clic clic

Elle vient , j’entends ses pas cloquer sur la rambarde, comme des trous sur le fer le bec s’empare de gouttes d’eau

j’ai déja vu des citadins qui avaient la même allure faire de même un peu empesés en équilibre sur le trottoir

est ce une cadillac quand elle s’envole

haiku un peu long du matin tardif quand me visite la pie

Quelque chose manque aux temps

minutes qui s’emballent

le constant ressassement du courant sur les galets

les galets sont le quotidien

une rapidité inaudible

un gloussement

une absence douce un toucher sur la peau

danses endiablées

une jupe courte de deux jambes fermes

font beautiful-inuit-throat-singer

succession de trémas longs et saccadés

croire à une ligne continue

je double et j’aimerai

les traits se touchent en courtes rondeurs

l’autoradio illumine la galaxie

à tue tête

par la bouche ouverte hoquete le temps

doigt sur le déclencheur

Je suis retourné sur la colline

pour dérouiller mes mollets

une par une les bribes de peur

crient et glissent sur le gravier

les pelures d’incertitude se nouent

dans ma silhouette les tourterelles

je fais taire les sirènes les cordées d’ascenceur

mes émois d’attaque ma cage thoracique

jubilent je marche d’un pas sans précédent

mon oeil mes mains se sont accrochées

au feuillage érables trembles noyers pins perchés

la pente les troncs penchés ahuris et bavards poussent

dans mon dos

les maisons impeccables de ceux qui vivent ici

les beaux parcs, les haies taillées les voitures immobiles

les grilles fermées les cadenas les alarmes et les chiens

m’ont fait signe de passer mais vite

carrés plats traits barrés toit d’enceinte et bords en rond

humeur ovale déclivité maximale*

sur ma bonne mine

j’imagine

ne m’ont pas mordu

là haut tout là-haut pas d’hélicoptères pas de mirador ni de décharges

une pie glousse dans la baume du pin des insectes par milliers des abeilles  des papillons

des ailes le corps aérien rose de l’horizon

rien de cette féérie n’a hurlé quand je suis passé

la pie bleue

Soudainement par la fenêtre ouverte
l’oiseau en pardessus bleu penche la tête
trois p’tits tours et puis dit non

La pie plante son bec et puis s’en va

Gaston Copard -La-pie bleue de Chine-1927
Gaston Copard -La-pie bleue de Chine-1927

courir

L’abord réel du monde n’est plus répercuté que par des masses de couleurs, à prédominance verte la chaleur et l’humidité situent immédiatement dans le cuit et le monde dans la vapeur.

Le vital tend à s’échapper, on y voit une poursuite qui de masque en masque se dérobe, échappant au point final de l’immobilité définitive.

Pour l’heure étriqué dans un costume fripé  il ne semble pas y avoir d’autre issu que la transformation c’est à dire la grande mue perpétuelle qui revient à courir.

(c) inconnu
(c) inconnu

trou noué

Je suis le pieux dans la glaise que l’on traine

ma tête et mes mains saignent dans l’orgie

trou noué le cul nu l’étoupe dans les nuées

 

Calligraphy
Calligraphy

Partons d’un postulat : je suis libre ou je me suis libéré

Je reprend toutes les individualités qui ont creusé le sillon

la pluie nous a aidé

Dans lequel je me trouve à creuser avec mes mains et ma tête en sang

Souligner la détermination

Le sang est inséparable

de tout son poids la pesée
sur le corps qu’il entaille
l’autre corps lieu mort

Tous les corps éjectent le grand corps qui tombe à la renverse

Illusion imposée

vision abusive

H nous parle de l’aveuglement mais en secret rêve au  retour

Les rôles sont interchangeable le grand corps est pustule

 

Alors je pèse un peu plus sur le corps Ma tête en sang Vagabonde la queue d’une comète soumet l’aphorisme le plus lapidaire C’est dans le feu qu’elle atteint le manteau une tombe se désagrège mourir n’est rien.

 

 

c’est une langue d’eau

ramenant le sable de dessous

l’or d’une goutte d’eau

Oshomi Too
Oshomi Too

 

serait-ce : hypothèses

La boucle de l’œil d’un cachalot

la poche d’un volcan éteint

les rides d’un Bouddha assoiffé

 

 

Oshomi Too
Oshomi Too

 

Déposée sur la langue

est la goutte

et le mur d’une peau

s’irrite

une centaine de rêves à vif

mouillés

la patte jusqu’au genou

devient verte

étrange bleu

qui dissuade de s’envoler

*l’ibis déplié

 

 

tanuki

tanuki
tanuki

Il suffit d’en être sûr, la certitude d’avoir raison est suffisante,  privé de cet échappatoire, ce ne sont qu’automatismes qui annoncent la mort et la préfiguration du bagne des jours quand la chaine se fait de plus en plus longue et qu’elle pèse, chaque anneau le poids d’un superlatif , d’un conjonction autant dire une reconnaissance de dette alors qu’il y a dans la phrase à l’abri du législateur des explosifs sans détonateur, la puissance est détenue en soi comme un autre soi, l’imaginez quelqu’un qui courent après lui même et finisse par s’attraper, bâillonné livré à l’autorité supérieure avec moult courbette et assujettissement, j’allume la mèche, un bon saut haut et grivois est ce qu’il me faut, dans le vide et que je tombe de haut, sans fond, le temps d’inventer, de se frictionner au suspend de la mort. Il te suffit donc de sauter, ligotés dans la calvitie du squelette des petits renards furieux incitent au détournement et à la bravade, la panse replète et au passage, quelque soient les chemins que prennent les tourments, le saut, toujours le saut, une forme de marche. En sautant, le clapotis et une barque amènent l’image aux reflets des interstices par où il est possible de s’échapper et parce que le liant est aussi épais que le sang des canaux, sous la poussée qui se crée, qui pousse le vide vers l’indéfini, un espoir est un désespoir, le renard ou chien viverrin me dit qu’il faut s’empiffrer quand il n’y a rien, les jambes nient et rient. Tout pousse et concoure.  D’où qu’ils viennent et où que l’on se trouve, quoique l’on fasse, les trous sont les trous et sont si nombreux et les remous se repaissent des ilots qu’il est possible d’inventer. Je suis éveillé mais sans ruse quand je ne vois que du bout des doigts le plongeon, sur le bord de la langue le vertige et l’impulsion d’un double salto quand dans l’air je me mets à bander, et que le tanuki me tape dans le dos.

Tanuki
Tanuki

d’être effilé

Je vais au magasin acheter quelques courses.  A travers les rayons je ne sais plus trop ce que je suis venu prendre,  je n’ai plus envie de rien. je vois passer cette silhouette, ces cheveux longs et si noirs, comme une ombre elle ma vu. Elle vient à coté de moi ranger quelques boites, mal rangées. la voir ! Ses lèvres, ses cheveux pinceau comme un ongle, le corps ramassé comme un once, m’a t’elle vu, tout est rouge.  je suis frappé une fois de plus de sa féminité que tout oppose à mon besoin d’être rassuré, je me coupe à chaque fois sur la lame, échappe à toute rationalisation, je suis du coté du versant où tout fait mal, de parler, d’avoir toujours un frigidaire vide, d’être gros quand elle est effilée non comme Claudia mais comme Shéhérazade , elle est un songe,  je reviendrai demain.

Front

yeux et lèvre mordue

rentré rapidement dans la pièce, pas fait attention au vivant sur le lit. Lorsque je me penchais pour l’interpeler, je vis du sang séché dans ses lèvres, incongru, ses yeux regardaient avec attention un coin de la pièce, je l’appelais, approchais mes yeux des siens, agressivement pour les capter, détourner leur direction, je vis qu’ils étaient tournés vers l’intérieur  ou que les connections ne permettaient plus le voyage.

Pourtant ils étaient lumineux. 27839_119837484714592_6535945_n