cubanos xoriak

en una etxe en

©L S, etxe, 2003

Euskal Herria

©L S, Euskal Herri, 2003

en los arboles argentinos

© L S, 2007

son

© L S, xoriak, 2004

cubanos xoriak


et aussi « erre « 

le revers de l’envers ,

azotanarcosis !

ne jamais oublie l’amertume , c’est l’envers du songe de l’endroit , bien que je sois gaucher mais alors l’argent in A en mettant un o mirait comme en la pampa un gant ,
is it not ? compañero indiano

comme une lettre

je ne comprends pas bien ce que tu dis,
oui des fois ça se passe ailleurs , je ne sais pas ,
des fois les gens nous apprécie pour des choses que l’on voudrait plus grandes, d’une autre stature, mais peut être ont elles raison ,
quelque fois , les gens se passionnent pour des choses sans intérêt , il faudrait que j’opine et que je dise bravo à un tas de merde , de choses comme de la pisse d’âne, sensées apporter un bonheur hypnotique , pouaf rire , pleurer , j’voudrais presque faire demi tour , claquer la porte , non même pas le jus , simplement plus envie , je suis pas là c’est tout et je reste avec ce qui au fond m’intéresse , des livres me réveillent, des musiques me lèvent l’ancre, parce que là je suis sûr , un point d’ancrage fort, indubitable , là je sais que j’y suis, là y’a quelquechose à faire , je m’entends, pour moi , c’est ma crique et mon vieux raffiot à flot donne du mou;
Un tas de truc comme ça, des retours et détours qui me rendent ivre, moi je me sens fatigué et un tas la passion bourdonne , je la sens au hasard des vents , quand à la brise , n’importe quel moment , après un long moment d’attente, de vide soutenu comme dans cette nouvelle de Conrad, et du dessous si ça se trouve redémarre l’envie d’y être, ondule et les yeux en amandes comme on y croyait plus et c’est jamais ce qu’on croyait , inattendu même si on n’a fait … qu’attendre, raté da,ns la retenue le moment d’aborder, restent des tas de voyages à faire, de bouffes, celles, les nanas je parle, que j’ai désiré comme un nuage beau et étiole du désir , étoile si tu veux , le long flou du désir, en bref , tout ça et c’est si loin , si loin de ce que tu me propose et pourtant ;
ça qui me fait rêver, me donne l’envie ,
et puis la vrai peinture, la lecture les pépites, et puis peut être y arriver, peindre comme ce qui étincelle, qui sait , alors même si la profession ne jure que par untel et untel ,
quoi,
bof ,
et tous ces gens qui se poussent …
ok je suis mauvais, pas la peine de jeter un coup d’oeil sur le passant , moi qui passe, des clous pas de pépètes, et puis l’euphorie de rencontrer le voisin , euphonie, oui peut être,
tu crois? continuer le parcours sur le damier ou peut être suis arrêté quelque part dans le jeu de l’oie et il faut que je reparte , sans doute , un excès de fatigue , peut être faut il du temps pour accumuler des forces , voir clair et retrouver l’envie de repartir , vers l’autre qui comme moi , voit son intérêt ailleurs ,
sans doute est ce cela …

© L S 2006

heureux qui comme …

je reviens de lire ce poème d’ariaga , sans concession, magnifique de vérité, un peu désespéré, comme une errance, je retiens ces mots qui nous rappelle à notre condition et en même temps interrogent , car en effet la question de la beauté, du désir et donc de l’humain, est posé ;
La beauté, le large horizon, ce dit de devenir en désir, pour moi comme une voile aux vents dispensateurs, rappel que les muscle tendus du marin peuvent s’attendre à l’orage, à la tempête, qui, Poséidon, balayera le monde de la puissance, donnera au mot dévastation son sens fatal, retournera la beauté dans un réalisme implacable ,
mais cette dureté et la nécessité de continuer ne créent t’elles pas la nécessité aussi de la beauté; la coque renversée peut bien montrer l’immondice, l’envers ramènera l’esprit à l’éblouissement, magnifié par le blanc la voile, le trait de l’homme tracé dans l’avenir égale une dorure à l’or des Dieux;

n’est elle pas une partie de l’humain ,
même si le monde devait démentir ,

mais le peut il ?

Le monde en temps que monde n’existe t’il pas que pour nos yeux, n’est il pas une construction, une question de regard ? et s’il existe n’est il pas double , divers , au même titre que l’homme qui s’y immiscant , le crée, et si parfois notre regard prouve la beauté ,alors la beauté , aussi existe , dans tous les recoins du réel ; même les plus durs et difficile à cerner ,

(je lis J Berger et je m’en convainc) ,
mais il faut savoir la prendre à bras le corps et ne pas faire mentir, tout au moins se mentir, l’angélisme représentation de la résistance de l’homme n’est pas la beauté,

Pays réel débusqué,

sens profond de ce qui est, beauté dans sa vérité, les choses se révèle pour soi, encore que la notion de soi nous empoisonne, l’Orient comme le dit Coomaraswami , (de la transformation de la nature en art) et l’occident d’avant, ne s’y arrête pas, le dépasse, mais moi qui ne suis plus sûr de rien , qui n’est que mes yeux pour espérer, ce qui quelque part est voir, cherche des preuves du monde dans le geste , la vision et le fort intérieur,

m’assoir en forêt, au bord du ruisseau, y voir tout ce qui pourrit et lumière de ce qui, en paradoxe brille , or qui se déverse en moi et me rassure… ainsi commencent certaines des nouvelles de B. Axtaga , ou l’oiseau s’en va découvrir le monde et se trouve face à l’irréconciliable quelque part , dans cette vallée d’Obaba, au dessus, dans cette ile au dessus des montagne, dans la langue, se déroule en rêve, le dialogue fondateur, inquiet de la chaine qui permet le monde, cette nouvelle sur le plagiat ouvre les volets de l’etxe sur une vallée partagée , accessible;

mais pasteur, revenons à nos moutons,
expérience personnelle ou plus universelle , l’homme se retourne de l’envers à l’endroit et ne pense l’un sans l’autre , le monde ne lui permet pas,

et Erri de Luca dit « je connais la fatigue et le supplément d’effort qui l’efface »

je laisserai bien parler Erri , car ce qu’il dit résume ce que je voudrais dire et il faut laisser parler l’ancien , le porteur de ride , le relayeur de ce qui précède;

droit dans les yeux , le réel , j’ai l’impression m’affronte, me dit non tu en fais partie , ( vous en êtes un autre ) plante tes pieds sur la roche , retourne la coque et voit le monde quand il pourrit , laisse les traces parler de l’invisible au jeu du temps , et voit et rêve et ouvre les volets clos;

souffre de ces coups de fer qui limite les envolées, te ramène à la grille et lumière de l’oeil perfuse, t’enjoint malgré tout de ne pas oublier,
il faut parfois aller au fond des choses et s’en revenir , content d’avoir au moins compri que la question ne se posait pas , et de là …. ( comme dit le vieux poème …) ou autrement , se poser rassuré sur le banc aux vieux hochements de tête, rythmes , du jeune broussailleux aux pieds que la terre chaude par le voyage a corné,

se presser au chant , balance des deux revers

insatiables retours d’une beauté, l’illumination aveuglante cède rassurée , le bien-être restauré.

© L S, 2004

cf. John Berger, d’ici là , ed de l’olivier (entre autre)
Bernardo Axtaga , deux frères, Obabakoak, le fils de l’accordéonniste, ed. Ch. Bourgois
A. Coomaraswami, de la transformation de la nature en art, ed. l’age d’homme
Erri de luca, fragments, la pensée de midi N°5/6 littératures (et toute son oeuvre)

…et en guest star Voltaire et Candide, J du Bellay, Amadou Hampate Bâ, Homère, Bruce Chatwin, Georges Brassens, Michel Déon , les poneys sauvages pour le passage d’or de l’Ariel, et tous les autres habitants de ma bibliothèque qui de près ou de loin sont présent.

heureux qui comme …

je reviens de lire ce poème d’ariaga , sans concession, magnifique de vérité, un peu désespéré, comme une errance, je retiens ces mots qui nous rappelle à notre condition et en même temps interrogent , car en effet la question de la beauté, du désir et donc de l’humain, est posé ;
La beauté, le large horizon, ce dit de devenir en désir, pour moi comme une voile aux vents dispensateurs, rappel que les muscle tendus du marin peuvent s’attendre à l’orage, à la tempête, qui, Poséidon, balayera le monde de la puissance, donnera au mot dévastation son sens fatal, retournera la beauté dans un réalisme implacable ,
mais cette dureté et la nécessité de continuer ne créent t’elles pas la nécessité aussi de la beauté; la coque renversée peut bien montrer l’immondice, l’envers ramènera l’esprit à l’éblouissement, magnifié par le blanc la voile, le trait de l’homme tracé dans l’avenir égale une dorure à l’or des Dieux;

n’est elle pas une partie de l’humain ,
même si le monde devait démentir ,

mais le peut il ?

Le monde en temps que monde n’existe t’il pas que pour nos yeux, n’est il pas une construction, une question de regard ? et s’il existe n’est il pas double , divers , au même titre que l’homme qui s’y immiscant , le crée, et si parfois notre regard prouve la beauté ,alors la beauté , aussi existe , dans tous les recoins du réel ; même les plus durs et difficile à cerner ,

(je lis J Berger et je m’en convainc) ,
mais il faut savoir la prendre à bras le corps et ne pas faire mentir, tout au moins se mentir, l’angélisme représentation de la résistance de l’homme n’est pas la beauté,

Pays réel débusqué,

sens profond de ce qui est, beauté dans sa vérité, les choses se révèle pour soi, encore que la notion de soi nous empoisonne, l’Orient comme le dit Coomaraswami , (de la transformation de la nature en art) et l’occident d’avant, ne s’y arrête pas, le dépasse, mais moi qui ne suis plus sûr de rien , qui n’est que mes yeux pour espérer, ce qui quelque part est voir, cherche des preuves du monde dans le geste , la vision et le fort intérieur,

m’assoir en forêt, au bord du ruisseau, y voir tout ce qui pourrit et lumière de ce qui, en paradoxe brille , or qui se déverse en moi et me rassure… ainsi commencent certaines des nouvelles de B. Axtaga , ou l’oiseau s’en va découvrir le monde et se trouve face à l’irréconciliable quelque part , dans cette vallée d’Obaba, au dessus, dans cette ile au dessus des montagne, dans la langue, se déroule en rêve, le dialogue fondateur, inquiet de la chaine qui permet le monde, cette nouvelle sur le plagiat ouvre les volets de l’etxe sur une vallée partagée , accessible;

mais pasteur, revenons à nos moutons,
expérience personnelle ou plus universelle , l’homme se retourne de l’envers à l’endroit et ne pense l’un sans l’autre , le monde ne lui permet pas,

et Erri de Luca dit « je connais la fatigue et le supplément d’effort qui l’efface »

je laisserai bien parler Erri , car ce qu’il dit résume ce que je voudrais dire et il faut laisser parler l’ancien , le porteur de ride , le relayeur de ce qui précède;

droit dans les yeux , le réel , j’ai l’impression m’affronte, me dit non tu en fais partie , ( vous en êtes un autre ) plante tes pieds sur la roche , retourne la coque et voit le monde quand il pourrit , laisse les traces parler de l’invisible au jeu du temps , et voit et rêve et ouvre les volets clos;

souffre de ces coups de fer qui limite les envolées, te ramène à la grille et lumière de l’oeil perfuse, t’enjoint malgré tout de ne pas oublier,
il faut parfois aller au fond des choses et s’en revenir , content d’avoir au moins compri que la question ne se posait pas , et de là …. ( comme dit le vieux poème …) ou autrement , se poser rassuré sur le banc aux vieux hochements de tête, rythmes , du jeune broussailleux aux pieds que la terre chaude par le voyage a corné,

se presser au chant , balance des deux revers

insatiables retours d’une beauté, l’illumination aveuglante cède rassurée , le bien-être restauré.

© L S, 2004

cf. John Berger, d’ici là , ed de l’olivier (entre autre)
Bernardo Axtaga , deux frères, Obabakoak, le fils de l’accordéonniste, ed. Ch. Bourgois
A. Coomaraswami, de la transformation de la nature en art, ed. l’age d’homme
Erri de luca, fragments, la pensée de midi N°5/6 littératures (et toute son oeuvre)

…et en guest star Voltaire et Candide, J du Bellay, Amadou Hampate Bâ, Homère, Bruce Chatwin, Georges Brassens, Michel Déon , les poneys sauvages pour le passage d’or de l’Ariel, et tous les autres habitants de ma bibliothèque qui de près ou de loin sont présent.

Un cri de paix

Tu ouvres ce soir des yeux merveilleux
Tu regardes les hommes, la terre, la vie
Tu as des yeux sur tout le corps
Ta bouche regarde, tes poumons aussi
Tes mains ouvrent cinq paires d’yeux
Ton ventre ton sexe tes pieds
Par la la vue prennent possession
De l’écorce somptueuse du monde

Ton destin regarde. Tu veux tout voir
Tu veux être pierre avec les pierres
Arbre avec les arbres
Rossignol avec les rossignols
Humains avec tous les humains.

(…)
© René Depestre, rage de vivre, seghers

© L S, 2001

Un cri de paix

Tu ouvres ce soir des yeux merveilleux
Tu regardes les hommes, la terre, la vie
Tu as des yeux sur tout le corps
Ta bouche regarde, tes poumons aussi
Tes mains ouvrent cinq paires d’yeux
Ton ventre ton sexe tes pieds
Par la la vue prennent possession
De l’écorce somptueuse du monde

Ton destin regarde. Tu veux tout voir
Tu veux être pierre avec les pierres
Arbre avec les arbres
Rossignol avec les rossignols
Humains avec tous les humains.

(…)
© René Depestre, rage de vivre, seghers

© L S, 2001

suling

Jasmin en vol papillon, seul de tige en belles ailes le bariocolore étire les mailles en soubresauts triade sa mature calligraphique comme une offrande, frèle prière et clair ajour la lune au petit matin renvoit la matitée à la nuit opalescence noctambule matiné le maté entre etherenvol surenchère cap pointue meurt blème syrinx  les couleurs circumvolent en volutes bleues collation argentine  les tranchestringle appellent les méridiannes opacité ou  hémisphère à l’aune de l’évanouiescence de l’air , balantremblement végétal et feutiraillement de la terre montagne si proche , envoutement cosmodiluvien l’océan danger heureux de la mer , tresses graminées sur les cactées gémissent,

© L S, 2004

ce mariage entre des sons karmadialogues rapprochent incessamment les flutes des traits filés en une philosophie imperceptible mais qui m’engloutit .

faire ailleurs

« Gascons, nous sommes restés batailleurs, mais non des engagés. Si les capitaines Manciet ont fait merveilles lors de nos guerres de religion, ce n’était pas par conviction religieuse, mais pour le plaisir de la « belle guerre » . Jamais notre langue gasconne ne fut aussi musclée qu’au temps de Montluc, du Bartas, puis de Guillaume Ader. Je suis écrivain occitan pour le plaisir de ferrailler encore. Je pille les anciens et les modernes, je cambriole les tiroirs des poètes arabes ou anglo-saxons, je vole le peu qu’on peut voler aux grands penseurs, je taille dans l’ancien testament, où le gascon peut s’en donner à cœur joie.
(…) j’ouvre grand les portes à tous les écrivains occitans qui ont du sang dans les veines, et non de la phraséologie, en éliminant sans pitié ce qui gémit, soupire, pleurniche, ondule.  »

© Bernard Manciet ( Entre Gascogne et Provence, itinéraire en langue d’Oc; Jean luc Pouliquen,)

© L S, Quixote, 2005

no comment , en effet ! si ce n’est que ferrailler rime avec ripailler et non avec empailler comme d’aucun semblent le croire