à pied

S’il fut me voila revenu à ma bonne vieille habitude d’écrire un peu de jute sur les genoux et tous les jours entre deux nuages baille un peu de l’obscurité me dictant quelques mots, mots du hasard, témoins de la nécessité de la saison, mots de la pensée aussi vigilante qu’une nef, elle aussi journalière se construit des blocs et des abondances, à la dictée il faut la contradiction et disant non de la tête refuser et la raison et l’enchainement de mes sens poursuivre : c’est comme cela que cela s’écrit, et non le mot échappé laisser la proposition se dérouler sans qu’il ne soit récit ni qu’il se laisse opposer en succession d’une phrase ou chaque terme nuit a la fermeté de l’intention, comme arrivé au pied d’un désert où se profile la ville d’un sommeil de frisson fermée sur ses rempart et refusant de s’ouvrir à la gelée de la nuit, dénouer la conviction à la façon d’un sentier où meurt le chant une ambivalence chancelle quand tracer les traits des failles de l’esprit, peut il tout concevoir et est on sur de rien maitriser à la merci d’un souffle contradictoire l’édifice fut un mensonge ou une apparence de voile pudiquement retourné à la vérité qui n’est jamais sure, comme tu le dis mon Amour la vie se charge de nous démentir et pourquoi résister l’opposition des anges n’est que de paille mais au moins basse-taille fut ce le doute et un fil relier ce qu’entre les pierres j’ai bien vu les jambes archer de la toison et sans pont écrouler les saveurs de la chair dans ce défilé de ses nuits mon esprit effrité s’applique à ne pas la perdre de vue au chant l’effilement mais l’ombre des grands cèdre s’est abattue mais inquiète non plus des vides qui furent et par là où s’infiltre un vent jaloux des fous panier sèche la rose sables dorent l’absolution de deux corps qui comme le dit y ont consenti l’abscons des retours le cercle unis au fils droits boucles les issues du fil qui se tend flèche dans un sens plus forte que le choix d’une couleur, le trajet, elle me parlerait de transport, de poésie et moi de cahots je reviendrai au fil de laine qui traverse ma couverture et comparable à la douceur organique de la nuit quand elle tombe et rassuré non de la lueur mais de l’amplitude de mon mon réveil parvient à être un mot les stases à la pliure du soir quand rien ne fuit de plus superficiel qu’il ne semble certain et que l’inquiétude s’évapore dans la certitude rien n’a plus d’importance et la dissolution s’effectue

l’aise m’étend à l’anse de la nuit pour que je boive comme à bombance du soleil comme un drap nu s’offre au mousses tombées des nids et  duvets  que l’aube dans sa candeur dire qu’oser s’il fut dans cette insolence sied

de ma vie et d’un dessin de Raffi Kaiser, esquisse et attente

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