Langagière animale

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© L S 2008

Anthropomorphe, ce conte l’ improbable de la parole
l’eau le sable c’est l’esprit qui s’insinue
le grand rire sans limite imite la fronde des fétiches

img_5954

© L S 2008

à bien regarder la terre et l’air on y voit le famillier
pourtant seule la matière ne s’y émet
babil le langage décline les éminences entrevues

Langagière animale

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© L S 2008

Anthropomorphe, ce conte l’ improbable de la parole
l’eau le sable c’est l’esprit qui s’insinue
le grand rire sans limite imite la fronde des fétiches

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© L S 2008

à bien regarder la terre et l’air on y voit le famillier
pourtant seule la matière ne s’y émet
babil le langage décline les éminences entrevues

fleur ?

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© L S 2008

est ce la fleur, ce bourgeonnement entre les règnes
cette élancée là ou les contraire pourraient se diluer
l’éblouissement précipite l’écart et  le vide à rebours

img_6007
© L S 2008

cet enlacement subtil ce n’ est que l’échange des salives
les chromosomes innocents de l’embrassade du vivant
la transparence, cette grammaire vive des anagrammes

fleur ?

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© L S 2008

est ce la fleur, ce bourgeonnement entre les règnes
cette élancée là ou les contraire pourraient se diluer
l’éblouissement précipite l’écart et  le vide à rebours

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© L S 2008

cet enlacement subtil ce n’ est que l’échange des salives
les chromosomes innocents de l’embrassade du vivant
la transparence, cette grammaire vive des anagrammes

Poussière du chemin

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© L S 2008

Poussière faîte  du chemin, les pas entrainent l’homme dans le pas
les strates cette route de corps où se porter
alentour volent ce voile de lumière, tremblement du mouvement

img_6028
© L S 2008

durcissement d’un tempo, le corps  cette tracée à l’espace
la fulgurance entaille au réel
ce peu qui  survit à l’embranchement de la soif des temps

Poussière du chemin

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© L S 2008

Poussière faîte  du chemin, les pas entrainent l’homme dans le pas
les strates cette route de corps où se porter
alentour volent ce voile de lumière, tremblement du mouvement

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© L S 2008

durcissement d’un tempo, le corps  cette tracée à l’espace
la fulgurance entaille au réel
ce peu qui  survit à l’embranchement de la soif des temps

passion du regard

la traduction ramène à la langue du lecteur au lieu de faire visiter la langue de l’autre , la vraie, celle de l’espace unique qu’elle ouvre. Ce serait et c’est parfois un sublime effort poétique que d’augmenter la langue de l’espace de l’autre .


© Chillida, oeuvre gravé, Maeght/

texte de Jorge Guillen, « mas alla »; Aire nuestro

© L S euca6 2007

conférence de clôture du cycle VOIR OU ENTENDRE par Renaud Ego (Une légende des yeux) organisée à la Galerie LA NON-MAISON , 22, rue Pavillon – 13100 Aix-en-Provence

merci à Nathalie Riéra et Angèle Paoli d’en avoir parlé ,

je semble me reconnaitre dans la pensée de renaud Ego , l’écrivain poète essayiste qui collabore à la « pensée de Midi » désire comprendre le regard, la vision, les apparences du monde, :

« Par nos yeux, plus que par tout autre sens, le monde entre en nous qui sommes en lui ; nos yeux nous mettent au monde, à l’instant où ils nous emplissent de lui, et nous voilà bientôt sans plus de limite, moins enveloppés de notre peau qu’exposés à l’échange incessant que suscite notre être poreux. »

oui il semble que cette pensée me soit proche , de plus il va par le monde à la rencontre des arts des hommes, signes ; mais c’est le terme de pensée qui me dérange , car par la pensée, à moins qu’elle ne soit « poétique » en elle même, l’homme plutôt que de se laisser être poreux , tente de s’emparer du monde , pour moi la peinture et la poésie tels que je les conçois laissent le monde être dans sa propre langue, la suscitant et en s’en augmentant.

Sa pensée avec celle de Henri Maldiney est cependant une des plus proche à ce # près .

passion du regard

la traduction ramène à la langue du lecteur au lieu de faire visiter la langue de l’autre , la vraie, celle de l’espace unique qu’elle ouvre. Ce serait et c’est parfois un sublime effort poétique que d’augmenter la langue de l’espace de l’autre .


© Chillida, oeuvre gravé, Maeght/

texte de Jorge Guillen, « mas alla »; Aire nuestro

© L S euca6 2007

conférence de clôture du cycle VOIR OU ENTENDRE par Renaud Ego (Une légende des yeux) organisée à la Galerie LA NON-MAISON , 22, rue Pavillon – 13100 Aix-en-Provence

merci à Nathalie Riéra et Angèle Paoli d’en avoir parlé ,

je semble me reconnaitre dans la pensée de renaud Ego , l’écrivain poète essayiste qui collabore à la « pensée de Midi » désire comprendre le regard, la vision, les apparences du monde, :

« Par nos yeux, plus que par tout autre sens, le monde entre en nous qui sommes en lui ; nos yeux nous mettent au monde, à l’instant où ils nous emplissent de lui, et nous voilà bientôt sans plus de limite, moins enveloppés de notre peau qu’exposés à l’échange incessant que suscite notre être poreux. »

oui il semble que cette pensée me soit proche , de plus il va par le monde à la rencontre des arts des hommes, signes ; mais c’est le terme de pensée qui me dérange , car par la pensée, à moins qu’elle ne soit « poétique » en elle même, l’homme plutôt que de se laisser être poreux , tente de s’emparer du monde , pour moi la peinture et la poésie tels que je les conçois laissent le monde être dans sa propre langue, la suscitant et en s’en augmentant.

Sa pensée avec celle de Henri Maldiney est cependant une des plus proche à ce # près .

l’artisan délinquant

bonjour patrick ,
oui ,
en ce qui concerne ma peinture , en ai-je une , je suis d’accord avec vous , la recherche , les traces , la fatigue, la révolte poétique , mais aussi le désir de liberté , l’invention d’un langage ou son rêve ,
d’ailleurs je ne peints plus beaucoup, tout ce que vous voyez est assez vieux , car cela est très prenant de créer en peinture , de se façonner en peinture , ou en écriture , mais qui sait le but poursuivi par l’expression, n’est il pas aussi de répondre à quelques questions au sphinx et de franchir le ravin sur une poutrelle instable , il me serait aisé de calquer un style ou de suivre une voix (e) c’est à l’invisible que je m’adresse et cela est difficile , évidemment , d’ou la pause prélude à la mue nécessaire sans doute pour aller plus loin , car l’acte artistique s’il doit exister doit être exigeant et résumer, se faire passerelle de mythe à soi , à moins que l’on choisisse l’artisanat, le travail des jours , sagesse sans doute , le reflet de l’homme témoigne de l’homme , il est ainsi fait , et est preuve de sa présence , trace peut être , mais il peut être preuve de la trace ce qui serait plus juste ,

Certes il faudrait s’y mettre et mettre toute les forces de mon coté et devenir peintre réellement ! sans doute , le blog et la vitesse d’un instant peint sont tout ce que je peux dire pour l’instant ,

la mue dira si l’effort parviendra à la forme dans cette matière là , car c’est une réponse à l’existence.

pour l’instant je ne quitte pas la question, le dialogue avec ceux rencontrés, l’influx du pressentiment, quelques trouées dans la matière et la lumière , désert d’errance, un long voyage d’apprentissage qui peut être renforcera la corne des pieds et donneront envie aux mains d’inventer ,

je vous quitte là , mais reviendrai étoffer ce dialogue ;

© L S,temps du rêve de l’ancêtre, 2007

Herbe folle, illustré par Anne Slacik

Angèle Paoli me signale :

À l’occasion de la publication de son dernier livre peint, Herbe folle, herbe hors d’elle (texte de Jean-Pierre Faye, lithographies de Anne Slacik, éditions Rémy Maure, 2005-2007), Anne Slacik organise une soirée de lecture avec Jean-Pierre Faye le vendredi 30 novembre 2007 à 19h00 à la galerie Meyer Le Bihan
108, rue Vieille du Temple
75003 Paris
Tél/Fax : 01 42 71 81 16 / 17
contact@gmlb.fr
www.gmlb.fr

Voir aussi :
– le site d’Anne Slacik => http://pagesperso-orange.fr/anne.slacik/dernieresexpositions_galeriemeyerlebihan.htm