Pas de page à mon carnet l’écriture volatile le cuir renfermant l’attention je pourrai décrire la jetée me jeter à l’eau sale suivre à la nage ce pétrolier Ce bois blanc lui faire des oreilles un nez l’agiter devant la préfecture il reste ton visage mon pied shoote dans cette bouteille videLire la suite « Laps entre temps »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
Chanvre et lin
Indéfiniment Féminine amplement à la date de l’avent la masse jonche odeurs d’irruption féeries biscornues si dans la mare le poisson la taille d’une bicoque elliptique narcotique l’ambivalent placenta nonchalant morcelé musculature chaloupée d’une épée trempée
Morsures de la muses
debout nu dans l’aube d’une eau sillonné des morsures de la muse féminine la masse d’odeur musculature
Entre les gouttes
Ensuite comme avant les gouttes de pluie la jeunesse de la lumière à grands coups de pinceau est plutôt blanche Gonflée d’eau saturée La montagne des pins penche une ondulation lucide pointe le filtre de l’enveloppe verte Sans limite le monde une perle une marelle à cloche pied aveuglante déchirante main posée reposée vacilleLire la suite « Entre les gouttes »
et creuser un trou
Il faut rechercher ce point d’embrayage où la journée cesse d’être la journée pour se recoller, au temps, plus ambigu, enjambant ce qui semblait en collectant les secondes un peu répétitif et sans marque propre, se confondant en ligne indistincte et est plutôt morose. Aboyer, geindre, se mettre à hurler, miauler, se jeter du toitLire la suite « et creuser un trou »
Portrait de l’endormie
C est une naufrage entre les briques les jumelles permettent de sangler les vides le rouge à lèvre est peut être dans les creux X Je baille l’eau maintient le naufragé D Semble refermer le sable cap au piment il fait nuit dans le gris deux baguettes abouchent la crevette G Une feinte entre lesLire la suite « Portrait de l’endormie »
Muette sur la lettre
Passé de l’autre coté de la barre poudreuse de rouge le chemin d’ocre ou le pole aussi haut qu’il semble possible avant de tomber La pluie et la brume ça et là des amas de matière brumes noirs coulées blanches ces accès du monde où l’écriture transpire des laves épargnées Ce sont des iles l’ordinaire deLire la suite « Muette sur la lettre »
Alangui
Dans la grande pièce la baie vitrée ouvre sur un espace, un espace tout blanc ou clairvoyant, que je sois dehors ou dedans, mais si j’étais un chat je ne décrirai pas mieux ce bonheur d’être alangui. Perché sur le haut de l’armoire, le maitre de maison rentre ou une araignée passe, dont le trajetLire la suite « Alangui »
On a vu la cime
Cela résume le jour, un éclaboussement d’oiseau sans qu’il neige Du haut de l’arbre comme une forme de conciliabule bien sûr des Dieux ou des génies ou la Lumière on parle encore de la conférence des oiseaux. Pour arriver jusque là il a fallu être les troncs être les branches les mousses et les écorcesLire la suite « On a vu la cime »
Madiba
La marée sud-Africaine ratisse les plages de la modernité. l’heure n’est plus aux bidonvilles ni aux meurtres de race, où l’est elle ? L’est elle car la vie devient, c’est de là qu’elle provient et inlassablement y va, comme la marée. Une vie entre des barres, j’ai lu les carnets, mentalement fait feu de toutLire la suite « Madiba »