d’une fatigue grise

à tous petits pas les yeux enfouis dans les deux à deux pas de mes pas les fougères déploient ce qu’elles peuvent de leur vert

elles ont des pointes qui rougissent aux mousses pensant à l’eau le lac et de la fonte la regorge de l’Océan froid ou pas si chaud

 

les mains dans les moufles car ce n’est pas l’été assez pour ne pas retenir le pas et s’empêcher de penser pesant sur le chemin

 

ce n’est pas le chaos personne n’interrompt rien sauf peut être le cœur qui rétablit la vérité quand craque l’arbre et s’effondre

 

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3 réflexions sur « d’une fatigue grise »

  1. Oh que j’aime ceci : « ce n’est pas le chaos personne n’interrompt rien sauf peut être le cœur qui rétablit la vérité quand craque l’arbre et s’effondre »

  2. J’allais écrire le même commentaire puisque j’ai aimée cette phrase qui parle tant.

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