bée pour un paysage

je pense à ces fragiles montures de paille à ces figures tressées d’herbe ces signes de l’impermanence et de la fragilité tu y rappelles constamment consciente que rien ne dure que le bonheur n’est jamais sûr et que broie le destin sur nous la tristesse et le monde comme des grappes trop lourdes à porterLire la suite « bée pour un paysage »

quand il eut fallut saturer

Mandala sur la butte arrivé à ce contournement en sandale je semble parler vite et à qui cette adresse si ce n’est à toi de toujours le feu cherchant l’arbre qui le nourrit une sève qui ne pleure pas mais surgit dans l’élévation pourquoi suis je ici dans ce lieu si éloigné ? pourquoi teLire la suite « quand il eut fallut saturer »

des premiers mots nait

Jute sur les genoux et tous les jours entre deux broussailles les nuages permettent de voir un peu plus clair épaississant la lumière qui sinon aveugle réduisant tout le visible à l’espace, l’aveuglement qui n’est plus clarté, l’essentiel cache et rien ne demeure à moins de s’y fondre De l’obscurité arrivé au pied d’un désertLire la suite « des premiers mots nait »

à pied

S’il fut me voila revenu à ma bonne vieille habitude d’écrire un peu de jute sur les genoux et tous les jours entre deux nuages baille un peu de l’obscurité me dictant quelques mots, mots du hasard, témoins de la nécessité de la saison, mots de la pensée aussi vigilante qu’une nef, elle aussi journalièreLire la suite « à pied »

si ce n’est rien de dire

jour sombre d’avant le soleil les picotements de l’espoir les jours d’avant sans gémir   je sais que de trancher ce qui me fut vie fut la conséquence de ma vie   l’air ouvert de la maison ton sourire d’amante tes joues nègres resplendissent sans que je sois là pour rendre à ton sourire monLire la suite « si ce n’est rien de dire »