Cap vert mon amour

Il devient évident comme autant de traces de sang que la chair en dessous est ouverte, la blessure ou la végétation anormale sur le corps témoigne qu’un traumatisme ou un accident à eu lieu. Il est simplement passé au travers d’une ouverture opérée sur la vie, émigré incessant et les aspérités l’ont réduit, il en porte les marques au débarcadère, le sol est de fer. Il s’est uniquement retrouvé dans un lieu commun d’autres l’ont poussé dans les chardons les orties les ronces. En conséquence sa peau a laissé des banderoles accrochées aux brisures épines coups de ciseaux. Rien de dramatique, seul un laissé pour compte, la somme a été effacée. oblitéré est pire qu’un somme en rouge, c’est ce qu’il regarde plutôt que le sang, ce creux invisible qui le laisse incomplet. Et si le fait qu’il ne soit pas passé est déprimant en soi et qu’il soit comme arrêté, au profond des yeux le constat est pire. il voit pourtant le ciel bleu et les iles enveloppées des réjouissances. il sait comment chanter et caresser le sein. si seulement il pouvait se voir courir destrier de sa propre existence, voilier des voiles de ses habits oiseau bataillant le grain de l’air.

CAPO VERDE

La bienveillance

Maintenant, ça pèse sur notre dos et nous projette la face contre terre, les griffes enfoncées tellement fort qu’on ne les sens presque plus, seulement au réveil parfois, par comparaison , on se souvient et on note l’absence

Alors qu’est ce qui nous pousse entre les cotes et le duvet chaud de la bienveillance cette ombre qui passe plus lointaine que les anneaux de saturne, est-ce le mépris

le sale vautour alors  séparé de ses plumes ! Ah !

 

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Ce fut d’abord un portrait

Elle les a tous rencontré, quand qui où ils furent il ne reste que le nœud de cet instant, entre deux passes dans le noir et s’étendant,  c’est un endroit violent, exposé dans ce tournis de pinceau, il y a le choc sans douceur qu’elle a pour le dire.  la pesée du corps interrogatif sur le papier  et cela sans fard.

(c) Marlene Dumas
(c) Marlene Dumas

Penché, vent sur la peau, l’haleine puissante puise dans le corps qui suinte, et mates ce sont les mains aussi le toucher sur la surface qui circonvolent, empêchent, retiennent et dessinent comme un semblant de penchant, les incisions de la trace marquent les variations subtiles du frôlement rendre les armes comme épanché, dilué dans l’eau. Il y a eu un combat sur les ombres.  Mais la terre n’en fini pas de respirer. et l’aube apparait.

(c) Marlene Dumas
(c) Marlene Dumas

Bien sûr cela remue derrière la peau nous est caché, dans la nuit rodent les loups, figures qui mordent menacent et crient, dehors même entre deux corps et même si ce n’est que le sien, cela monte et même sans bruit, brut, sans fond de teint, alors la peintre peint . Et il y a l’impudence. Quelqu’un ose se mettre debout.

(c) Marlene Dumas - Mgdalena Newman
(c) Marlene Dumas – Mgdalena Newman

Pour suivre

germaine greerGo girl
Magnetic fields
Germaine Greer on MD
Pictured

South Africa, the culture trip
@Tate Gallery artist talk
\ the image as burden

Quand il tête

Par le fenêtre des jours cette excessive invasion de la lumière, il n’en devient pas aveugle et non qu’elle irradie, elle envahi avec douceur. D’où vient cette impression que le monde est lumineux. J’entends que chaque chose est auréolée, il y a comme un grand bain laiteux comme le sein d’une belle anglaise amante à la bouche qui tête.  l’apparence des choses devient succion universelle, l’enveloppe indistincte se pose comme un oiseau sur un front et si tout semble aller vite c’est le train corail qui me transporte aux alentours d’Antibes, pas sûr que dehors cette transparence soit si véloce. Il y a un calme gagné sur la mer qui lève sur les choses. Le monde n’est pas blanc, le monde n’est pas bleu, il ne s’étire pas et il n’est pas immobile, il brille. Un érotisme bienveillant une caresse immense  tendent vers un murissement.

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Charbon

La vie incise   ce n’est pas une musique mais un déchainement musculaire       une entaille pour se dégager de la pression          fuir vers l’horizon creuser un trou        à l’écart de la pluie  quelques arbres y poussent    coques de noix qui s’ouvrent vie de l’homme                                   La marque du temps se voit dans l’effroi des successions déchirées d’une course météorologique       simple effet des poussées  craquement du tonnerre l’éclair sous la couleur changeante d’un ciel qui ménage les ténèbres et sillonné des arcs électriques fendant le monde en deux                 dans le visage seule parure dans l’immensité retenue d’un corps sec poussant devant lui la balle imaginaire et rattrapé par les frappes jaillissantes charbon de bois inscrit dans ses saillies.

(c) Marlene Dumas
(c) Marlene Dumas

mordre c’est

la phrase le python

L’allure est impériale, avançant comme au rythme des claquements de mâchoire et l’endormissement qui la jappe. Dire se conforme à l’équivalence des éléments mis en perspective qui rassemblent, faste mouvant.

Prend l’allure d’un grand python qui déroule, les os ou osselets coulent comme dans l’eau. A-t’on déjà vu une locution s’élever au dessus de nos têtes, seuls les mots ont ce pouvoir, se muer en substantif, se pouvoir. Mais la langue comme des écailles ils luisent seuls, heureux d’être vus si beaux. Sont ils passifs ou déterminants ? Ce mouvement ondulant provient d’une stance hypnotique, l’auditeur est maintenu dans les mâchoires impérieuses, le présent, la peur se voir broyé provoque l’engourdissement, l’on se met à croire au réel comme à un dénominateur du présent, se soumet à ce jeu de corde bondage ce jeu de nœuds serré, le python alors enroule sa légitimité autour des cous, pire nos ventres et nos membres, sensuellement la pression pour  étouffer. la phrase est. Charnier de son allocution, tombeau qui nous acharne, entraine dans une engloutissement d’où l’on ne sortira pas. L’on dirait fatal.

L’empire

Dans le Bal toutes les fleurs sont parées des mille charmes, c’est le parterre qui sourit au souverain et pourtant tous portent le décolleté avec nerf et emphase, cou  tendu d’un même tenant vers ce soleil, irradié. Un seul ciel est ombrageux, sédition et faisant tâche. un seul chien rompt et claque la porte, lui refusant le sourire ou regardant ailleurs. L’Empire ou l’œil cyclopéen qui regarde, l’acquiescement courtisan ou l’effet de corps. Le déroulement est syntaxique comme une armée en marche. Question d’envisager, de progression et d’adresse. La portée de la phrase est impériale est de consentement, alors le fin dans le fond toute une stratégie pour échapper, propulser  le vouloir être dans le sens sans que le couperet tombe et que l’arrestation amène à terme toute tentative, des ruses amène la forme à se conformer en rendant palpable, peut être le désaccord, le changement de direction, l’ondulation contraire. comme cet homme dans la foule qui indifférent, diffère.

Le Prisonnier

Les fascismes inhérent au corps les millions de têtes cellulaires reproduisent celle pensante et nerveuse de l’organisme en mouvement, compossibilité et impossibilité de s’extraire de la marche grossissante des armées ou engeance tapie, la forme de la rébellion même, dans la nuit noire où se dissociant, marchandise se jetant dans l’eau sans retour et esclave prenant le nom de marron, fugitif comme une pensée déviante, cellule cancéreuse destructive d’un self condamné, repli d’une psychologie de résistance aberrante qui elle, finit par créer un empire dans un empire, hallucination entre les sens, promis une indistinction  à la phrase convoyeuse tours et détours d’une paranoïa, in distinctive. Les tentacules de l’organisation entraine par le fond  les griffes indéfectible le poids omniscient du pouvoir l’adhésion sans choix du corps in détachable.

L’on sombre en hurlant en poussant le cri de l’oie qui marche au pas.

Celan
Celan

La hutte

Deux questions en découlent. faut il se laisser trainer comme une proie dans un présent déchirant fugue sans fin du torrent, vertigineuse apnée et accepter de ne pas desserrer l’étreinte, succomber à une description dont le pouls crée des maillages à la manière  d’un massif végétal finissant par couvrir tout l’espace, l’effet en changeant d’image à flanc de montagne, étant un dans les taillis, afin que l’effet des griffes sur le corps soit observé et enfin voit, le sang une saignée brève est discordant, Celan et Heidegger se rencontrant dans la hutte, l’incompréhension et la fuite hors de la langue, conformisme, la rencontre est impossible et la hutte alors s’écroule ou prend feu. Suffit t’il alors de laisser un espace vide ?

 Accroche

Dans l’oeil alors la structure même de la phrase qui va s’écouler, brillance de l’empire ou inverse du pourchassé, vibrance de l’image en négatif , le point de vue s’empêtre. Marcher c’est partir. On a fini par faire corps avec l’image et maintenant nous la trainons, chien sans colliers, partout dans l’errance. Car sujet hors corps c’est de l’errance que la découverte prend source, il n’y a pas d’image contrepoison qui prenne un départ impromptu, sans qu’elle soit convoquée par une précédée d’une autre, l’adhésion enfin relâchée comme des deux mains du bord d’un navire négrier ou chavirant la même histoire, répétant inlassablement son exact contraire ou essayant de comprendre comme la vie a pu finir passé ses grilles, hutte dans la montagne, dominion isolée d’une tentative de conciliation ou d’échappatoire, l’exil au débarcadère d’Ellis Island, rochers naufrageurs des contrebandiers soi même marchandise en fraude, repartir le cœur léger et sans passeport. La phrase est désormais maison s’y arrêter est in envisageable et on se contorsionne.

la clairière

L’éclaircissement. Face à l’assaillement une seule clairière, la lame ou le pinceau, ni scribe ni  sculpteur ni samurai poursuivant l’image sur les lianes sont-elles les lianes même, fibre de chanvre torsadé lui même se composant en une seule forme se pose partout où il n’y a pas d’accroche. Il n’y a pas de fin à cette errance qui  se surajoute plutôt que se retranche. Une précision, d’où il est situé, offre un point de vue libérée, qui, le poème, la voix, l’emmêlement démêlé, va de la chèvre qui bêle à l’humide tendrement étrange des mousses. Tout cela semble si vif dans le silence.

encre LS
encre LS

septembre peut être

Un bouquet de fleurs fraichement cueillies, la viande qui fleurait bon le poisson trempe dans son jus. La radio suinte la mezzosoprane chante en français, Massenet peut être. On est loin de la rizière et des massacres de septembre la frise de pierre rejoue l’histoire à l’ombre du seul arbre, dehors le mur n’est qu’une végétation d’encre.

Le Papa du perroquet

La pluie se charge de la terre humide le solide reçoit mes pas comme une chique qui gicle et les oiseaux à croupeton préfèrent s’envoler plutôt que bêtement méditer. Il y a comme une ceinture de son dans les feuillages. On entend l’enclos d’une musique, la protestation des arbrisseaux, furets ou insectes difficile de distinguer, une tapisserie sourde, la pêche à la rivière,  une bêche au jardin. Ce seront bananes et patates douces. il faut que le jardinier se repose. Impossible d’émettre un son bien à soi, le compteur grésille, c’est la polyphonie des bruits dans la bouche et les mouches étirent la langue hors de soi, une tape dans le dos mime le cri du perroquet.

Après un texte de Serge Marcel Roche sur  chemintournant

under the spotlights

A voir ses yeux, Elle n’est pas une fiction. je la vois me fixer comme une fournaise, un four, un petit four, sur le pallier du volcan, ça chauffe. Le pain d’épice dont on fait les fantasmes, la voir m’échauffe les sangs, pudique sous un faux air de biche tueuse, elle est l’anaconda étouffeuse de victimes, affuté le fond de l’œil, joueuse de basson elle n’aime pas le violon.  Une fiction n’a pas d’yeux et puis notre rencontre n’a pas encore eu lieu, raconter au conditionnel, faire comme si .. j’entends dire que cet histoire d’yeux est de la plus grande hypocrisie, j’en entend qui pouffent, me disent qu’on ne les voit pas ses yeux, on les devine à peine, j’avoue que je suis estomaqué, what ! …  , que l’on puisse penser ça alors que tout en elle est yeux, oui ces cuisse, jarretières, sa crinière de cheval et tout le tralala tout n’est qu’yeux .

J’écris en blanc sur le noir de la feuille je couronne la corole de ma reine je la sacre.

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Or même son pull en est plein , sa double carnation, son bisou en douce amande, l’embroussaillement fatal de la savane sur sa peau, son haut vous voulez dire, n’allez pas croire qu’elle est poilue, qu’elle soit un monstre une sorte de sainte Nitouche, Nenni, n’en croyez rien mon ange s’habille du limon de la Terre s’embrase de lave succombe dans les typhon est un thermodactyle, je patauge sans respirer je souffle à pleine voix l’alerte du coquillage de ses cheveux, on y entend la mer, l’odeur tellement sexuelle des vagues et le carnaval tropical, la calme assurance des iliennes. Je l’ai rencontré à la Barbade dans l’ombre d’une demeure très coloniale, la chaleur étouffante on est allé prendre un thé à l’angle oblique très appuyé de ses paupières,  le plus infime repli de chair à vif nous est comme un Gauguin ne dirait on pas un bain  les abris geysers à l’ombre des sourcils comme des dents à fleur carnivore la langue passe repasse mais douce effilée et pimentée, les retombées sont fauves alors cette sensation de calme de glissade sauve dans la sérénité, j’écume mon nez hume ses seins replets moi bien calé et alors dégrafer son corps sage comme on joue du trombone un air de fête et coloré, sombre dans la Java.

Ses couleurs diraient elles autre chose que que ses yeux ? Ces yeux mentiraient ils, je me suis aller à questionner son corps ne cédant aucun pouce de la plantureuse victuaille, volupté sous les spotlights.

(c) Kerry james Marshall