Une peau

Une main soumise dans la catastrophe des doigts sont enclins à penser, douce villégiature, courbe longitudinale, les neiges repartent dans une rasade longue, saccade de l’air secoue la chevelure, l’onde est défaite et tremble dans le toucher à la peau, revenant à Toi, la courbe des saillies s’ombre. La peau souffreteuse s’est tue, irradiations des sueurs sur les pores, comme une luge. Peu à peu, comme une ville soudainement élucidée, s’incarnent tous les points de nos affections, on est étonné des tremblements, ce corps sous l’œil et les doigts savants courent sur la nuque, d’un lait plus blanc qu’une rage joyeuse, fondre, voir, jaillir, étouffer le fracas de l’épiderme, se souvenir d’un blanc ondulant, sentir l’octave du sexe plus doux encore que la laque d’un rose appelant la navigation, doigt sur sa source, souvenue par les bords, dans le bain vert, le noir vient se perdre, la nacre s’emballe et convulsive, sur la bouche, rayonne l’attention d’un mont fier.

C’est l’honorer d’un pli poli, tige pressant sur les boutons prévenants du cerisier, de cognassier s’étoffant de la touffe de la lune.

cherry blossom (c) Masao Yamamoto
cherry blossom (c) Masao Yamamoto

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