Non, ! la vie est si trouble que je n’ai pas de plan , la vie , ce que l’on entend par là est surtout un espace, d’où l’on prend, où l’on va, de plan ? j’entends par là l’horizon , un endroit où aller, dans l’imaginaire, est surtout un espace un endroit plus ouLire la suite « il n’y a pas de plan »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
temple le monde
un mot me fait partir (me surprend) « contempler » l’éloignement sans distance cela surprend mais dans la saisissure qui accepte le recul comme une composante du rapprochement ni de loin ni de près mais dans le saisissement silencieux et respectueux incroyable de saisir soi dans le mouvement en suspend à ce qui me dépasse et queLire la suite « temple le monde »
évacuer le faux la précision du mot absorber où ? comment
peaux
et prendre de la vitesse permet de décoller laisser les peaux pendre et s’arracher les bribes comme des peaux sèches s’effilocher dans le vent ou l’altitude ces cristaux luisent comme l’aurore gaze de son luisance grande et vaste ce turban de lumière est plus comme une mère dans les mailles le désir de partir entoureLire la suite « peaux »
parle presque
écrire comme un long chemin mes pensées se mêlent au paysage fermées ou plutôt en boucle me font revenir sur moi même sur les anciens poèmes alors que je marche alors que je traverse alors que je rencontre alors que je relate alors que j’avance que je cueille des brins d’herbe sur la route queLire la suite « parle presque »
d’une fatigue grise
à tous petits pas les yeux enfouis dans les deux à deux pas de mes pas les fougères déploient ce qu’elles peuvent de leur vert elles ont des pointes qui rougissent aux mousses pensant à l’eau le lac et de la fonte la regorge de l’Océan froid ou pas si chaud les mains dansLire la suite « d’une fatigue grise »
drains
suivant l’arrêt, à l’affut et n’attendant rien , se dire qu’il faut ouvrir les yeux et un peu la bouche pour parler attentif à ce que l’on draine
en attendant
Les mots sont lourds, aussi lourd que la pesanteur de l’arrêt, comment expliquer ce décalage ? le chien à l’arrêt n’aboie pas , ne détalle pas, il attend immobile que la proie bouge là pas de proie pas d’issue, une immobilité seulement due non à la fixité de la grammaire mais du fait que laLire la suite « en attendant »
car go
La rencontre d’un cargo chargé de brume les couleurs claires des caisses closes sans plus d’éclat que les jours quand il n’y a pas de tempête surchargé des mauvaises nouvelles du monde les gens contrairement à avant ne saluent plus sur son passage le haut voilier les cris de joie ni les fleurs surLire la suite « car go »
Pour une carte en majuscule
http://www.lauremorali.net/ suivre l’écriture de Laure Morali qui me fait songer que l’écriture ne peut se suffire de décrire mais s’étoffe d’un vertige qui ne peut s’exprimer autrement qu’en respirant , certes mais gagne à se pencher sur et insuffler le réel , le dire quand à lui laisse venir à soi ; je résume laLire la suite « Pour une carte en majuscule »