Charbon

La vie incise   ce n’est pas une musique mais un déchainement musculaire       une entaille pour se dégager de la pression          fuir vers l’horizon creuser un trou        à l’écart de la pluie  quelques arbres y poussent    coques de noix qui s’ouvrent vie de l’homme                                   La marque du temps se voit dans l’effroiLire la suite « Charbon »

mordre c’est

la phrase le python L’allure est impériale, avançant comme au rythme des claquements de mâchoire et l’endormissement qui la jappe. Dire se conforme à l’équivalence des éléments mis en perspective qui rassemblent, faste mouvant. Prend l’allure d’un grand python qui déroule, les os ou osselets coulent comme dans l’eau. A-t’on déjà vu une locution s’éleverLire la suite « mordre c’est »

Le Papa du perroquet

La pluie se charge de la terre humide le solide reçoit mes pas comme une chique qui gicle et les oiseaux à croupeton préfèrent s’envoler plutôt que bêtement méditer. Il y a comme une ceinture de son dans les feuillages. On entend l’enclos d’une musique, la protestation des arbrisseaux, furets ou insectes difficile de distinguer, uneLire la suite « Le Papa du perroquet »

Volupté sous les spotlights

A voir ses yeux, Elle n’est pas une fiction. je la vois me fixer comme une fournaise, un four, un petit four, sur le pallier du volcan, tout de feu, tour de chauffe. Coté sucré Le pain d’épice dont on fait les fantasmes, confiture de groseille sous un faux air de biche tueuse, coté saléLire la suite « Volupté sous les spotlights »

Pour que le fond obscur cède sa lumière

Dans mon enfance j’étais souvent caché derrière la grosse armoire de livres acte prémédité poème oblitéré on me trouvait à lire dans le parc où sous les branches de l’arbre plus tard ce fut dans les trains comme soumettant les lieux à la percée et en fuite dans les halls j’aimais faire croire que j’étaisLire la suite « Pour que le fond obscur cède sa lumière »

un haïku en quelque sorte belle Hélène et pêche melba

La lectrice elle se demande elle fronce son visage fronce le blanc titane tout autour lui aussi fronce faire une barricade d’abord on n’y perçoit pas de phrases mais de grandes planches presque une estrade de là elle peut déclamer en silence défricher dessiner entre les lignes apposer des mots en recouvrir d’autres de sonLire la suite « un haïku en quelque sorte belle Hélène et pêche melba »

L’histoire, rien ne ment.

Comment peindre ce qui est indubitablement est, un portrait, fidèle avec ses envolées, dans cette série il y a le mystère qui indubitablement est. Des aplats, d’abord un regard, puis une surface, avec scratch ou aspérités, l’halène et l’aspic c’est un voyage de légende dans la toile. Le sable recourt le noir mais toute l’histoireLire la suite « L’histoire, rien ne ment. »

Il faut que je ressuscite

Il faut que je ressuscite est me semble être le surnom de la fleur du voile il suffit de cette danse suspendue danse qui a lieu dans le temps ligne si fragile comme une ondulation la matière appelant l’onde de la matière formant un enroulement de lèvres imperceptible volute improbable pulsion impulsion ce qui seraitLire la suite « Il faut que je ressuscite »