Hasard

et si le hasard                                  s’il distingue quand semble différer ou bifurquer ou séparer espérait célébrer                                  quand les désarrois de la rétine se mettent  à courir mouches sur                                           la peau

inouï radical

On fonce dans le brouillard dans la vie comme dans l’écriture. Radical et essentiel. c’est croire à la possibilité du renouveau croire à la page vierge de l’inouï radical. Retracer les chemins dans les mots, et avancer. Repousser les limites, constamment, pour se prouver qu’on est en vie . © Yzabel _Butterlin

Repos l’Hélène

immigrating on a floating cabin on lake Michigan geee! I love Lake Michigan ! c’est pollué dis-je – moi aussi dit-elle – se repollenisant (couche de mastic sur la face et rimmel on top) — silence—- révélateur —- chambre noire et rideaux tirés sur le corps à corps phantasmagoricosexuel diurne — ah oui c’est bienLire la suite « Repos l’Hélène »

l’accusé acquitte

Est-ce vrai de l’autre coté de la frontière les gens sont sans ressources, sont toujours plus nombreux  les trottoirs et l’âpreté et le recours au sang, est-ce vrai dans le vomi l’alcool répond au froid et la plupart se blottissent dans le non sens,  ils réapprennent le rire comme une violence épaisse – Est-ce vraiLire la suite « l’accusé acquitte »

traversant

bleu                    toute d’une élancée bleue les silences en parlent mieux que les nuances un seul mot d’une seule masse         pesante se suffit à tout du long un trait aspire l’espace à soi comme une absence de la couleur ligne pour prolonger l’épure un temps identique les relie et la brise simule la simultanéité c’est coteLire la suite « traversant »

vers s’aillent brandir

Les grands livres et la bonne façon d’écrire, qu’est-ce ? Le français cette vieille langue en fait si récente, de cour, le suzerain, astre commandait au langage, requérait des bouches qui proféraient un style, une parole délimitée qui ornait, une « beauté » qui soit avant tout un acquiescement, alors les  malins et les mutins préféraient laLire la suite « vers s’aillent brandir »

l’arbre

un bûche     un arbre est tombé j’en ai scié une longue branche une déchirure a enclin à l’horizontal dans une suite de verticales mais  éparpillé au sol l’ombre effeuillette un humus suscite une effervescence c’est un vaisseau sur lequel je marche en équilibre et le vent ne tangue pas et assis je parle le soirLire la suite « l’arbre »