Elle ne vient pas comme un sphinx Elle décrète elle martèle, En silence Glisse une enveloppe sous le tas de livre que j’ai lu Il n’y a rien à l’intérieur que l’épaisseur d’un baiser et l’envie surhumaine Dire quelque chose serait déjà trop, je m’avance et t’embrasse dans la nuitLire la suite « Doucement »
Archives mensuelles : octobre 2013
suite sans freins
D’un mot , une suite une avalanche dans les mots, des vocables une houle des lettres abondent il faut pouvoir élancer dans le fleuve le papier épaissi les mots eux même le fleuve l’encre vagabonde une antilope le verbe tétanisé Les cèdres vieux dans les surplombs les adjectifsLire la suite « suite sans freins »
les bruits, les faux-fuyants dans la fuite
D’un mot , une suite une avalanche dans les mots, des vocables une houle des lettres abondent il faut pouvoir élancer dans le fleuve le papier épaissi des possibilités les tracés meurent en superpositions l’encre vagabonde a élargit la trace le moule figure les hanche sises mutine et taquine un cœur en rappelLire la suite « les bruits, les faux-fuyants dans la fuite »
funiculaire
Repartir en pays inconnu suppose les grandes montagnes les grandes chaînes à traverser et puis un moment l’envie Quand la minute dans le vague est trop longue que le vague a trop de poids que je trace le caractère tentant l’ascension Sur la feuille Sur le sable Du doigt Dans l’air Lire la suite « funiculaire »
faire perspective
j’imagine. Une grande construction blanche, ou de verre, en tous les cas s’élançant de la surface étendue. Elle prend appui sur une transparence, car le monde inarticulé par le langage humain qui plaque systématiquement et non de manière anarchique des émotions et expressions créant formes, accents et colorations de l’archipel sensitif est comme en attente.Lire la suite « faire perspective »
le pont de Lune
Dans la levée des Lunes je vois des grues quand elles se déplient nous marchons sur le pont toutes la soie enveloppant la nuit ton visage et la lune sur l’eau du ciel doucement ce berceau
embarquer
Traversée du sommeil suspend la lenteur, dans cette chute, qu’est-ce, la mélancolie des souches et cette obscurité des fonds, les rafraichissements des lavis loin de l’aube, les éloignements des étalements des ombres et la lenteur de tout mouvement. Les attentions s’étirent, s’égarent hors des doigts de la séparation qui glissent, l’annulaire tombe à l’eau, laLire la suite « embarquer »
épier
Sans fin faire le tour de l’arbre pour arriver au point Où l’eau contourne aidant la pierre aidée du courant Tourne et retourne et jette et passe à coté ou au loin Assis s’il le faut il faut prendre la mesure des arbres et de l’eau Le roulant le tonnant dans la bouche l’emphatiqueLire la suite « épier »
in 1 word
home , tree , sun I blue and yellow heat wheat neat play,stay, in 1 word, Love if it comes John Charlie Hanson
incessament
C’est à dire qu’il va / avec un foudroiement de cabale / vers ce qui lui est incompatible Frappé dans l’inadéquation des foudres / il reconstitue les essors des enfantements