’été.

© L S pays-age 2005

échancrure du bleu

Pour me refaire une santé je vais rôder auprès des grands arbres,

je m’assois sous l’ombre claire et humme, le feuillage enluminé, je m’endors aux racines et m’étoffe fleur, coton florette ma nin, distillerie des couleurs solaires, l’hiver même n’éteint pas la dorure du feu ,

© L S euca 2006

il me manquent mes frères koala et les écureuils préfèrent les pins , ils savent donner toutes la joie et rient en pitres;

l’eucalyptus est mon arbre , il tangue au vent et touche des lèvres l’océan , la gaité s’envoie au vent le doux balancement d’un flor à corps, s’apparente à l’horizon, la force virile connait les détours du rêve, ride au paysage le souffle martèle dans les remous, dans les trous d’ombre la terre s’approfondit. l’arbre se livre sans retenue à l’été.

© L S pays-age 2005

prendre la route

© L S calciné 2005

Cormacadam

une critique de la « route » de cormack mc Carthy sur le site OPUS XVII de Ygor Yanka , une de mes aquarelles s’y trouve, à lire pour avoir envie de lire le dit livre , ou pas …

© L S calciné 2 , 2005

prendre la route

© L S calciné 2005

Cormacadam

une critique de la « route » de cormack mc Carthy sur le site OPUS XVII de Ygor Yanka , une de mes aquarelles s’y trouve, à lire pour avoir envie de lire le dit livre , ou pas …

© L S calciné 2 , 2005

passion du regard

la traduction ramène à la langue du lecteur au lieu de faire visiter la langue de l’autre , la vraie, celle de l’espace unique qu’elle ouvre. Ce serait et c’est parfois un sublime effort poétique que d’augmenter la langue de l’espace de l’autre .


© Chillida, oeuvre gravé, Maeght/

texte de Jorge Guillen, « mas alla »; Aire nuestro

© L S euca6 2007

conférence de clôture du cycle VOIR OU ENTENDRE par Renaud Ego (Une légende des yeux) organisée à la Galerie LA NON-MAISON , 22, rue Pavillon – 13100 Aix-en-Provence

merci à Nathalie Riéra et Angèle Paoli d’en avoir parlé ,

je semble me reconnaitre dans la pensée de renaud Ego , l’écrivain poète essayiste qui collabore à la « pensée de Midi » désire comprendre le regard, la vision, les apparences du monde, :

« Par nos yeux, plus que par tout autre sens, le monde entre en nous qui sommes en lui ; nos yeux nous mettent au monde, à l’instant où ils nous emplissent de lui, et nous voilà bientôt sans plus de limite, moins enveloppés de notre peau qu’exposés à l’échange incessant que suscite notre être poreux. »

oui il semble que cette pensée me soit proche , de plus il va par le monde à la rencontre des arts des hommes, signes ; mais c’est le terme de pensée qui me dérange , car par la pensée, à moins qu’elle ne soit « poétique » en elle même, l’homme plutôt que de se laisser être poreux , tente de s’emparer du monde , pour moi la peinture et la poésie tels que je les conçois laissent le monde être dans sa propre langue, la suscitant et en s’en augmentant.

Sa pensée avec celle de Henri Maldiney est cependant une des plus proche à ce # près .

passion du regard

la traduction ramène à la langue du lecteur au lieu de faire visiter la langue de l’autre , la vraie, celle de l’espace unique qu’elle ouvre. Ce serait et c’est parfois un sublime effort poétique que d’augmenter la langue de l’espace de l’autre .


© Chillida, oeuvre gravé, Maeght/

texte de Jorge Guillen, « mas alla »; Aire nuestro

© L S euca6 2007

conférence de clôture du cycle VOIR OU ENTENDRE par Renaud Ego (Une légende des yeux) organisée à la Galerie LA NON-MAISON , 22, rue Pavillon – 13100 Aix-en-Provence

merci à Nathalie Riéra et Angèle Paoli d’en avoir parlé ,

je semble me reconnaitre dans la pensée de renaud Ego , l’écrivain poète essayiste qui collabore à la « pensée de Midi » désire comprendre le regard, la vision, les apparences du monde, :

« Par nos yeux, plus que par tout autre sens, le monde entre en nous qui sommes en lui ; nos yeux nous mettent au monde, à l’instant où ils nous emplissent de lui, et nous voilà bientôt sans plus de limite, moins enveloppés de notre peau qu’exposés à l’échange incessant que suscite notre être poreux. »

oui il semble que cette pensée me soit proche , de plus il va par le monde à la rencontre des arts des hommes, signes ; mais c’est le terme de pensée qui me dérange , car par la pensée, à moins qu’elle ne soit « poétique » en elle même, l’homme plutôt que de se laisser être poreux , tente de s’emparer du monde , pour moi la peinture et la poésie tels que je les conçois laissent le monde être dans sa propre langue, la suscitant et en s’en augmentant.

Sa pensée avec celle de Henri Maldiney est cependant une des plus proche à ce # près .

and their eyes were watchin’ god

© édition de l’aube, Zora Neale Hurston