Il faut que je ressuscite

Il faut que je ressuscite
est
me semble être
le surnom de la fleur

du voile
il suffit de cette danse
suspendue
danse qui a lieu dans le temps

ligne si fragile
comme une ondulation
la matière
appelant l’onde de la matière
formant un enroulement
de lèvres

imperceptible volute
improbable
pulsion impulsion ce qui serait
répulsion
sans l’envolée

précisément
de son murmure sirène
un bref espace
est de mouvement
qui dors se réveille
s’endort
des mots enfin définitifs
le chant est envoutant

Le vent séduit porte
le pollen
le  mystère de la corole
évanescence
renaissance
un voile un fichu de soie
une ligne sans consistance

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l’appel beugle

Mais la fleur

retient la buée au bord du jour

buée qu’elle boit

faire gonfler les rayons du soleil

 

pureté des blancs

au vent

lavé par les pluies

eaux

ne sont pas eau

luisent

 

Respirer

étoffer en soi les fils engorgés

joie

tige escalator qui monte au plus haut

jour

s’amoncelle en bris d’éclat

l’astre

dans son sourire le balancement

vent

le parfum entêtant quand je meurs

tâche

l’obstination des trajets de vert

 

Toi que picore la corole au soleil

brille

chante la venue sur le bord de l’appel

grille

sur la chaleur de l’orange brisée

 

Oh la fleur qu’un souffle peut éteindre

mais la fleur ranime

l’amour de la terre pour la douceur

dérive dans les ondes

Tête de Taureau, Cnossos
Tête de Taureau, Cnossos

 

Le désir est une glaise

étoile

souffle

caresse d’air

force à durcir

carapace d’or

provoque la pluie

amante d’une attention

mon envie

s’engouffre

fleur

sans s’éteindre

s’engouffre

sans t’atteindre

met le feu

dans l’air

afin d’y voir dan le noir

 

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