some one
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intempéries linguistiques
(quand les murs tombent, l’identité nationale hors la loi , édouard Glissant, Chamoiseau , éd. galaade/inst du tout-monde)
La où le coté mur de l’identité renferme, le coté relation ouvre tout autant …
…. c’était donc aussi une occasion de poésie, là où l’être-dans-le-monde grandit l’être en soi. La beauté est inséparable du mouvement des humanités, de leur quête infatigable …
l’ultime refus du contact et de l’échange viendrait du miroir que l’on brise pour ne plus se voir soi-même, ,,,
les murs qui se construisent aujourd’hui ne se dressent pas entre des civilisations, des cultures ou des identités, mais entre des pauvretés et des surabondance, des ivresses opulentes mais inquiètes et des asphyxies sèches …
dans la mondialité, nous n’appartenons pas en exclusivité à des patries et pas du tout à des territoires mais désormais à des « lieux » des intempéries linguistiques, des dieux libres, des terres natales que nous aurons décidés, des langues que nous aurons désirés, ces géographies tissées de matières et de visions que nous aurons forgées.
Le chatoiement de ces lieux ouvre à l’insurrection infinie des imaginaires libres : à cette mondialité.
(…)
L S 2007
intempéries linguistiques
(quand les murs tombent, l’identité nationale hors la loi , édouard Glissant, Chamoiseau , éd. galaade/inst du tout-monde)
La où le coté mur de l’identité renferme, le coté relation ouvre tout autant …
…. c’était donc aussi une occasion de poésie, là où l’être-dans-le-monde grandit l’être en soi. La beauté est inséparable du mouvement des humanités, de leur quête infatigable …
l’ultime refus du contact et de l’échange viendrait du miroir que l’on brise pour ne plus se voir soi-même, ,,,
les murs qui se construisent aujourd’hui ne se dressent pas entre des civilisations, des cultures ou des identités, mais entre des pauvretés et des surabondance, des ivresses opulentes mais inquiètes et des asphyxies sèches …
dans la mondialité, nous n’appartenons pas en exclusivité à des patries et pas du tout à des territoires mais désormais à des « lieux » des intempéries linguistiques, des dieux libres, des terres natales que nous aurons décidés, des langues que nous aurons désirés, ces géographies tissées de matières et de visions que nous aurons forgées.
Le chatoiement de ces lieux ouvre à l’insurrection infinie des imaginaires libres : à cette mondialité.
(…)
L S 2007
xoriek (oiseaux)
© mikel Laboa, xoriek
Si nous voulons fabriquer une cage de paroles et y introduire Mikel Laboa, nous devrions nous reporter au début du XX siècle et dire : » Il y eut une grande crise, et les peintres, les musiciens, les écrivains perçurent mieux que jamais la petitesse de leur expression. Tout d’un coup , les langages et les manières héritées du passé leur parurent faux, sinon banals et bêtement bourgeois. Puis vint la première guerre mondiale, l’une des plus cruelles de l’histoire , suivie de Guernika, puis d’Auschwitz et ensuite d’Hiroshima, et les peintre , les musiciens, les écrivains engagèrent leur lutte contre la bête immonde de la mort en créant des oeuvres qui touchaient forcément la frontière du silence. Pour ce faire ils eurent recours à la tradition populaire, aux modes d’expression des enfants et des fous, aux formes artistiques méprisées par la haute société. Il s’agissait de sortir le langage du marasme où il se trouvait, de ne pas l’utiliser comme simple artifice , comme pure rhétorique. Ce fut le cas de Bertold Brecht, de Tristan Tzara ou de Paul Celan. Ou encore de Ungaretti ou de John Cage, de Picasso et de Dubuffet, de Roy Hart ou de Joan Brossa.
Tels de nouveaux phénix, peintres, musiciens, sculpteurs renaissent incessamment à la vie au dessus des cendres de la réalité. Mikel Laboa en fait partie, il se déplace depuis longtemps dans le monde, par tous les mondes. Mikel Laboa artiste singulier, solitaire, compagnon de tous ceux qui aujourd’hui, au début du XXI siècle vivent aussi en crise. «
j’ai fabriqué une cage pour y enfermer Mikel Laboa. Mais je regarde à l’intérieur, et je le vois pas. il s’est certainement envolé.
Bernardo Atxaga , livret de xoriek
L S la caverne 2006
et la caverne est peut être le trop près d’un essaim de plume dont le battement prélude l’évasion
xoriek (oiseaux)
© mikel Laboa, xoriek
Si nous voulons fabriquer une cage de paroles et y introduire Mikel Laboa, nous devrions nous reporter au début du XX siècle et dire : » Il y eut une grande crise, et les peintres, les musiciens, les écrivains perçurent mieux que jamais la petitesse de leur expression. Tout d’un coup , les langages et les manières héritées du passé leur parurent faux, sinon banals et bêtement bourgeois. Puis vint la première guerre mondiale, l’une des plus cruelles de l’histoire , suivie de Guernika, puis d’Auschwitz et ensuite d’Hiroshima, et les peintre , les musiciens, les écrivains engagèrent leur lutte contre la bête immonde de la mort en créant des oeuvres qui touchaient forcément la frontière du silence. Pour ce faire ils eurent recours à la tradition populaire, aux modes d’expression des enfants et des fous, aux formes artistiques méprisées par la haute société. Il s’agissait de sortir le langage du marasme où il se trouvait, de ne pas l’utiliser comme simple artifice , comme pure rhétorique. Ce fut le cas de Bertold Brecht, de Tristan Tzara ou de Paul Celan. Ou encore de Ungaretti ou de John Cage, de Picasso et de Dubuffet, de Roy Hart ou de Joan Brossa.
Tels de nouveaux phénix, peintres, musiciens, sculpteurs renaissent incessamment à la vie au dessus des cendres de la réalité. Mikel Laboa en fait partie, il se déplace depuis longtemps dans le monde, par tous les mondes. Mikel Laboa artiste singulier, solitaire, compagnon de tous ceux qui aujourd’hui, au début du XXI siècle vivent aussi en crise. «
j’ai fabriqué une cage pour y enfermer Mikel Laboa. Mais je regarde à l’intérieur, et je le vois pas. il s’est certainement envolé.
Bernardo Atxaga , livret de xoriek
L S la caverne 2006
et la caverne est peut être le trop près d’un essaim de plume dont le battement prélude l’évasion
l’ile de Gorée
un magnifique poème de carla Ferro sur l’ile de Gorée, me rappelle, s’il en était besoin toute l’importance de ce lieu,
La chair en tranches
De silences
Tressée
Je soupèse le vent
Sous mes pas à l’envers.
mais Tanella Boni qui publie « Gorée ile baobab » aux éditions le Bruit des autres, elle aussi nous ramène à cette douleur, l’écrivain poète, préface, chez l’Harmattan « mes afriques mes ivoires » de Khal Torabully ; non encore lu,
la philosophe me donne à penser, elle dit: « Cela est vrai non seulement d’un ouvrage à l’autre, mais au sein d’un même texte où l’art poétique se fait rigueur, sans se diluer devant l’objet de celui-ci « .
L S 2005
mais Gorée, malgré tout pour moi reste le lieu de Mustapha Dimé, auxquel aussi je reviens toujours ,( aux rives des choses )
Gorée , c’est aussi
l’ile
à laquelle il faut revenir ,
revenir
l’ile ,
cette réflexion de ces deux mots en ressac, morna ou morne , m’inspire, oui en pleine réflexion sur » l’ici « mes ailleurs » , alors que l’anthropologie dit nettement que la distance s’estompe , que la correspondance est partout , indubitablement , voila que ceux que j’ai choisi d’écouter nous disent que non , qu’il faut revenir à un point, sans doute ineffaçable, en tout cas,
trace ,
non les z’ ailleurs dans ce cas là partent de l’ile, et il en revient ,
quitte à attendre face à l’océan, témoin qu’il n’est pas d’ailleurs sans ici ,
un petit livre de Chamoiseau et Glissant vient prolonger la réflexion et l’indubitabilité de l’ile,
la grosse ile , l’Afrique, retient encore , comme le dit le poème, en tresse.
l’ile de Gorée
un magnifique poème de carla Ferro sur l’ile de Gorée, me rappelle, s’il en était besoin toute l’importance de ce lieu,
La chair en tranches
De silences
Tressée
Je soupèse le vent
Sous mes pas à l’envers.
mais Tanella Boni qui publie « Gorée ile baobab » aux éditions le Bruit des autres, elle aussi nous ramène à cette douleur, l’écrivain poète, préface, chez l’Harmattan « mes afriques mes ivoires » de Khal Torabully ; non encore lu,
la philosophe me donne à penser, elle dit: « Cela est vrai non seulement d’un ouvrage à l’autre, mais au sein d’un même texte où l’art poétique se fait rigueur, sans se diluer devant l’objet de celui-ci « .
L S 2005
mais Gorée, malgré tout pour moi reste le lieu de Mustapha Dimé, auxquel aussi je reviens toujours ,( aux rives des choses )
Gorée , c’est aussi
l’ile
à laquelle il faut revenir ,
revenir
l’ile ,
cette réflexion de ces deux mots en ressac, morna ou morne , m’inspire, oui en pleine réflexion sur » l’ici « mes ailleurs » , alors que l’anthropologie dit nettement que la distance s’estompe , que la correspondance est partout , indubitablement , voila que ceux que j’ai choisi d’écouter nous disent que non , qu’il faut revenir à un point, sans doute ineffaçable, en tout cas,
trace ,
non les z’ ailleurs dans ce cas là partent de l’ile, et il en revient ,
quitte à attendre face à l’océan, témoin qu’il n’est pas d’ailleurs sans ici ,
un petit livre de Chamoiseau et Glissant vient prolonger la réflexion et l’indubitabilité de l’ile,
la grosse ile , l’Afrique, retient encore , comme le dit le poème, en tresse.









