bée pour un paysage

je pense à ces fragiles montures de paille à ces figures tressées d’herbe ces signes de l’impermanence et de la fragilité

tu y rappelles constamment consciente que rien ne dure que le bonheur n’est jamais sûr et que broie le destin

sur nous la tristesse et le monde comme des grappes trop lourdes à porter j’en fus submergé pendant que toi tu y vis la confirmation

les anges en terre cuite et les ailes de papiers n’ont rien pu faire ni les céramiques les peintures de toujours et les alliances

pas d’embarcation à basculer il a fallu continuer seules lumières à trouer le néant mes anges et les galets

je me vois incessant cherchant la poussière devançant l’heure et ne trouvant rien de toi

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2 réflexions sur « bée pour un paysage »

  1.  » Je me vois incessant cherchant la poussière devançant l’heure et ne trouvant personne »
    Comme c’est romantique et bouleversant !

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